LA VIDÉO DE LA SEMAINE


 

 

 

 







 

Samedi 25 février 2012 6 25 /02 /Fév /2012 10:25

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Freeds, une signification particulière ?

"Freeds" signifie en français "affranchis", cela n'a pas une réelle signification mais cela reste un nom qui nous semble simple, efficace, et dont la symbolique reste ouverte : Cela pourrait suggérer un désir "d'affranchissement" de la musique que l'on entend beaucoup, et ça peut donner un petit côté rebel aussi !

 

Racontez nous un peu l'histoire du groupe. 

Le projet est né en février 2011, j'ai (Etienne, Guitare/Chant) rencontré Léo (Guitare) à une soirée d'amis commun, nous avons discuté : Je sortais d'un autre projet musical qui avait plus ou moins coulé, nous avons donc décidé de monter un groupe. Arthur (Batterie) s'est rapidement joint au projet, puis Mélia (Basse, Clavier, Choeurs), en avril le groupe était au complet. Nous avons joué pour la première fois lors de la fête de la musique, et avons enchaîné plusieurs dates sur Lyon depuis. Nous avons sorti un EP deux titres en novembre. Et l'histoire continue doucement.


Vous êtes jeunes, comment arrivez-vous à combiner études et musique ?

Combiner musique et études n'est pas facile. Aucun d'entre nous n'a décidé de lâcher un travail régulier au lycée au profit de la musique. Cela demande donc beaucoup d'organisation et souvent, on galère. C'est un peu le prix à payer actuellement.


Vos proches vous soutiennent-ils?

Oui ! Nous sommes énormément soutenus par nos parents et notre famille. Nous recevons beaucoup d'aide de leur part, sans laquelle, tout serait plus difficile.


Vous avez enregistré quelques titres il n'y a pas longtemps, comment pouvons nous les écouter ?

Nous avons enregistré deux nouvelles chansons en studio, elles sortiront séparément, nous les mettrons en ligne sur notre page facebook et myspace l'une après l'autre entre février et mars. Notre EP est déjà en écoute gratuite sur ces pages.


Sinon parlons un peu du live, quel a été votre premier concert et quels souvenirs en gardez-vous?

Notre premier concert en tant que groupe fut à l'occasion de la fête de la musique et ce fut une horreur : Nous avions prévus de jouer plusieurs fois dans la soirée mais si-tôt notre premier (et timide) set fini, une pluie battante s'est abattue permettant a peine aux Genital Panik qui jouaient avec nous ce soir là de faire leur set. Au final notre matériel à beaucoup souffert, nous un peu aussi, mais ce n'est pas un si mauvais souvenir ... 


Comment trouvez-vous la scène lyonnaise ?

Lyon est une ville qui présente une grande diversité d'un point de vue musical, de ce fait on trouve tout pleins de choses : Dans l'univers du rock qui nous concerne plus, il y a énormément de groupes, des très bons et des plus moyens, des originaux et des conformistes. C'est dur de vraiment avoir un avis sur la question, mais on est content de suivre différents artistes et groupe locaux qu'on affectionne, de manière générale la scène lyonnaise est plutôt cool !


Si l'on vous demandait de choisir le lieu de votre prochain concert et les groupes avec qui partager la scène, vous penserez à quel endroit et quels groupes?

Aucune idée ... On aime plutôt découvrir les lieux et les artistes avec qui on joue, on a pas vraiment d'attentes particulières a ce niveau là.


Avez-vous une anecdote sur le groupe à partager avec nous ?

Une anecdote en particulier c'est dur, l'histoire du groupe est composée d'anecdotes Ceux que l'on pourrait dire d'amusant c'est que Freeds n'aurait pas vus le jour si Léo (guitare) n'était pas aussi loquace en état d’ébriété.


Quels sont les projets pour 2012 du groupe ?

2012 ? On veut d'abord faire beaucoup de scènes, il nous reste beaucoup à apprendre à ce niveau là. On va sortir des nouveaux titres studio courant février et on voudrait au printemps essayer de tourner un clip. En fait notre objectif est une diffusion du groupe à plus grosse échelle, on va peut être faire des échanges de dates avec des groupes Bordelais ou Parisien, il y a deux trois projets en cours.


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Samedi 25 février 2012 6 25 /02 /Fév /2012 10:20

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Les Sonic Satellite commencent par "nous montrer le chemin" et quelle aventure ! Une ouverture énergique et sensuelle, notamment grâce à la voix de Mr Dubost qui nous fait vivre des moments intenses. De très bons musiciens accompagnent cette voix. En effet, ceux ci usent de leurs instruments avec habilité et talent. Une musique pop, un peu hybride, façon The Smiths, mais pas trop non plus. Un bon mélange de plusieurs influences allant des Strokes à Interpol en passant par Death Cab For Cutie, les Sonic Satellite n'en finissent pas de nous épater. 

Au travers des titres de l'opus, nous sommes assurés de la singularité de l'identité musicale du groupe. Ce refrain "How I like your company, how I like to set you free…" est terriblement percutent et reste en tête pendant quelques temps après l'écoute de cet EP.

 

En cinq chansons, les Sonic Satellite ont su nous faire partager l'étendue de leur talent et de leur technique implacable. C'est un EP réussi avec brio qu'ils nous proposent, et nous attendons le prochain avec impatience. 

 

Sabrine Khinibilla


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Samedi 11 février 2012 6 11 /02 /Fév /2012 10:25

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Pourquoi « Pendentif » ?

Micka : Parce que c’est le premier morceau qu’on a composé. Il s’appelait « Pendentif » et il avait une bonne identité musicale, il était assez personnel, et du coup on l’a appelé « Pendentif », et puis… Non, vas-y c’est la question qu’on nous pose le plus et je n’y arrive jamais. (Rires) 
Benoit : Non, du coup, c’est le premier morceau qui a été écrit. Ca vient d’une chanson qu’on avait faite avec un écrivain de Bordeaux qui s’appelle Patrick Scarzelo et à l’intérieur il y avait ce mot dans cette chanson qu’on avait composée avec lui et puis on s’est dit que ça ferait d’abord un beau titre pour une autre chanson et puis finalement on l’a gardé pour le nom du groupe. Et pour la signification, en architecture, c’est une ornementation qui maintient la clé de voute. Il y aussi un côté assez féminin dans ce mot et vu qu’il y a une nana avec nous, voilà.
Micka : Il y a un truc intemporel avec ce mot, c’est un truc qu’on se passe de la grand-mère à la mère, de la mère à la fille, et ainsi de suite. 

Et vous avez parlé d’une fille au sein de Pendentif, justement, dans le groupe qui fait quoi ?

Micka : En fait, Cindy est au chant/tambourin, Benoit à la guitare et au chant, moi (Micka) aux claviers et au chant, Ariel à la guitare, au chant et aux claviers, Mathieu au chant et à la basse et Jonathan au chant et à la batterie. 

Et avec tout ce beau monde, quelles sont vos principales influences ?

Micka : Une partie de la chanson française, pas mal de pop américaine et puis de la pop/rock anglo-saxonne. Ca va de Boris Vian à je sais pas moi… 
Benoit : On essaye de faire un mélange entre la culture qu’on a pu avoir simplement avec nos parents qui pouvait être du Polnareff, du Etienne Daho, du Christophe et de l’autre côté, la musique anglo-saxonne et américaine comme The Drums, The Horrors, MGMT, etc.

Et parmi ces influences, est-ce qu’il y aurait un artiste ou un groupe qui vous aurait vraiment donné envie de monter un groupe ?

Benoit : Nous, on a trente ans, donc on a commencé la musique à l’âge de dix-sept ans, donc personnellement ce qui m’a marqué, c’est tout le rock garage indé américain avec en tête de file, Nirvana après Pavement, Sonic Youth, etc. Donc j’ai démarré là-dessus.
Micka : Pour moi, finalement, c’est beaucoup la musique noire américaine et le rap français des années 90. Mais très vite relayé par la suite par la chanson française, le rock aussi, Beck par exemple. 

Et où en êtes-vous au niveau des albums ?

Benoit : Il y a un maxi éponyme qui comporte quatre titres qu’on a sorti sur un petit label indépendant. 

Et comment a-t-il été accueilli par votre public et par les critiques ?

Benoit : Il a été très bien accueilli par la presse française comme les Inrocks ou Magic ! Et aussi pas mal de webzines comme le tien et notamment même des webzines étrangers. 

Et sinon, El Chicho est un lieu où vous avez eu l’occasion de jouer plusieurs fois ?

Micka : Non, on n’y a joué qu’une seule fois. 

 
Et quel souvenir gardez-vous de ce concert ? Ce lieu est considéré par la presse comme « le renouveau de la scène bordelaise »…

Micka : Bonne ambiance !
Benoit : Ouais, comme d’habitude là-bas. Y’a toujours une bonne ambiance, vu que déjà c’est tout petit, le lieu est vite rempli et vite électrique. On aime bien ce lieu car la programmation est orientée pop et chanson française, enfin là ils sont en train de l’élargir, mais en tout cas l’année dernière c’était basé sur la pop et la chanson française. Donc nous on se reconnait beaucoup dans la programmation que peut faire Eugène, en fait. On traine souvent là-bas et puis c’est un copain à nous.

Et en ce moment quel est votre coup de cœur musical ?

Micka : On va citer les copains ! 
Benoit : François & The Atlas Moutain.
Micka : Et puis Petit Fantôme. Et en coup de cœur international ce serait Baxter Dury, Cracbooms, Granville et Lescop.

Pouvez-vous nous parler de l’une de vos chansons ? Nous raconter son histoire, dans quelles circonstances a-t-elle été écrite ? 

Benoit : Le premier morceau, le morceau « Pendentif ». C’est la chanson qui nous a finalement portée. Micka a commencé à faire ce morceau là avec Cindy, moi j’étais pote avec lui, j’ai mis la main à la pâte pour faire le refrain, y’a Mathieu qui est arrivé pour faire la basse, au départ on était juste partis pour lui donner un coup de main parce qu’on fait aussi des chansons pour le plaisir sans forcément penser à développer un projet. Et puis du coup on est tous tombés amoureux de cette chanson et on s’est dit qu’on tenait un univers et à partir de là, ça a été la base pour démarrer le restant du projet. 

Quel était le premier album que vous avez acheté ?

Benoit : Marcia Baila des Rita Mitsouko
Micka : Métèque et mat d’Akhénaton

Quels sont les projets pour 2012 de Pendentif ?

Micka : Deux maxis de prévu.
Benoit : Si tout va bien deux clips. C’est une année de préparation pour l’album qui devrait sortir en octobre 2012.
Micka : Et puis essayer de faire de beaux concerts, de travailler vraiment nos lives. 

On vous le souhaite en tout cas !


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Samedi 11 février 2012 6 11 /02 /Fév /2012 10:20

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« Hey ! My beauty », et bien, les Frankenstein Sexy Freak commencent fort ! De l’énergie et du talent, ils en ont, il n’y a aucun doute à avoir là-dessus. Ces bordelais nous proposent une musique détonante qui sait capter notre attention. En effet, la scène rock bordelaise a repris de l’éclat grâce à cet opus. Une envie de se déhancher aux sons enivrants des différentes chansons présentes sur le disque. « Hey ! My beauty » est pour moi, un tube. Le refrain se loge en nous pour ne plus nous quitter, et quant à la partie instrumentale elle est assez travaillée. 

De plus, nous pouvons remarquer une certaine évolution au fil des morceaux. Nous commençons en force avec trois titres (Hey ! My beauty ; Eleven Hours ; Frighteners) à la vivacité étonnante et qui nous met en selle dès le départ. Puis, un tournant est pris au bout de la quatrième chanson (For what it’s worth), et les Frankenstein Sexy Freak deviennent plus calmes. Néanmoins, ils conservent tout de même cette puissance qui les maintient à un niveau élevé malgré cette douceur dont ils savent faire preuve (Never met you anyway ; Broken Bones).

« Come That Late » clôture l'opus, "We used to pray for nothing but we're praying for silence tonight". Le groupe a retrouvé son caractère redoutable et nous délivrent un morceau qui aurait très bien pu être enregistré lors d’un concert.

En conclusion, Frankenstein Sexy Freak, retenez bien le nom. 

 

Sabrine Khinibilla


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Samedi 28 janvier 2012 6 28 /01 /Jan /2012 10:29

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FACEBOOK  ou YOUTUBE

 

 

Pour commencer, pouvez-vous vous présenter chacun votre tour ?

 

Yacine : Moi c’est Yacine, ce que je fais ? je ne sais pas. On m’appelle l’électron libre, parce qu’on a tous des priorités sur place vis-à-vis de l’équipe qui gère les soirées et je transite un peu sur tous les postes. 

Polo : Je suis Polo, je fais parti de l’asso’ « Ternaire », et j'organise les méchouis depuis la première édition. Je gère tout ce qui est ambiance dans la salle acoustique et puis je change de priorité, derrière la porte pour aider Kevin ou au bar, etc. 

 Arthur : Arthur, de l’équipe du méchoui et je m’occupe essentiellement du bar. Je suis le colocataire de Yacine. On a une tireuse et donc un peu d’organisation. Pendant la soirée tu pourras m'y trouver, ou à la porte, à droite à gauche en train d’aider quelques personnes. 

 

Et il y a d’autres membres dans l’équipe, non ?

 

Yacine : Ouais, donc on a Benji’ qui fait parti du bureau de l’association avec Polo et moi-même.

Polo : Il est aussi grapheur et qui a un blog : http://jbenprod.blogspot.com/

Yacine : Alors Benji’, sa tâche principale pendant les soirées est de s’occuper de tout ce qui est « pause musicale » , histoire d’aérer l’appartement, donc il prend les platines et il balance un peu de son les transitions entre les musiciens,. Et il est aussi par intermittence, notre graphiste attitré, il a réalisé le logo et cie, donc on travaille pas mal là-dessus aussi. 

Arthur : Et puis il y a Samy.

 Yacine : Ouais ! Samy, ex-caissier chez Carrouf (rires) ! Et sa tâche consiste à prendre des photos et des captations vidéo, c’est ça ?

Polo : Oui, photos et vidéos. 

Yacine : Mais après on s’arrange un peu petit, parfois il y a d’autres personnes extérieures qui viennent nous aider pour tout ce qui est communication visuelle. 

Arthur : Et Tom, batteur du groupe Atypeek

Yacine : Donc Tom est chargé de la gestion de la salle acoustique avec Polo. 

 Polo : Ouais, et la photo/vidéo aussi. 

Yacine : Ensuite nous avons…

 Arthur : William qui est le préposé aux contacts. Il récupère toutes les coordonnées des personnes qui viennent à la soirée. Il parle de l’association aux personnes présentes, et bientôt il pourra vendre ses petits t-shirts. Je trouve qu’il a une super approche avec les gens. 

Yacine : On a fait le tour de l’équipe de base là. 

Arthur : Mais à côté de ça, il y a Philippe. Il nous aide dans le développement du pôle « cours » qu’on aimerait mettre en place. Ainsi que dans la gestion de la salle amplifiée. 

Yacine : Comme Polo et Tom s'occupent de la salle acoustique, lui, gère la salle amplifiée, c'est-à-dire l’organisation des jam et des musiciens. 

Arthur : Il y a aussi Kevin qu’on a cité plus tôt, et tous les gens qui viennent régulièrement et qui nous aident comme Edouard V qui est là depuis le tout premier méchoui, tout le temps prêt à nous donner un coup de main, nous aider à nettoyer, etc. 

Polo : Aussi Mathieu, qui est barman dans la vie active et qui nous donne un coup de main pendant les soirées, au même poste tellement il aime ça !

Yacine : Il y a aussi Pierre-Etienne Pouget, qu'on appelle Pépito entre nous, qui est l’ingé-son officiel de tous les projets qu’on fait et qui touchent à la musique. Il nous dépanne beaucoup de matériel musical et il a aussi fait des captations son du Méchoui. Et d'ailleurs on remercie les trois personnes dont on vient de parler, voilà !

 

Mais du coup, les méchouis, c’est avant tout de la musique, de votre côté dans quels univers musicaux avez-vous grandi ? 

 

Polo : Perso, j’ai grandi dans le jazz, mon père est saxophoniste de jazz et ma mère a fait du violon pendant dix huit ans mais que je ne l'ai jamais entendue car elle a arrêté avant ma naissance. Donc voilà, du jazz, du jazz, du jazz, tout le temps ! Mon père m’a mis au piano de mes six ans jusqu’à mes neuf ans, mais j’ai jamais accroché. Mais après je me suis mis à la basse ! Et je vais arrêter là car j’étais parti pour ma raconter ma vie, mais ça ne va jamais finir sinon (rires) ! 

Yacine : De mon côté, c’était les influences de ma mère, j’ai pas eu le choix. C’était soit de la musique orientale de type égyptienne comme Oum Keltoum et à côté c’était années 1970, alors là, c’était très vaste. Ca passait des Beatles, à Hendrix, à Janis Joplin, à Pink Floyd, ce genre de musique, et elle essayait de me coucher avec ça, autant te dire que je ne dormais pas très tôt le soir (rires) ! Et très rapidement, tout seul, je me suis tourné vers le blues, parallèlement un peu de rock aussi et très rapidement du jazz. Et actuellement c’est très hétéroclite.

Arthur : Au début la musique m’a été imposée par ma mère aussi, c’était de la variété française, et puis après j’ai eu des potes musiciens et du coup je me suis mis aux percussions à fond pendant mon adolescence . Je suis resté dans ce milieu là parce que tu te rapproches des gens qui te ressemblent un peu, même si je ne joue plus autant qu'avant.

 

Donc un qui fait des percussions, l’autre à la basse, et un autre à la guitare, vous êtes tous musiciens, en fait ?

 

Yacine : Au sein de l’équipe en entier non.

 

Mais ceux qui sont présents, oui. 

 

Yacine : Voilà ! Mais on est pas mal à être musiciens quand même.

 

Et pour en revenir aux MMM, vous pouvez nous dire comment le projet est né ?

 

Yacine : A la base, j’habitais à Paris dans une petite boîte de conserve de 19m² et je faisais de la musique tout seul. Et en arrivant à Bordeaux récemment, on a eu un super grand appartement. On s’est dit qu’on pourrait organiser une petite jam session à la maison. C’était mon rêve depuis gamin de pouvoir rassembler plein de musiciens comme ça, et c’était l’occasion, on avait l’endroit où le faire. Et ça s’est fait comme ça, on a créé un petit évènement Facebook, il fallait trouver un nom, on a pris le premier truc qui nous passait par la tête et avec mes origines et mon sens de l’humour pourri, je me suis dit que le méchoui musical serait bien. 

Arthur : Ca s’est décidé très vite.

Yacine : Ouais, parce que méchoui c’est le truc qui se partage, musical c’est le sujet du truc qui se partage sous forme de mouton (rires) et puis multiculturel pour le rassemblement de gens et de styles de musique. Suite à la réussite de la première soirée et vu que les gens nous demandait si on allait refaire une soirée, on a décidé de remettre le couvert et à partir de ce moment là, le projet a vraiment pris forme et pris de l’ampleur aussi. 

 

En quoi consistent ces soirées ? Y’a-t-il des règles ou codes de conduite ? 

 

Arthur : Ca part d’une idée toute bête, ça commence par « Ici, on dit bonjour ! ». C’est quelque chose pour nous qui est super important, on est chez nous, on a été élevé comme ça, et ça nous a choqué lors de la première de se rendre compte après la soirée qu’une vingtaine de personnes parmi les autres étaient passées inaperçues pour nous. Et au niveau de la deuxième édition, ça s’est imposé, « Ici, on dit bonjour ! ». 

 

Et du coup, tout le monde parle avec tout le monde, et c’est important, non ?

 

Arthur : Exactement ! Ca lance le dialogue et ça revient au début de ta question : « en quoi consistent les soirées ? ». Donc elles permettent de réunir des gens d’horizons différents, tout le monde peut venir jouer, l’entrée est gratuite. A la base, on voulait un peu aller à l’encontre des jam traditionnels qui sont très souvent élitistes. Et donc les règles sont placardées un peu partout dans l’appartement et qui concernent toutes les personnes présentes, car dès le début, on est parti sur le principe de l’auto-responsabilité. On avait pas vraiment envie que les gens viennent pour trop boire ou quoi, on est là avant tout pour la Musique.

 

Un Méchoui Musical Multiculturel s’organise comment ? 

 

Polo : Déjà on se fait une grande bouffe, on discute et on voit ce qu’on peut apporter de nouveau aux soirées. On se donne des priorités aussi. Avant on se retrouvait juste le jour même, maintenant on va chercher la tireuse, on installe la salle, on vérifie que tout soit bien branché, on met des panneaux acoustiques pour que ce soit plus agréable, on bouge les meubles dans l’appartement, car il faut se dire qu’il est pas toujours agencé comme ça. 

Yacine : C’est une maison IKEA, en fait !

Polo : Et là pour la 8ème édition, on a commencé un jour plus tôt, parce qu’on a monté une scène. Et donc ça s’organise avec plein de monde et plein de choses, et en général si tout le monde fait ses trucs, ça se passe bien. Et hormis la partie logistique, manutention et mise en place dans l’appartement, il y a le côté administratif en fond. On se répartit les nouvelles tâches et les nouvelles priorités, on a des buts à atteindre pour les prochaines éditions. Il y a toute la gestion web aussi, mettre les photos en ligne, faire du montage vidéo, contacter les gens, etc. On met les listings à jour par catégories pour se faire un réseau. Donc il y a toute cette partie derrière qui est assez complexe et qui nous prend du temps aussi. Et quand on quitte le côté administratif, pendant les soirées, on doit gérer toutes les personnes présentes. 

 

Et justement en parlant des personnes présentes, vous allez parfois jusqu’à accueillir une centaine de personnes, comment faites-vous pour gérer tout le monde qui vient à l’appartement ? 

 

Arthur : Comme je l’ai dit tout à l’heure, on est partis sur une grande ligne de conduite dès le départ qui est l’auto-responsabilité. Donc ça passe à la fois par le mail au préalable, par bien briefer nos potes qui souvent ramènent des amis à eux, de bien briefer leurs potes, parce que si tu as déjà une vingtaine de personnes qui joue bien le jeu, je pense que ça se propage et ça permet à la soirée d’être réussie. Et jusqu’au méchoui n°5, on a fonctionné sans liste, et on a fait un pic à 140, ce qui n’était pas gérable pour nous, donc depuis on a instauré une liste qu’on lance à l’avance. Si t’es dessus tu rentres, et si c’est pas le cas tu ne rentres pas, ce qui s’est déjà produit, notamment avec des potes à nous qui sont venus avec cinq personnes au lieu de quatre, et on ne pouvait pas se permettre de les accueillir, donc ils sont repartis. Ca peut paraître extrême mais, techniquement on est pas assez pour gérer plus de 100 personnes. 

 

Quel est le but d’un Méchoui Musical Multiculturel ? 

 

Yacine : C’est de créer un rassemblement de musiciens qui viennent d’horizons divers et variés, grâce à ce rassemblement, permettre aux gens de se rencontrer. Et puis musicalement, essayer des nouveaux trucs et avoir la possibilité de jouer avec des instrumentistes que tu vois pas forcément tous les jours. On aime beaucoup quand on a des sections cuivre qui sortent un peu de l’ordinaire. On essaye vraiment de faire un gros melting, tout le monde peut venir avec son instrument, et plus il sera original, mieux il sera accueilli (rires) ! 

Arthur : Et vu qu’à la base on est parti du principe que ça ne devait pas être élitiste, ça permet aux personnes de faire des rencontres, et de faire partager leurs projets, de trouver des personnes intéressées par ces projets, et de fil en aiguille, ça crée des liens. 

 

Retrouve-t-on un style de musique particulier pendant les soirées ou c’est vraiment différent suivant la session d’improvisation ? 

 

Polo : Ca dépend des musiciens et des gens qui sont sur scène. Ca dépend des instruments qu’ils utilisent, déjà il y a amplifié et acoustique, donc ça impose deux ambiances de bases bien différentes. Parfois tu peux avoir  du rap musette en acoustique, et du hiphop-jazz en amplifié. Tu peux avoir vraiment des styles différents. Et là pour la nouvelle édition justement, on se disait qu’on pourrait peut être utiliser deux chapeaux .Un dans lequel les musiciens pourront tirer un genre, un autre où il y aura des adjectifs. Histoire de diversifier et de mettre les musiciens un peu sous contrainte, tout en continuant les improvisations. 

 

Et pour venir continuer à partager un moment musical avec toutes ces nouveautés, on fait comment ? 

 

Yacine : A la base, on a invité des proches en tolérant qu’ils invitent d’autres personnes, musiciens ou non. Donc ça a ramené pas mal de monde, et pendant la soirée on faisait passer un listing, et à partir de ce listing, on a noté toutes les coordonnées des personnes, et maintenant, on envoie des mails, des sms et une invitation via Facebook le mercredi précédant la session qui a lieu toutes les deux semaines, un vendredi sur deux, les gens s’inscrivent et on essaye de fermer la liste le jeudi soir une fois qu’on a atteint la limite qu’on s’est fixé. Et pour le mec lambda qui connait personne et qui souhaite venir, je lui souhaite bon courage, mais il lui suffit de trouver l’adresse mail des MMM sur Facebook et de nous envoyer un message en début de liste, et normalement ça devrait être bon pour lui. C’est un peu au bouche à oreille et à la débrouillardise. 

 

Vous avez parlé de quelques changements tout à l’heure, ils consisteront en quoi ?

 

Yacine : Concrètement, on prend des artistes plasticiens en résidence pour exposer chez nous. On les garde pour deux sessions à chaque fois, pour le confort visuel de tous. En parallèle, face à la demande qu’on a vis-à-vis de cet évènement, qui est assez contraignante pour nous, même si ça nous fait kiffer: l’idée est qu’on a envie de faire évoluer le projet vers un endroit fixe ouvert à tous, entrée gratuite toujours, dans un lieu sur Bordeaux qui sera capable d’accueillir plus de cent personnes. Et qui aura lieu, par exemple, tous les premiers vendredis du mois. Avec les mêmes principes que chez nous, une soixantaine de musiciens de notre réseau, mais un accès libre à toute personne désirant participer au Méchoui Musical Multiculturel. Et  deux semaines plus tard, un méchoui éphémère comme on fait actuellement, mais cette fois ci chez toute personne qui voudra accueillir l’équipe chez lui et ça serait plus l’évènement privé avec une ambiance à chaque fois différente, sous contrainte du nombre de personnes qui pourront venir suivant la capacité de l’appartement utilisé pour la soirée. 

Arthur : Mais on travaille aussi sur la mise en place d'un système d’adhésion qui permettra donc des cotisations annexes pour remplir un peu les caisses, mais surtout de permettre aux adhérents d’avoir un accès à ces sessions privées en appartement, mais c’est encore un projet. 

Yacine : L’idée de l’éphémère est que ça sera beaucoup plus restreint que le fixe, mais on essayera quand même d’ouvrir l’accès à des gens annexes, mais c’est plus le truc à trouver, le bon plan à réussir à choper. 

 

A côté des MMM, vous avez monté un autre projet, O’styl, c’est bien ça ? Parlez-nous-en un peu. 

 

Polo : O’styl est un projet qui a commencé en septembre 2011. C’est un projet de Hip hop alternatif avec un MC, Hamid, un guitariste, Yacine Bayan, un batteur, Jérémy Martin, et moi-même à la basse. On fait une musique assez particulière, mélange de hiphop, de jazz, funk, pop, parfois rock.

 

C’est un peu un méchoui encore !

 

Polo : C’est un peu un méchoui encore, oui ! Avec Hamid (a.k.a. H.A.M.) on travaille vraiment ensemble, c’est pas les instruments d’un côté et la voix de l’autre, non, c’est un vrai travail de groupe. Là, on a enregistré trois morceaux. On a enregistré avec Pépito dans la cave de Jérémy et ça s’est très bien passé. On a publié un morceau qui s’appelle « Au bout de la nuit », la critique est pas trop mauvaise pour le moment, même si le mix est pas encore tout à fait terminé. Les gens ont l’air de trouver ça assez sympa donc ça donne envie de continuer. On finit de mixer les deux autres avant de les sortir, et on a dans l’idée de réaliser un clip pour « Au bout de la nuit ». Pour avoir directement une maquette de trois titres bien enregistré, un clip et se prévoir trois/quatre concerts sur Bordeaux histoire de se faire une bonne semaine de lancement avec surement un concert privé où on invitera les contacts pro ou semi-pro qui pourront nous apporter quelque chose et nous donner un avis constructif, avant de se lancer face au public. Donc voilà, pour en revenir à Hamid, il écrit des textes qui sont pas du « happy hip hop » mais qui sont pas non plus trop dépressifs même si les titres sont « Apocalypse now », « Au bout de la nuit » et « Balance ! », qui est l’histoire d’une personne addict à la cocaïne (moins) qui va tuer son dealer. Ce sont des histoires un peu sombres mais chantées avec la tête d’Hamid, ça fait quand même sourire, même si on se moque pas de lui. C’est pas de l’égotrip, y’a pas de gros mots, ou presque. Ca va plutôt être des mots choquants et des idées choquantes. Mais il faut toujours écouter les chansons jusqu’à la fin pour vraiment comprendre, parce que sinon c’est de l’ironie en plein dans la face et si t’écoutes juste le premier couplet, et tu as envie de tuer Hamid. Alors qu’à la fin, tu comprends qu’en fait il dénonce ! C’est pour ça aussi qu’on a pris pour logo, un poing fermé avec un stylo plume. On essaye d’utiliser la plume d’Hamid pour véhiculer des messages. Vous pouvez écouter ca sur  "http://soundcloud.com/ostyl/"

Yacine : Et puis si tu veux entrer dans notre délire, pourquoi ce logo, parce que O’styl, c’est stylo à l’envers, au revoir, merci ! (rires) 

 

Pour en revenir aux MMM, y’a-t-il un souvenir de soirées qui vous a vraiment marqué ? 

 

Polo : Ce qui m’a vraiment marqué c’est quand on a eu le guitariste/chanteur/leader du groupe des Jouby’s qui passait comme ça. Et il a commencé à jouer, et j’avais souvent voulu lui parler mais jamais vraiment pu ou osé. On a pu jouer ensemble trente minutes entre trois heures et quatre heures du mat’. Il jouait de la batterie, je jouais de la basse, un autre pote à moi jouait de la guitare, on s’amusait bien et c’était cool, j’ai passé un excellent moment. Ca groovait bien ! 

Arthur : Le meilleur c’est en fait les meilleurs, c’est à chaque fois quand tu es super occupé à gérer la soirée, que tu as pas le temps de profiter ni de tirer sur une clope, et quand d’un seul coup ça groove, tu cours vers la salle concernée et t’en profites quoi !

Yacine : J’en ai deux en fait. Toujours plus ! La première, même si c’était grave le bordel en terme d’organisation, y’avait rien. Arthur à la base, il bossait, donc il devait pas être là, donc avec Polo on commence à tout monter, et préparer. Et puis à 23h, Arthur débarque, en plus c’était chez nous, donc c’était drôle. Et au bout de la soirée, j’avais enfin réalisé un rêve de gamin et là, j’étais content, tellement content que le lendemain (moins) y’a Doudou qui m’a retrouvé dans mon lit avec un grand sourire alors que je dormais. Et il avait jamais vu personne sourire comme ça en dormant, 

La deuxième, c’est grave perso, mais j’ai un eu méchoui d’anniversaire, un grand agneau avec des bougies dessus et de la musique autour. Un remix d’anniversaire avec tous les musiciens présents. C’était juste génial ! 

Il y a un autre truc aussi qui m’a vraiment marqué, c’est quand les flics sont venus et qu’ils nous ont dit, je cite : « ça fait dix huit ans que je suis dans la police de nuit à Bordeaux et vous êtes dans le top ten de la connerie. » et ça, je lui ai dit que c’était vraiment un honneur pour moi. 

 

Que souhaitez-vous à ce projet pour 2012 ? 

 

Yacine : Bon courage ! (rires) 

Arthur : A côté de ça on s’est rendus compte que ça suscitait quelques vocations. Y’a pas mal de gens qui nous disent que ça leur donne envie de se mettre à un instrument, donc on est en train de travailler sur un pôle qui permettra de mettre en relation des profs et des élèves qui seront dans les listings. Pour mettre un peu d’argent dans les caisses de l’asso, mais surtout pour donner l’opportunité à des personnes intéressées de trouver un professeur de musique adapté à leurs envies. On va essayer de mettre en place quelque chose qui sera à la fois avantageux pour le prof mais aussi pour l’élève. On souhaite que ça marche.

Yacine : On veut proposer un service de cours un peu à la carte avec la liste des différents profs, et des différentes spécialisations, styles, où ils peuvent pédagogiquement apprendre des trucs à leurs élèves. Le méchoui en lui-même est une « vitrine » pendant laquelle tu peux voir tes profs, comme un réseau interne à l’association. 

Arthur : Mais pour le moment, c’est en cours de réalisation, car ça prend relativement de temps pour répertorier tous les professeurs, afin de vraiment spécifier dans quels domaines ils pourront être utiles aux élèves, car si on propose quelque chose de bâclé, ça ne sert strictement à rien, donc on prend vraiment le temps de faire les choses bien. 

Yacine : En parallèle on compte mettre en place également un pôle art graphique, avoir des artistes en résidence pour exposer qui ont le droit d’inviter un ami artiste ou un collectif, et  ils se répartissent l’espace. Ca leur permet de vendre leurs œuvres et de les faire un peu connaitre. Tout est faisable. En tout cas, la première exposition a bien marché ! 

Arthur : En gros, on voudrait que les soirées transite sur un lieu fixe et que les entrées restent gratuites, et que les expositions continuent aussi, le tout sur un fond musical unique fabriqué sur place, à l'instant présent.

 

 

Merci.


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Le programme

Fréquence de publication : Un samedi sur deux
Prochaine publication : 11 février
Prochaine période de vacances :  Indéterminées
Je tiens à préciser que plusieurs des photos présentes sur le webzine ne sont pas de moi, et donc proviennent d'autres sites ou sont données par le groupe/artiste.

Le programme est susceptible d'être modifié à tout moment!
 

       

Prochainement sur Some Are On The Way :

Malice, interview+session acoustique. (Bordeaux, Fr)

The Monkey Dicks, interview. (Lille, Fr)

The Jack, interview+session acoustique+chronique. (Bordeaux, Fr)

Nasty Kelly, interview+chronique.(Montpellier, Fr)

The Dancers, chronique. (Angers, Fr)

LIPSTICK, chronique. (Fr)

DANDY, interview (Paris, Fr) 

S.W.Y, interview + session acoustique (Bordeaux, Fr)



"Art is anything you can get away with" A.Warhol

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(en collaboration avec Vague Rock)



  


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