Video for two weeks.



  Vidéo du 24/25 octobre :




Samedi 24 octobre 2009


Interview d'Alex, Victor et Pierre




Pete And Repeat? Un simple jeu de sonorités?


Alex : Absolument ! Aucun rapport/Hommage avec qui que ce soit de vivant et/ou assimilé.


Parlez-nous de votre rencontre et de votre formation?


Alex : On s’est tous plus ou moins rencontré à un concert d’Oasis. Ca fait peut être cliché mais c’est vrai. Pour les bassistes on en a fait défiler pas mal, environ 9. Quand à ceux qui slapaient pour vérifier leur accordage on les renvoyait direct chez eux. Question de principe et de respect pour la basse.


Pourquoi avoir choisi la langue anglaise?


Alex : Un Hippie mort pas trop connu à dit un jour que le rock français c’était comme le vin anglais. Chanter en anglais c’est déjà une première étape, et c’est indispensable pour s’exporter dans le monde entier.
Vous allez me dire pourquoi pas le chinois ou l’Hindi ? Attendez le 2ème album, vous serez surpris...



Quel est le morceau que vous préférez jouer sur scène?

Alex : Bien sûr ça dépend, en ce moment ce serait Face The Unexpected, ou Magic in Her Eyes.
Pierre: Magic In Her Eyes


Si l'on vous proposait de faire la musique d'une série TV, laquelle serait-ce? Pourquoi?

Alex : Ce serait intéressant de jouer un morceau dans les Simpsons avec nos caricatures jaunes et tout. Ca pourrait être top !!
Pierre : ce serait Californication.
Victor : Pourquoi pas "Plus belle la vie" ?!



Quelles sont vos influences premières d'après vous?


Alex : C’est vraiment large mais principalement Oasis, Les Kinks et les Arctic Monkeys pour n’en citer que 3.


Comment vous est venue l'envie d'avoir un groupe et de faire de la musique?

On se faisait chier.


Qu'en pense vos proches?

Alex : Ils ont toujours beaucoup insistés pour qu’on arrête les études et qu’on fasse de la musique… Non en vrai ils s’en fichent un peu, tant mieux d’ailleurs.


Quels sont les meilleurs souvenirs que vous avez jusqu'à maintenant?

Alex : Unanimement ce serait notre 1er concert dans un pub irlandais désert et notre 2ème gibus.


Quelle a été votre plus grosse gaffe depuis le début de votre groupe?


(je n’en ai aucune idée là)



Dans le groupe qui est le plus:

Gentil? Alex : Personne n’est gentil, dans le groupe on est tous des connards. Gentil c’est la pire insulte qui existe avec « Sympa » !! Ca fait personne « lisse »
Serviable? Alex : Pierre va nous chercher un café, s’il te plait.
Pierre : D’accord.

Gaffeur? Alex : (je n’en ai aucune idée là)
Timide? Alex : Ca dépend du contexte. Sur scène peut être Victor je sais pas.
Blagueur ? Alex : On est tous de grands blagueurs.
Joueur ? Alex : Je parie 50€ que c’est Victor, non 100€. Deal ?
Content ? Alex : Tous
Bavard ? Alex : Pierre.
Vous avez cru qu’on était les nouveaux 7 nains ?



Que ressentez-vous lorsque vous êtes sur scène? Avez-vous un rituel avant vos concerts?


Alex : On se fait des bisous dans le cou et des caresses dans les cheveux puis je ressens Dieu qui me pénètre.
Victor : j’embrasse sept fois mes cordes de basse sinon je me sens mal.



Quelles sont vos chansons du moment?


Alex : Album plutôt : Bravery Repetition And Noise des BJM et Arthur Or The Decline and Fall of the British Empire des Kinks.
Pierre : the joshua tree tous les jours depuis que je suis né
Victor : L ‘album Dark Side Of The Moon



Dans quelles circonstances a été crée "Take you down"? Qui a écrit les paroles et composé la musique?

Alex : J’ai écris la musique en plusieurs fois. D’abord le refrain, quelques mois après  le rif principal (ta dadadada dadada lalalala) et le pont je sais plus quand. Bertrand à ensuite écrit les paroles, mais il ne voulait pas la jouer. Puis finalement voilà.



Pour finir, je vous laisse la parole pour un message à faire passer, une anecdote....?


Nous venons d'enregistrer 3 nouvelles démos que vous pouvez écouter sur Myspace et nous jouerons avec les Cheers et les Wigwam Squaw le 3 novembre au Gambetta. On espère vous y voir nombreux!
Par Léonie et Sab'
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Samedi 17 octobre 2009


    Morgan Manifacier, jusque là rien de plus commun, mais détrompez-vous cette personne est tout sauf banale après écoute.
    Ce cher monsieur venu d’ailleurs pose ses cartes sur table avec son EP "The Seed became a tree", en nous délivrant dès le début un titre quelque peu révélateur, vous comprendrez pourquoi dans quelques lignes…
    D’entrée, une voix vraiment spéciale qui est très agréable à écouter, mais surtout son petit accent anglais (ou plutôt devrais-je dire californien !) se fait ressentir dans sa prononciation en français présente dans ce premier morceau (et ce n’est pas pour nous déplaire !). Celui-ci a un charme particulier qui fait que l’on arrive à suivre le fil de l’histoire sans trop de soucis. Et finalement, on se rend compte que la chanson va dans le sens de la simplicité pure et vraie, d’un texte réfléchi accompagné d’une pointe de modestie qui nous met en confiance et nous pousse à aller plus loin en compagnie de notre artiste, d’où peut-être le titre « Accompagne-moi » ?
    Et voilà que continue notre voyage dans le monde de Morgan Manifacier au pays de « Red Moon »… Nous sommes plongés au milieu d’une guitare au son piqué qui contraste avec le Tom Bass qui semble être un très lent battement de cœur presque éteint, peut-être parce que sur « Red Moon » la vie n’existe pas ? Heureusement que ce vif jeu de guitare est là pour nous permettre de respirer et nous empêche de nous endormir pour toujours afin que nous puissions savourer pleinement cette voix qui fait du bien à nos oreilles et qui, dans cette chanson est douce et véritablement intimiste. Mais contrairement à ce que l’on pourrait croire, malgré ce cadre très intime, Mister Manifacier reste mystérieux et ne se laisse pas cerner. Un choix après tout, qui nous fait continuer l’aventure, puisque surement que l’on imagine qu’il se dévoile complètement, non ?
    Alors sans plus tarder, passons à une chanson qui semblerait être joyeuse…ou pas.
Oui, puisque nous avons là, un « Happy Hippo » qui est loin de se douter qu’il n’est pas très « happy », mais laissons lui la surprise. Quant à vous, permettez-moi de vous donnez quelques explications…
Pour commencer, l’accompagnement musical nous ferait presque penser à celui d’une chanson heureuse où tout le monde est content, et c’est là que Morgan nous offre une belle leçon de vie, en nous prouvant que l’on peut-être triste, sans pour autant se plomber le moral avec de la musique niaisement dramatique. Ce qui est très bien réussi par Mr. « Happy Hippo » qui avec sa mélodie nous tient hors de l’eau tandis que son texte nous plonge à trente mètres de profondeur. Ce qui crée un équilibre assez particulier mais toujours fait avec beaucoup de grâce.
Et pas le temps de réécouter « Happy Hippo » qu’ « If you have a violon » vient se glisser entre mes lignes.
    Pour cette quatrième chanson, ce sera cinq minutes trente-six secondes, autant dire tout de suite, un tsunami d’émotions que nous offre M.Manifacier, et qui a bien le temps de nous emporter loin, très loin, à des milliers de kilomètres, au fin fond des sentiments qu’il nous donne à travers « If you have a violon ». Cette petite mélancolie qui n’est pas transmise par un violon mais bel et bien un piano qui montent, puis tombent continuellement dans un rythme différent de celui choisi par la voix, comme si celle-ci refusait un quelque regret dont Morgan nous parle dans cette chanson. Sa jolie voix est là, mais étrangement, nous n’en avons pas l’impression. Nous avons le sentiment qu’elle n’existe pas réellement, qu’elle se trouve dans notre tête et que c’est un tour joué par notre imagination. De cette manière, nous sommes vraiment pris dans une bulle d’eau pas tout à fait trouble, qui nous entoure et nous protège pendant cinq minutes trente six secondes.
C’est tout un art d’arriver à déconnecter une personne du monde qui l’entoure le temps d’un morceau. Et pourtant Morgan sait comment arriver à nous faire partir et ne plus penser à rien d’autre qu’à cette voix calme qui ne se fond pas dans le rythme de la mélodie, ce qui explique pourquoi on arrive à associer cette chanson à tout un tas de moments de notre passé, même si elle peut-être très personnelle pour notre artiste…

    Tout à coup, une guitare sobre et envoûtante qui accompagne majestueusement la voix de notre cher monsieur qui nous délivre un texte aux sonorités longues et mystérieuses… Nous sommes tellement conquis que nous pourrions le suivre n’importe où. Il arrive même à nous embarquer dans sa petite histoire qu’il nous raconte à l’ombre d’un arbre. Comme si cette aventure était précieuse et ne devait être entendue que par nous, pareil à un murmure fait au creux de l’oreille. Cherche-t-il à nous faire comprendre quelque chose ? Si c’était le cas, nous n’y ferions, à coups sur, même pas attention. Beaucoup trop attentif à la mélodie et à la voix que peut-être passons-nous à côté d’une partie de la vie de ce monsieur qu’il nous conte en chanson ? Mais tout son talent réside essentiellement dans cette affaire qui fait qu’il arrive à nous transporter sans problème et à nous faire oublier tous nos soucis.
Si nous parlions de voyage avec ce morceau alors nous taperions dans le mil, puisque son titre est « Traveling », une coïncidence ?
Que ce soit une coïncidence ou pas, nous passons à un morceau avec très peu de paroles, mais placées au bon endroit. Ajoutez à cela une mélodie mignonne comme tout, très « punchy » qui vous garde dans son rythme (qui ne fait que changer au cours de la chanson.) et vous obtiendrez « I lost my dog ». Une touche d’humour et de fantaisie apportée à cet EP.

    « One, two, three, four…Accompagne-moi à l’entrée… » Non, le CD n’a pas recommencé, Morgan a simplement décidé de nous proposer son titre « Accompagne-moi » en une version acoustique assez spéciale dans son genre.
Oui, puisque cette chanson est censée clore l’EP mais aussi traduire l’état d’esprit au moment de l’écriture de ce CD de Morgan Manifacier.  Et nous le savons (voir interview sur son Myspace) en ces temps-là, Morgan était extrêmement frustré par son retour en France d’où son puissant sentiment d’inachevé qui fait que l’on perçoit quelques fausses notes intentionnelles mais il est réellement ressenti par la fin feutrée de cette chanson. Mais peut-on vraiment appeler cela une fin ? Alors qu’elle se coupe pratiquement d’un seul coup comme si l’enregistrement avait brusquement était coupé sans raison ?
Mais même si cela ne peut véritablement être qualifié de fin, Morgan a encore réussi un coup de maître en nous faisant part de ses deux sentiments, à tel point qu’il nous laisse frustrés par ce final inachevé…

    En conclusion, une seule chose à dire, Morgan Manifacier est un être à part. Il nous propose de longs voyages avec "The Seed became a tree",  que pour rien au monde nous ne devrions rater.
    Alors retenez seulement que l’accompagnez simplement suffirait à, je pense, accéder à un instant de bonheur particulier le temps d’une chanson.


 Une chronique de Sabrine KHINIBILLA alias S@b'.
Par Léonie et Sab'
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Samedi 10 octobre 2009



The Last Morning Soundtrack, autrement dit, une vague de douceur qui nous enveloppe pour un voyage qui se présente comme agréable et à ne surtout pas rater.

 

Tout commence avec une petite brise qui nous souffle cet air de guitare qui se répète tout le long de la chanson. Et voilà S. qui entame ce « Heartbeats&Headaches » avec délicatesse. Nos coups de cœur et migraines sont pour une fois enivrantes plutôt qu’encombrantes.
De petites notes retentissent et toujours cette voix qui cette fois-ci nous parle à sa façon. Le message à l’air clair : « Il ne peut pas nous jurer qu’il est sauf. Il ne peut pas nous jurer qui il est, dans le mauvais chemin. » Mais un doute continue d’exister. Mais quand pourra-t-il nous faire ces promesses ? Nous le saurons surement un jour ou l’autre, en attendant, nous continuons d’écouter et d’apprécier « Far-off days ».
« A silent drive with sad songs… » la voix de The Last Morning Soundtrack nous interpelle et « Empty Frames » nous embarque pour 1minute10 dans un univers inconnu que l’on découvre avec passion et puis finalement «     « , nous jette sur le bas côté, cependant toujours en douceur.
Ce qui nous permet de nous relever rapidement pour tomber sous le charme de ces deux petites filles « Lilou et Aimy » qui tentent de parler et qui tout au long ne cessent de redoubler d’efforts et c’est pendant ces jolies paroles qui prennent un tout autre sens après plusieurs écoutes que l’on entend un « Allo ? ».


Un EP à écouter en toutes circonstances, que l’on peut comprendre de différentes manières suivant notre humeur. Une liberté que The Last Morning Soundtrack nous laisse et que nous savon reconnaître.

 

Un seul coup de vent qui souffle au début de cet EP et qui nous emporte pour ne plus nous relacher.

 


 

Une chronique de Sabrine KHINIBILLA alias S@b'.

Par Léonie et Sab'
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Samedi 10 octobre 2009



Interview de Sylvain.


 

 


Comment t'es venu l'envie de monter un groupe à toi tout seul ?

 

Ca fait pas mal de temps que je fais de la musique, j'ai commencé très jeune par la batterie. Mais j'ai vite ressentit le besoin de jouer d'un instrument mélodique. Alors je me suis mis à pianoter un peu puis j'ai acheté une guitare acoustique. Je composais et écrivais beaucoup pour mes anciens groupes, et un peu pour moi. Rien de très sérieux, mais j'aimais beaucoup écrire.

Et puis, il y a environ 2 ans, j'ai commencé à écrire des choses qui me tenaient vraiment à coeur, mais que je voulais garder pour moi, bien rangées au fond d'un tiroir. J'ai enregistré un titre chez moi, tout seul (le titre "heartbeats and headache"), et comme j'étais plutôt content du résultat, j'ai choisi un nom "vite fait", et je l'ai posté sur myspace, pour avoir quelques avis. J'en avais parlé à personne, ni mes amis, ni ma famille. Je voulais tout simplement quelques avis de personnes que je connaissais pas et qui ne me connaissaient pas. Il était clair pour moi, que le myspace serait supprimé quelques jours plus tard ! Et puis l'enthousiasme (1000 visites la première semaine) a été tel que les gens me demandaient d'autres morceaux, alors je me suis pris au jeu et j'ai enregistré les quelques morceaux que j'avais composé.

J'ai décidé 2 mois plus tard, à la vue du nombre de visties (20 000 !!) et après avoir fait écouter à mon entourage, de rassembler des amis musiciens autour de moi pour pouvoir jouer les titres sur scène.

 

 

Pourquoi avoir choisi "The last morning soundtrack" comme nom de scène ?

 

Le jour où j'ai posté mon morceau sur myspace, il me fallait un nom. Je voulais rester cacher derrière un nom de projet. J'ai dans un premier temps choisi "The Last Morning Soundtrack" parce que ça sonnait bien et que c'était poétique (La bande son du dernier matin). Et puis je me suis vite rendu compte qu'il y avait un sens derrière ce petit bout de phrase.

Alors on peut le voir de deux façons différentes : l'optimiste, la fin de quelque chose de mauvais. Ou la version pessimiste, la fin de quelque chose de bien. Mais dans les deux cas, ça implique qu'on passe à autre chose...

Je suis encore partagé entre ces 2 versions. Je pense que je pourrais définitivement répondre à cette question dans quelques années !

 

 

Que faisais-tu avant ton groupe ?

 

J'étais, et je suis toujours d'ailleurs, batteur dans d'autres groupes.

 

 

Tu composes tous tes titres, toi même ?

 

Oui, j'écris les textes aussi et fait la majeure partie des arrangements.

 

 

Comment ça se passe sur scène? Comment as-tu choisi ceux qui t'accompagnent ?

 

Nous sommes 5 sur scène. Je me suis entouré de 4 excellents musiciens et amis qui plus est ! J'avais déjà joué avec Vincent (basse/clavier) et Valentin (Guitare électrique/glockenspiel). J'ai rencontré Laurent (batterie/percussion) il y a environ 1 an et demi et Viet (Violoncelle), nous nous sommes rencontré au tout début du projet.

 

 

Tu as sorti un premier EP, comment ce sont passés les enregistrements ?

 

J'ai tout enregistré tout seul, à la maison, tranquillement. J'ai même fabriqué la pochette moi même !

 

 

Est-ce que tu ressentais une certaine appréhension avant la sortie de ton EP ?

 

Non puisque l'accueil du public sur myspace m'a beaucoup rassuré. C'est un peu grâce à eux, tout ce qui m'arrive en ce moment. Leurs commentaires m'ont boostés, même si j'ai toujours du mal à avoir confiance en ma musique. Et puis les titres de l'EP étaient ceux du myspace, donc non, pas de réelle appréhension. Par contre, quand je met un nouveau morceau en ligne, là, je ressent beaucoup d'appréhension ! Je me demande toujours comment il va être accueilli, et si il va plaire autant que les autres !

 

 

Finalement, comment s'est-elle passée?

 

La sortie s'est faite uniquement sur myspace, vu que même la pochette a été faite à la main ! Pas de sortie digitale non plus. 100% indé !

 

 

Y'a-t-il un message en particulier que tu voudrais faire passer à travers cet EP (4 titres) ?

 

Il n'y pas de message particulier dans cet EP. C'est juste un "état des lieux", des regrets, des pensées, des blessures mis en chanson, d'où le nom de l'EP : Wounds & regrets. Après chacun y voit ce qu'il veut, et en tire les conclusions qu'il souhaite. C'est pareil, les textes peuvent être interprétés de plusieurs façons, suivant l'expérience de chacun. 

 

 

Cet univers très enfantin et mélancolique à la fois, d'où te vient-il ?

 

Je ne suis pas du tout un nostalgique de l'enfance, au contraire même ! L'étiquette "enfantin" qui colle un peu à The Last Morning Soundtrack doit être du à l'utilisation de jouets pour enfant et d'objets généralement assimilés à l'enfance (boite à musique, ukulélé, lettres aimantées) mais beaucoup de groupes font ça (Coco Rosie et Cocoon par exemple). Je ne veux absolument pas m'enfermer là dedans. J'utilise ces instruments parce j'aime leurs sonorités et surtout parce que c'était plus simple de les utiliser et de les enregistrer au début ! Ca ne coûte pas cher et donne un coté lumineux à ma musique.

 

Par contre, le côté mélancolique, je l'assume complètement, ça fait parti de moi. C'est probablement dû à mon parcours, à ma vie.

 


Est-ce qu'il y aurait un groupe/artiste qui t'aurait largement influencé dans ta musique?

 

Plein. J'ai écouté beaucoup de musique anglo saxonne, beaucoup de pop rock, très peu de chanson française, à part Miossec ou Tiersen. J'aime beaucoup la scène belge aussi. Mais parmi les artistes qui m'ont le plus influencés, je citerais tout de même Damien Rice pour la perfection de ses compositions et Death cab for cutie, un groupe pop rock Américain.

 

 

As-tu des projets pour "The last morning soundtrack"?

 

Je suis actuellement en plein préparation d'album. J'enregistre au mois d'août au studio du Faune, près de Rennes, là où Moriarty a enregistré son premier album.

La sortie est prévu début 2010. Et plein de concerts j'espère pour l'année 2009/2010 ! A bon entendeur ;)

 

 

Et une devise, en as-tu une?

 

Se donner les moyens.

 

 

Pour finir, un message à faire passer, une anecdote...?

 

Un remerciement plutôt. A tous les internautes qui me suivent depuis le début et qui m'ont encouragés et m'encouragent encore ! En particulier Agnès, Juliette et Nathalie !

 

Par Léonie et Sab'
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Samedi 3 octobre 2009


Interview de Marion, Mathieu et Guillaume


Racontez-nous la rencontre? La formation? Le nom?


Mathieu (guitare-chant) : Marion et moi nous sommes rencontrés  au lycée et avons commencé à faire de la musique ensemble. Puis j'ai rencontré Guillaume à la fac . On a alors décidé de faire de la musique tous les 3, Guillaume à la batterie, Marion à la basse, moi à la guitare. Pour ce qui est du nom, j'étais en cours de littérature avec Adrien, le batteur des Dodoz, et on a trouvé ce nom ensemble.


Quelle a été votre première scène?

Guillaume: Ca s'est passé à la Ferme de Cinquante à Ramonville en mai 2008  .



Comment s'est-elle passée?

Marion: On a été mauvais! On a mal géré notre son...la première fois c'est toujours impressionnant! on espère s'être amélioré depuis.



Quelle est la chanson de votre répertoire que vous préférez jouer sur scène?

Marion: Celle que je préfère jouer s'appelle "Patricia" parce qu'on fait participer le public.
Guillaume: "Oriental Midday", parce que c'est moi qui commence (je suis narcissique et alors?)
Mathieu: "Nothing but blood" pour faire chier Marion parce qu'elle est obligée de se désaccorder! Lol



Quel est d'après vous le groupe qui a le plus d'influence dans votre musique?


Guillaume: Il n'y en a pas un en particulier: pour la guitare c'est plutôt ACDC, et la batterie Téléphone (Richaaaaard!!!)



Dans quel univers musical avez-vous grandi?


Marion: Du côté de mon père c'était plutôt rock, mélange de Black Sabbath, Neil Young ou Led Zep', et du côté de ma mère, Bruel et Obispo!
Guillaume: Plutôt rock: Téléphone, ACDC, Blondie, the police U2...
Mathieu: Mon père m'a fait connaître les Stones et les Beatles! j'ai eu un passage métal (Slipknot), et maintenant c'est plutôt rock des années 70.



Quels sont vos meilleurs souvenirs de groupe jusqu'à présent? Une anecdote ou autre...

Guillaume: Notre première date au Saint des Seins, il y avait beaucoup de monde et une super ambiance!
Marion: Moi aussi c'est cette date-là! et sinon en dehors de la scène, c'est les trajets dans la voiture de guillaume, coincée à l'arrière entre les amplis et la batterie!
Mathieu: notre deuxième date au Saint des Seins, j'avais un HF à la guitare, et j'ai commencé le concert sur le bar en feu!(voir video myspace )


Avez-vous des projets? Un clip? Un EP? ou autres?

Marion: C'est en projet, on cherche un créneau pour entrer en studio mais les études prennent beaucoup de temps...


Et les études dans tout ça?


Marion: Je suis en prépa littéraire.
Mathieu et Guillaume: Le Mirail en grève!!!!


Que vouliez-vous faire comme métier quand vous étiez petits?

Guillaume: je voulais faire chef des policiers le matin et médecin l'après-midi!
Mathieu: je voulais être Batman!
Marion: et moi je voulais être chanteuse des Spice Girls!


Dans le groupe qui est le/la plus:


Timide:
Aucun de nous en particulier, on a tous les 3 une présence scénique différente.
Joyeux(se) :sur scène c'est Guillaume, toujours le sourire aux lèvres!
Marrant : Tout dépend qui est réceptif aux blagues douteuses et aux jeux de mots. exemple: le plancher m'a parlé, il s'appelle Fège: c'est le Sol-fège...(hahaha!)
Fou/folle : Guillaume et Mathieu
Tête-en-l'air : idem... Lol

Votre chanson "My girl" a été inspirée de quoi? Dans quelles circonstances a-t-elle été composée? et qui a écrit les paroles et composé la musique?


Mathieu: Cette chanson a été composée pour Marion...je pensais à elle, dans ma chambre, tout seul...


Pour finir, une anecdote à raconter? Un message à faire passer?...


Marion et Guillaume: Mathieu si tu pouvais arrêter d'être pessimiste avant les concerts!!  On voudrait également remercier la fac du Mirail, sans laquelle on n'en serrait pas là où on en est aujourd'hui!
Par Léonie et Sab'
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Samedi 19 septembre 2009



Interview de Sab & Léo
(Créatrices de Some Are on the Way. pour les un ans de SAW)

Pourquoi Some Are on the Way ?

Alors, Some Are on the Way, c'est pas correct en anglais, mais nous on voulait dire : "certains sont sur le chemin"
Du coup c'est pour dire : nous on est sur notre chemin, on va rencontrer plusieurs groupes, tous différents, mais enfin de compte on se rencontre sur le même chemin.


Où est-ce qu'on peut vous retrouver ?


Sab’ : Sur le site someareontheway.overblog.com , tout le monde peut nous envoyer un mail à l‘adresse indiquée sur le blog. Il y a aussi notre myspace qui a été tout refait cet été avec un nouveau logo, et puis après les téléphones on ne les donne pas encore haha, on prend contact avec nous, puis on voit à partir de là.


Je sais que vous êtes deux pour gérer le webzine, présente ta complice et toi même ?


Sab’ : Léonie alias Léo, 14 ans, elle est passionnée de musique, c'est elle qui est à l'origine du webzine.
Léo : Sabrine alias Sab‘, 14ans passionnée de musique…. et on très sympathique aussi haha !!!


Explique-nous quels sont vos différents rôles ?

Sab’ : Avec Léo on est au même niveau, on fait exactement la même choses dans notre webzine, c'est à dire que l'on prend contact avec les groupes, on voit suivant s'ils nous répondent, on prépare notre interview. Et puis, on s'occupe de la mise en page, du myspace.. On essaye d'écouter un maximum de groupe et puis on voit à partir de là. Et si l'une n'est pas d'accord, faut modifier avec elle, on fait vraiment les truc à deux, on n‘hésite vraiment pas à dire ce que l‘on pense concrètement.


Grande complicité entre vous deux ?


Sab' : Voilà, on se dit que si on fait chacune notre truc dans notre coin et bien ça ne marchera pas, obligatoirement l'une ou l'autre ne va pas aimer donc on essaye de se consulter au max.


Pourquoi avoir choisi le créneaux de l'Internet ?


Sab’ : Parce que déjà l'Internet tout le monde y accède,on va dire que l'on peut avoir accès à un plus grand nombre de personnes et puis les groupes aussi sont plus sur internet.
Moi j'habite au Maroc pour l‘instant, c'est pas vraiment pratique pour rencontrer les groupes du coup l'Internet me facilite vraiment la tâche.
On peut vraiment parler avec eux, savoir ce qu'ils font et puis même pour les interviews c'est vachement plus pratique.
Avec skype et tous les autres moyens qu’on a pour communiquer, c'est plus facile et plus sympa…
Mais bon, dès qu’on en a la possibilité, on essaye de rencontrer en réel le groupe, ça c’est clair!
En fait comme c'est pas encore notre vrai métier (on espère que ça le sera), on se débrouille comme on peut, les magazines sur papier ça revient vraiment plus  cher que le webzine qui est carrément gratuit.


Combien d'interviews avez-vous réalisés ?

Sab’ : Plus d'une 40aine je crois, après il faudrait que je vérifie, c'est une bonne question.
On compte pas en fait, c'est pas un truc qu'on regarde souvent, je crois.
On fait les interviews et puis on les fait, c‘est tout, on s’amuse pas à regarder à la combientième interview on est, mais bon, je vais quand même aller les compter!


Expliquez-nous votre manière de travailler, comment faites vous pour découvrir les artistes, les approcher etc…


Sab’ : On se promène sur les myspace, facebook etc…ou parfois ce sont les groupes qui viennent à nous! Mais dans tous les cas, il y a toujours des amis à nous qui nous disent :
Léo :  "oh tiens j'ai trouvé ce nouveau groupe, il claque !"…
Sab’ : Nous on est curieuses donc on va écouter, si ça nous plait on ajoute le groupe dans notre liste d‘amis, même s'ils acceptent pas l’invitation on envoie un mail directement pour expliquer qui nous sommes, ce qu’on fait et ce qu’on leur demande etc…
A partir du moment où le groupe accepte, on se laisse une semaine pour bien avoir le temps de choisir et trouver les questions pour le groupe, on se renseigne par rapport à leur biographie, leurs anciens concerts et leur vie de groupe.. et on essaye poser des questions plus intéressantes. On évite les questions qu'on a du leurs poser des centaines de fois, on essaye de changer un peu, de s'intéresser vraiment au groupe et à la musique et après on fait ça via msn, skype… mais skype reste le plus intéressant car on se voit et s'entend et y'a d'autre groupes qu'on a pu voir en direct et ça c'est vraiment le top !!!



Racontez moi un artiste ou groupe qui vous a particulièrement touchée et pourquoi ?

Sab’ : Je crois que c'est les Virgins, je l'ai su 10 jours avant, c'était pas possible dans ma tête que ça puisse se faire avec un groupe qui ait déjà une notorieté et du coup j'étais carrément contente, j'ai même fait 5 heures de route pour aller les voir.
Puis voilà c'était vachement sympa et même eux ils ont été très très sympa même si je ne suis pas sure qu’ils aient tout compris à mon anglais.
Ils étaient super gentils avec moi et du coup ça m'a carrément marquée, je pense que j'en m'en souviendrai.

Léo : Je crois que c'est les Dodoz car c'est le premier groupe que j’ai interviewé par Skype, je ne savais pas trop comment faire au début et au final ça s'est super bien déroulé et j’étais super contente.


Faites nous un petit résumé de votre vie :

Sab’ : Le pays le Maroc, Casablanca, la grande ville, plein de pollution, et je m'occupe comme je peux, je suis encore au collège et du coup faut bosser. Y'a pas que Some Are On The Way dans ma vie, on essaye d'allier les deux, c'est difficile mais bon, on aime ça donc on continue, ça nous fait plaisir car y a quand même des groupes avec qui on garde de bons contacts, y'en a avec qui tu peux pas parler d'autre chose que de musique et puis y'en a d'autres avec qui le contact passe tellement bien qu'on se tient vraiment bien au courant de tout ce qu'on fait et du coup ça nous donne encore plus envie de continuer dans SAOTW et de surtout pas lâcher l'affaire. On a déjà fait un an et ça s'est passé tellement vite qu'on pourrait  faire encore un an et même plus !

Léo : Le pays la France, Lille, une grande ville. Comme Sab’, je m’occupe comme je peux de Some Are on the Way en parallèle avec les cours! Pour le reste, Sab’ a très bien résumer la situation ^^



Quel sont les projets pour la rentrée 2009 de SAOTW ?

Sab’: Ils ont déjà été mis à peut près en place, y'a la nouvelle rubrique 'coup de coeur et actualité des groupes' c'est assez rapide a explique, c'est une rubrique que l’on fait avec notre partenaire Vague Rock et on parle de nos coups de coeurs et tous les groupes qui ont de l'actualité à annoncer, qu'ils hésitent pas à nous envoyer un mail en précisant que c'est pour cette rubrique et nous on essaye de leur faire un peu de place… Et puis sinon bah il va y avoir des chroniques, enfin! Et du coup voilà, ça va un peu changer des interviews et puis la nouvelle rubrique.
Léo : On commence à avoir pas mal de partenaires aussi!
Sab’ : Comme Vague Rock, Bouche a Oreille, RevealYou…


Comment vis-tu le fait de n'avoir que 14 ans et déjà des responsabilités par rapport à ce projet ?


Sab’ : Parfois j'avoue que c'est un peu compliqué parce que de temps en temps on se dit qu’on aimerait bien faire par exemple une sortie entre potes ce soir là mais t’as une interview donc tu la fais passer avant et puis c’est logique que tu fasses passer ça en premier parce que ça nous plait, ça nous tient beaucoup à cœur et puis que sans interviews on pourrait pas faire Some Are on the Way. Au début c’était un peu difficile de se familiariser avec Myspace, Overblog et tout, mais bon maintenant au bout d’un an on s’est pas mal habituée on a changé nos façons d’aborder les choses, en fait ça fait parti de notre quotidien c’est pas un truc qui nous tombe dessus comme ça en même temps c’est voulu après on va pas se plaindre parce qu’on a ça et ça a faire, on veut faire ça plus tard et du coup t’imagines si on commençait à raler des maintenant parce qu’on à des choses à faire, il faudrait même pas imaginer dans quelques années si on arrive à faire ça comme boulot. Alors tu vois, on y va, on fonce, peu importe sur qui/quoi on peut tomber, c’est pas grave, on prend ce qu’on nous donne et puis on donne sans compter et ce n’est pas grave si on n’a rien en retour, on n’y fait pas tellement attention, mais bien entendu, on est toujours carrément contente quand notre travail est reconnu quoi!   Je crois que c’est la même chose pour tout le monde.


Les amis de ton âges comprennent-ils ce que tu fais ?


Sab’ : Oui, quand on explique ils comprennent, ils sont content parce qu’on leur fait écouter de nos nouveaux groupes, mais, je ne suis pas sûre qu'ils réalisent bien ce que ça représente pour nous, qu‘on y tient réellement à ce petit truc et que c‘Est-ce qu‘on veut faire plus tard, vraiment. Ils n'arrivent pas à comprendre comment on fait pour obtenir des interviews avec les groupes etc..


Comment se comportent les artistes lorsqu'ils apprennent votre âge ?


Sab’ : Ils sont un peu étonnés, ils s'attendaient peut être pas à ça… C'est difficile à dire, on va dire un peu étonné, un peu surpris. Il faudrait leur demander, mener une petit enquête. De là où je suis, tu vois, c’est moi qui ait 14 ans, du coup,  je vois pas la différence qu'il pourrait y avoir entre quelqu'un de mon âge et plus âgé. Mais il faudrait leur demander!


Que voulez-vous pour SOME ARE ON THE WAY ?


Sab’ : Que ça continue toujours autant, qu'on se fasse de plus en plus connaître, qu’on arrive à se faire une petite  place même vraiment toute petite, ce serait le top!
Léo : De plus en plus de groupes, que de plus en plus de gens qui nous connaissent, plus de gens qui nous suivent..
On a pas mal de visites quand même on voudrait encore plus ça serait vraiment bien pour nous .


Qu'est ce que vous esperez pour SOME ARE ON THE WAY ?


Sab’ : Qu'il reste en forme, qu'il ne tombe pas malade et qu'il ne nous lâche pas comme ça ! Et pour ça, on est prête à tout, je pense, c’est pas quelque chose qu’on va lâcher de sitôt ;)
Léo :  On a pas besoin d'un énorme succès mais que ceux qui aiment le concept continuent à nous suivre.


Avez-vous un message à faire passer ?


Hmmmmmmm
Allez sur le site, nous on continue et on espère que les gens continueront à nous suivent, on essaye de se faire une place dans ce monde et que plus tard Some Are on the Way devienne un atout pour nous.
Et merci à to
i.



Ça fait quoi d'être l'interviewer interviewer ?


Ça fait vraiment bizarre car on a aucun pouvoir, c’est pas nous qui dirigeons l’interview, on sait pas quelle question on va nous poser, on est assez pris au dépourvu, je viens de réaliser qu'on fait subir ça aux autre groupes et je trouve que c'est vachement compliqué. (Après il y a l’habitude aussi, hein ;))



Interview réalisée par Jeremy du groupe BONIN OUAIB, un grand merci à lui.
Par Léonie et Sab'
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Samedi 5 septembre 2009


Interview de Pierre-Yves (chant)


Myspace





Divine Paiste, c'est depuis quand? A partir d'où? Avec qui?

 

Dans la formation actuelle, depuis 3 ans.
Avant, on jouait un peu mais juste comme ça, pour s'amuser!

Puis, il y a 3 ans, on a changé de batteur pour l'actuel et c'est là qu'on a commencé à s'y mettre plus sérieusement, donc le guitariste, le bassiste et moi (le chanteur) se conaissent depuis la primaire, et le batteur depuis le lycée. Il y a donc 3 ans.

 

 

Si vous deviez décrire "Divine Paiste" en 4 mots, ce serait quoi?

 

Alors, ça serait : Potes-Angleterre-Danser-Plaisir

 

 

Quelles sont vos influences principales?

 

Phoenix, Foals, The Strokes, Artic Monkeys, Franz Ferdinand, The Hives, The Kooks, The Subways, The Beatles, The Kinks...

Majoritairement anglais, après on écoute aussi de l'électro, du jazz, enfin des trucs assez différents.

 

 

Quel a été votre premier concert en tant que "Divine Paiste"?

 

La fête de la musique, il y a 3 ans!

 

 

Comment s'était-il passé?

 

On avait vraiment pris beaucoup de plaisir et c'est ça qui nous a donné envie de continuer, après, le concert en lui même ne devait pas être très fulgurant!

 


Comment vos proches réagissent par rapport à votre passion pour la musique?

 

Ils nous supportent vraiment et ils acceptent de plus en plus l'idée que nous puissions peut être un jour tenter de nous lancer vraiment dans la musique!

 

 

Un bon point pour vous ça, non ?

 

C'est sur! Encore faut-il qu'on est le public pour pouvoir vraiment se lancer^^ On y travaille en tout cas :)

 

 

Comment est née la chanson "Fire at will"?

 

Il y a eu le riff de guitare en premier. Ensuite pour l'histoire, c'est venu en regardant la série SKINS ^^ et puis voilà, on a posé les paroles et ça a donné cette chanson :)

 

 

Quelle a été la rencontre qui vous a le plus marquée? Pourquoi?

 

David Boring et ses Naive New Beaters ^^

On a joué avec eux, il y a deux ans et il nous avait bien fait rire ^^

 

 

Pour vous qui est "The king of Rock'n'roll?

 

Elvis, of course ;)

 

 

Avez-vous des projets pour le groupe? Des actualités?

 

Ouais, là, on finit d'enregistrer ce qui va devenir un maxi EP qu'on sortira a priori le 1er novembre, on va surement tourner un clip et puis on a pas mal de dates en préparation, tout ça dans la perspective de l'enregistrement d'un album dans un an!

 

 

Quelle est la chanson que vous préférez jouer sur scène?

 

Carnival, une de nous nouvelles chansons.

 

 

Si vous ne faisiez pas partis de ce groupe, où seriez-vous en ce moment?

 

Je pense que je serais parti de Tours.
Paul n'habite plus à Tours d'ailleurs.
Les autres sont à Tours, ils passent le Bac en ce moment.

 


Vous avez fait un concert avec les BB Brunes? Racontez-nous...

 

Et bien, ça reste vraiment un très bon souvenir, c'était notre première grosse scène, une super ambiance, c'était vraiment cool!

 

 

Un concert avec le groupe Brooklyn?

 

Ouais, ils sont vraiment super sympas, d'ailleurs on a joué deux fois avec eux et à chaque fois, des bons souvenirs d'after ^^

 

 

 Une anecdote sur ces souvenirs d'after ou ce ne sont que des anecdote dossier que l'on ne doit aps dévoiler?

 

Après le premier after avec Brooklyn, on devait dormir chez une connaissance, et en rentrant on s'est retrouvé vers 4h du mat' devant chez elle, et elle ne nous a jamais ouvert.
Ah oui, Paul me dit "et sous la pluie!"
Dur... Résultat, on a pris le premier train pour rentrer sur Tours, le retour fut épique!

 

 

Avez-vous un rituel de groupes?

 

Un cri de guerre avant le concert.


Il ressemble à quoi ce cri de guerre?

 

"Merde" Original, hein? ^^

 


Comment sont les Divine Paiste avant de monter sur scène et après la scène?

 

Se faire plaisir sur scène, l'éxcitation avant de monter, après on est dans une espèce de bulle quoi, c'est plus de l'excitation.

 


Pour finir, un message à faire passer, une anecdote?

 

Bah pas vraiment, on remercie juste les personnes qui nous suivent depuis le départ et qui nous soutienne et puis on espère que les gens apprécieront notre EP, le 1er octobre :)

Par Léo et Sab'
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Jeudi 30 juillet 2009

Eths.

 

Pascal Pacaly

 

 

 

 

 

La première fois que je l’ai vue, je regardais la télé. Je n’avais pas encore compris combien j’avais besoin d’elle, besoin de rêver. Bien sûr j’en ai jamais parlé à personne, y’a des trucs que les gens comprendront jamais. Les idoles c’est pour les mômes, c’est pas sérieux qu’ils nous disent. Mais ce qu’ils pigent pas, c’est qu’on ne veut plus de ce monde, non, pas d’un monde comme ça en tout cas. Son prénom, c’était Candice. Et son groupe, c’était Eths

.

Y’a des fois ça vous rentre dans les veines, vous comprenez même pas pourquoi. C’est juste comme ça. C’était fait pour vous, elle vous parle, à vous, oui rien qu’à vous.

Vous savez, la réalité, c’est pas vraiment terrible. Surtout quand vous vous maquillez, quand vous portez des fringues différentes des autres. On vous regarde comme si vous étiez un fou alors qu’ils se rendent même pas compte que les fous c’est eux. J’ai toujours porté des fringues noires, du rimmel et du mascara sur le visage. Juste parce que j’aime ça. Un garçon qui aime ça, ouais y’en a. C’est pour ça, quand je l’ai aperçue, j’ai tout de suite compris qu’y’avait plus que ça, qu’il y avait une forme de tolérance dans ce groupe. Bien sûr, j’suis pas naïf, le maquillage ça fait aussi partie du jeu, mais qu’importe, j’voulais penser à tout sauf à ça. S’évader de ce monde absurde, c’était ça le trip.

Putain, vous dire combien j’étais chamboulé, j’pourrais pas.  Mais croyez-moi, j’suis resté figé un bon moment dans mon lit, seul à écouter la musique que l’écran déversait dans ma chambre. Ca m’a donné envie de bouger mon cul, de sortir dans ce magasin de musique deux rues en bas de chez moi. En levant le nez, j’ai vu la pluie par la fenêtre. Pour le maquillage, c’était bye-bye darling. Bienvenue en good boy et voilà. Noir toujours et chercher le fétiche dans les bacs. Le vendeur, bien sûr, c’était un crétin. Il m’a appelé le corbeau. « Eh bonjour le corbeau ! » Ouais ouais c’est ça, ta gueule pauvre con. Bref, j’ai quand même pris les skeuds même si pour le coup ça me faisait chier de lui filer mon fric à LUI.

 

J’étais sur le seuil du magasin et je regardais les gens courir comme des malades. J’avais pas de parapluie mais j’ai pas pu résister. J’ai ouvert Samantha et Tératologie et j’ai fait hyper gaffe à pas mouiller la pochette et le reste. Ah putain j’en pouvais plus. Rien que l’atmosphère qui se dégageait de la couverture, ça me faisait bander. N’empêche, la pluie redoublait et c’était bien casse-couille pour le coup. Bon, alors, c’que j’ai fait c’est que je suis allé dans ce pseudo-bar en brique dont le néon brillait rouge dans la pluie. Ca faisait classe et branché.  Je me suis dit que là-bas je pourrais regarder les disques tranquillement au sec.

Suis donc rentré au Stardust comme il s’appelait, et merde c’était drôlement bien. J’en revenais pas de ne pas connaître ce bar. Des fois, on est tellement con, qu’au lieu de rester à chialer dans son pieu, on ferait mieux d’aller mettre sa tronche dehors voir ce qu’il s’y passe. Avec un peu chance, il peut arriver que le monde soit pas si merdique. 


Sûr qu’on arrêtera  pas de me dire que je suis trop jeune pour faire ci pour faire ça mais au final faut s’en taper. L’avis des autres, ça vous fera jamais grandir. Et je connais des vieux un milliard de fois plus cons que moi. Mais là, au Stardust c’était différent. Y’avait un côté respectueux et tout que j’avais jamais vu ailleurs. Et le décor, putain ce que ça en jetait. On se serait cru en Transylvanie, vous savez ce coin chez les vampires. Bref, vous l’aurez pigé, c’était un bar goth tout ce qu’il y a de plus classe. Canapés rouges satin, tableaux de freaks et vampires, murs de pierre, chandeliers accrochés. J’trippais à mort.


La musique qui passait c’était du bon, du putain de bon son. Métal comme j’aime. Sauf que cette-fois ci, c’était pas une vulgaire radio qui crachait le morceau. Non y’avait un concert plus bas. Alors j’ai commandé un rhum et j’ai descendu l’escalier en colimaçon. La lumière se faisait de plus en plus faible et quand je suis arrivé en bas c’était le noir total. Autour de moi j’voyais de vagues ombres. Des filles, des mecs, des filles-mecs et inversement et qui riaient à gorge déployée maquillés comme des amours, comme des mannequins. Des mannequins bien hein. Y’en avait d’autres qui semblaient se tripoter et encore d’autres qui se piquaient. Tranquilles, comme si de rien était. Super étonnant. Le concert était plus au fond, fallait se frayer un chemin dans la sueur et l’alcool.

J’allais commencer à me contorsionner quand je l’ai revue. Ouais, encore. J’y croyais pas. Non mais sérieux, je comprenais plus rien à rien. Que dalle. Paumé encore plus que d’hab. Candice était là, seule, assise à une table. Un verre d’absinthe à la main, la cuillère encore dégoulinante de sucre, elle était parfaite. Comme je me l’étais toujours imaginée. J’me suis alors approché d’elle, comme un couillon, essayant d’avoir un minimum d’allure. Vous savez, genre pour pas se déchirer avant même de l’avoir ouverte. Elle m’a sourit et je lui ai demandé si je pouvais m’asseoir à sa table. Elle a hoché de la tête et je me suis posé. C’était quoi ce délire ? J’en savais que dalle. Rien de réel dans tout ce bordel, dans ma tête. J’arrêtais pas de me dire qu’il allait bientôt arriver un truc qui ferait tout foirer. En attendant, tout ça tenait encore debout. Alors ce que j’ai fait, si vous voulez savoir, c’est que je me suis pas démonté. Et on a causé toute la nuit.

 

J’étais content qu’elle me prenne pas de haut. Parce que quand on est ado, putain ce qu’on peut se foutre de votre gueule. Comme si la vérité et les sentiments n’appartenaient qu’aux vieux cons. J’avais qu’une envie, c’était de l’abreuvé de questions sur Eths et elle, et en gros, c’est un peu ce que j’ai fait. Elle m’a tout expliqué. Avec patience et gentillesse.

C’est comme ça que j’ai su qu’elle avait grandit dans la banlieue de cette ville dingue de foot, vers la mer. Sauf que son coin à elle, c’était un peu trop tranquille, mort et tout ça, et qu’au final, ça ne lui convenait pas de se laisser endormir. Au collège, c’était la seule à écouter du rock. Les autres, leur truc c’était plutôt le rap voyez. Alors bon, c’est sûr, un peu de différence ça fait pas de mal, sauf que du coup, il vous manque toujours cette étincelle qui doit foutre le feu à vos tripes. Et cette étincelle, c’est venu de Hole. J’sais pas si vous vous souvenez de ce groupe, avec la nana au chant, Courtney Love, la femme de Kurt Cobain. C’est Anaïs, sa cousine, qui lui a fait découvrir Hole. A vrai dire, comme elle était un poil plus âgée Anaïs, elle connaissait pas mal de trucs rock et Candice en profitait vachement. Alors voilà Hole. Candice elle a 13 piges et elle se prend ça dans la gueule. Un groupe de filles. Et qui jouent du rock. Le pied. Enfin les filles montrent qu’elles savant autant jouer d’une gratte qu’un mec. Forcément ça attire. Et puis, la dame Courtney, c’est pas trop une sainte, donc bon, ce côté rebelle ça déplaît pas non plus. Sauf que quand vous regardez une rock star avec les yeux d’une môme de 13 ans, après, pour le coup, c’est plus vraiment pareil. Je veux dire, quand je lui ai posé la question de ce qu’elle pensait de Miss Love maintenant, Candice m’a dit qu’ouais, elle était un peu déçue de la tournure, trop commerciale et tout. La sincérité qui fou le camp voyez. Dommage…

C’est comme ça que chaque été les deux filles se retrouvaient à la campagne. Et Anaïs lui montrait les derniers trucs cools, bien rock et tout. Et puis comme tout le monde, comme vous et moi, on saute sur le lit dans la chambre, on joue aux rock stars, on s’éclate entre filles et la vie est belle.

 

Puis arrive le tournant, le truc qui change tout. (Ouais je sais j’arrête pas de dire truc, et alors ?)

 

Bref, on est en 96 et une copine à Candice lui présente Staif et Greg. Eux, déjà, ils cherchent plus un mec et puis ils sont aussi plus Sépultura et Metallica qu’autre chose. Sauf que lors de l’audition le courant passe bien. Même Candice pour qui le hardcore au début c’est moyen, elle commence de plus en plus à aimer. Alors ils sont partis, ils en veulent à mort, le rock ça sera leur vie, c’est écrit et c’est comme ça. En plus les études, c’est pas vraiment ça pour elle. Faut dire qu’elle s'est jamais donnée à fond en cours… toujours le groupe dans un coin de la tête. Et puis même ses vieux, à force, ils finissent par la soutenir. Parce qu’ils voient qu’elle a la rage en elle et du coup, c’est une sacrée putain de bonne surprise. Parce que bon, vous connaissez le truc. « D’abord les études, après le rock bla bla bla ». Mais les tremplins rock ont beau se suivrent faut quand même pas crever la bouche ouverte. Alors pas le choix. :  Mac do, phoning, aide à domicile des personnes âgées, etc etc, voyez le genre…C’est en parlant des vieux que j’lui ai alors demandé si elle se voyait faire du rock toute sa vie. Elle a fait un peu la moue et m’a expliqué qu’en fait niveau physique, c’est hyper chaud. Je veux dire, enfin, c’est elle qui le dit, qu’en plus les femmes – je répète, c’est elle qui le dit, hein, venez pas me faire chier après avec vos crises de féminisme- niveau physique, pour ce qui est de la vie dans un groupe de rock, c’est moins costaud qu’un mec. Alors voilà, les trajets dans les bus à faire et défaire le tour de notre fichu pays et les autres un peu autour il faut quand même avoir une sacrée résistance. Puis elle m’a dit que de toute façon le rock ça marchait par cycle, par générations et ma foi, c’est pas faux tout ça voyez. J’en ai alors profité pour lui demander si être une fille dans le rock c’est chiant ou pas, par rapport aux garçons, si on est respecté pareil etc. Elle m’a répondu que c’était pas forcément dans le milieu du rock qu’on voyait du machisme. C’est surtout des gens, dans le public. Du genre on vous dit que votre performance scénique «c’est vachement bien pour une fille ». Alors qu’on devrait dire « C’est vachement bien » tout court. C’est comme tous ces mecs, ces boulets qui crient des « à poils ». Au début ça la motivait, histoire de leur montrer à ces crétins qu’ils ont tort de balancer des conneries, et qu’elle assure grave. Sauf qu’à force ça a fini par la gaver. Du coup, à ces types, elle leur demandait de venir sur scène pour lui répéter ce qu’elle disait, eh bien sûr, les types en question se dégonflaient.

 

Elle m’a alors parlé de ce groupe qui montait des tremplins rock dans la région. Y’avait plusieurs catégories dans lesquelles participer et bien sûr pas mal de groupes y allaient. C’est comme ça, à force de se dire qu’une vraie association serait bien cool pour aider un peu tout le monde, qu’à vu le jour le collectif Coriace. Eths a donc fait partie du collectif et c’est vrai que ça a permis de pas mal avancer. Enfin je dis Eths, mais je devrais plutôt dire Melting Point – point de fusion en français – car c’est comme ça qu’ils s’appelaient alors. C’est en 99, quand Guillaume est arrivé - il a d’ailleurs quitté son groupe d’alors exprès – suivi de peu de Roswell qu’ils ont décidé de changer de nom. Parce qu’un nouveau groupe était né, et il fallait lui donner une autre dimension.

 

Candice m’a expliqué qu’ils cherchaient un nom qu’ils auraient pas à « supporter » dans le futur. Du genre si t’appelles ton groupe « Forever Young », quand tu vas avoir soixante piges et que tu continues sur scène, à un moment donné, tu vas pas être super crédible quoi.  Alors Eths, si je me trompe pas – j’avais pris pas mal de rhum pour me donner un genre mais du coup j’savais plus trop où j’habitais- ça vient d’un mélange de Heths qui signifie hétéro en anglais et Hats, qui est une marque d’instruments de musique. Et ça a donné Eths.

 

Je regardais à droite et à gauche de temps en temps. Je trouvais ça beau. Oh bien sûr le spectacle d’une déchéance n’a rien de jubilatoire, voir des jeunes de mon âge se mettre minable c’est pas glorieux, c’est sûr. Pourtant, plus je les regardais et plus je me sentais comme hypnotisé par toute cette tension ambiante. Pourquoi me trouvais-je là ? Pourquoi je ne me rendais pas ? Oui j’étais comme eux. Je me sentais différent, effrayé par ce monde qui se déversait dans ma télé, dans mon lit. J’étais malheureux et j’étais heureux d’être malheureux. Ca faisait tellement cliché voyez. Oui, tellement cliché… Le romantisme absolu, un ange sans elle, déchu sur terre… un film, oui comme dans les films où le héros est si beau et son amie si jolie. Et ils arrivent jamais à se rejoindre ou juste peut-être à la fin. Le mec dégage quelque chose de tellement classe qu’on voudrait tant être à sa place. Alors oui je trouvais leur souffrance belle et pure. Oui je me disais que la mélancolie est une thérapie et qu’être différent dans un monde en implosion peut-être parfois si bon… Se laisser aller, partir divaguer dans l’absinthe, juste pour oublier, pendant quelques secondes, juste être dans une bulle, une nouvelle illusion. Mais je devais bien me rendre à l’évidence, cette fille qui criait sa rage à la télé était bien là devant moi. Et j’avais envie de tendre ma main, de lui caresser la joue. De lui dire tout ce que je n’ai jamais osé dire à une fille. Mais je me suis tu. Je ne me sentais pas du même niveau. Et puis, je ne voulais pas tout gâcher, non, je ne voulais pas me réveiller.

Alors on a continué à parler. Je buvais ces paroles et elle devait le voir. Elle avait ce terrible petit sourire en coin qui me faisait craquer. Mais il fallait que je reste concentré. Sur le groupe. Oui, je voulais en savoir un peu plus… comment on arrive en haut, tout ça… Alors y’avait déjà eu une petite démo pour une compile du collectif Coriace, mais ça servait surtout à démarcher pour des concerts dans la région. Non, le véritable premier coup, ça a été Autopsie. Un LP de sept titres. Elle m’a dit que les paroles, elle y mettait toute son âme dedans, que les mots sont pour elle hyper importants. Qu’écrire c’est donner vie, c’est une naissance qui dure des morts et des morts… d’ailleurs, la mort elle était bien présente sur le disque… sombre, goth, mystérieux… voilà l’ambiance d’Autopsie. La religion, le diable, l’esthétique des églises, y’avait un milliard de combinaisons, mais une seule atmosphère. Quand justement, je lui ai demandé si elle était croyante elle m’a dit qu’oui, mais pas comme on peut l’entendre, pas avec un dieu avec une barbe hyper longue et tout. « Y’a une force puissante qui nous a tous créé, peut-être ça nous guide, peut-être ça nous protège, mais en tout cas, on est pas là par hasard » : oh comme je la croyais…En plus, elle, ça a vraiment été spécial… je veux dire, elle a toujours admiré Mylène Farmer, et bon, cette chanteuse, niveau provoc’ et esthétisme, sur la religion justement, ça a été quelque chose…brûler la croix, la foi… et dans le même temps, Candice, sa mère, vu que c’est quelqu’un de super croyant, elle baignait avec pas mal de trucs qui lui rappelait le gars Jésus et tout ça, des crucifix, des icônes, tout ça quoi.

Autopsie, ils l’ont vendu à 4000 exemplaires, ce qui est quand même terrible pour un premier LP. Faut dire que le net, ça aide drôlement. Forums, webzines (non, myspace n’existait pas encore à l’époque…), ça vous fait connaître jusqu’à l’étranger. En tout cas hors de votre région. Du coup, avec ce bon buzz de la toile, le groupe a pu démarcher des concerts ici et là dans la France et ça lui a aussi permis d’enregistrer Samatha, un maxi six titres. Il est sorti en 2001. Et là ça a été une autre découverte. J’veux parler du studio. Candice m’a dit que ça avait bien duré trois mois cette histoire-là et que bon, au début c’est bien joli tout ça, la technologie et tout, mais à la fin, ça les gavait tous un peu beaucoup voyez. Rester tout le temps enfermé, c’est hyper lourd, hyper dur. Et ça laisse des traces… Parce que forcément on découvre mieux les caractères de chacun et bon, des fois, c’est pas toujours facile à gérer… c’est pire qu’un couple ce truc. Un couple, on est deux, mais un groupe, on est quatre, cinq, des fois plus. Mais pas de regrets, par ce qui déconstruit permet aussi de construire…

En tout cas, Samantha, le LP, il a vachement bien été accueilli. Les gens venaient de plus en plus nombreux aux concerts et le groupe voyageait maintenant un peu partout en Europe, au Portugal, en Belgique par exemple. Parce contre, la tournée, à la fin, c’était même plus une tournée. Un an et demi ça a duré. Ouais, rien que ça. Du coup, obligé, physiquement et mentalement ça a trinqué un peu. Après, heureusement y’a des supers souvenirs. Candice m’a raconté que son plus beau concert de cette tournée c’était la date qu’y avait eu chez eux à Marseille. Les amis, la famille, tout ça. Et le public qui scande le nom du groupe juste avant de monter sur scène…

 

Plus je lui parlais et plus je me rendais compte que quelque chose clochait dans cette histoire. Pas celle du groupe, non, celle que je vivais dans ce pub gothique. Des fois, Candice, je la voyais jeter des clins d’œil avec des types en blouse blanche et des tas d’appareils bizarres dans leurs mains et sur leur tête. Y’en a même un qui avait du sang sur sa blouse. Ou alors c’était de l’alcool. Quand j’ai demandé à Candice pourquoi elle faisait ces clins d’œil, elle m’a répondu qu’elle ne voyait pas ce que je voulais dire, que je devais me tromper. Qu’elle s’intéressait qu’à moi. Mouais, ça faisait quand même bizarre. Elle me connaissait pas, enfin juste depuis une heure, et voilà qu’elle s’intéressait à moi. Non, vraiment, je savais pas encore quoi, mais y’avait un truc pas net. A la fin j’ai su de quoi il retournait. Mais on n’est pas encore à la fin. Pour l’instant, je me concentre sur le groupe… parce que c’est super important ce qu’il se passe après Samantha.

Après Samantha c’est Sôma. Et Soma, c’est de la douleur et du bonheur. Pour le coup, l’enregistrement se fait un coup à Paris, un coup dans le sud.  Des fois à Paris, il leur arrivaient même de dormir sur place. Et comme il arrivait aussi qu’ils enregistrent les voix et les instruments pas au même moment, ça a fini par les éloigner tout ça. Tant physiquement que sentimentalement. Et puis Candice elle me dit que pour elle, émotionnellement, un enregistrement c’est hyper éprouvant. Faut y mettre tout ce qu’on a dans ses tripes, et ce à chaque prise voyez. Et il faut donner beaucoup et peu de temps. C’est ça le plus dur. Et puis c’est vrai qu’elle est un peu intimidée des fois Candice, que tous ces gens la regardent, la dévisagent…. Quelque part ça bloque, ça bloque ce côté d’elle qui est poussé à l’extrême, cette rage, cette violence qu’elle libère à chaque prise. Sans parler du maquillage. Le maquillage c’est important et pas important qu’elle me dit. C’est sûr, quand elle était ado, elle arrêtait pas de s’en mettre partout partout, mais ça agit comme un masque devant une réalité, un putain de monde qui est trop triste. Après, faut pas oublier le cœur, l’être sous le maquillage…paraît que fallait l’entendre pester lors des séances de maquillage… du temps perdu, du temps perdu ! Mais c’est le jeu et bien jouer fait parti du métier…

L’album il a vraiment bien marché…et bon faut dire que le groupe l’espérait, faut pas se le cacher. A un moment donné, si tu fais partie d’un groupe, c’est pour qu’un max de gens écoutent ce que tu as à dire… et ça a suivi. Les salles dans lesquelles ils jouaient étaient de plus en plus grandes… comme l’Olympia à Paris, ou lors du festival de Bourges… et puis je sais pas trop pourquoi mais on est revenu sur le fait d’être une nana dans le milieu rock et tout et là elle m’a dit, qu’ouais, quelque part, ça aide pas mal d’être la chanteuse. C’est comme une accroche. Seulement faut pas rester sur ça, faut pas que les gens se cantonnent juste à une fille sexy et désirable (fut un temps où j’aurais dit « bonne » mais convenez quand même que ça fait pas classe… surtout devant tout le monde !). C’est comme ces jeunes demoiselles, ces ados qui se retrouvent dans son « personnage », à Candice. Des filles pleines de rêves télégéniques et un peu perdues aussi et qui lui écrivent comment le monde est sale comment les gens sont cons. Alors bien sûr c’est super touchant de voir que pas mal de ces filles vous prennent pour grande sœur et tout, mais à force ça pèse drôlement sur ce qu’on écrit. On se dit faut faire gaffe à pas raconter n’importe quoi. Sauf que ça s’arrête pas là. Des fois, on veut être trop gentil et aider et puis on se rend compte que déjà on a assez de sa propre vie à gérer alors gérer les problèmes des autres, c’est plus possible au final. Surtout que des fois, comme ça finit toujours par se savoir que Candice, elle est cool tout ça, elle aide etc, ben, y’en a qui hésitent pas à inventer des histoires juste pour lui parler. Et là ça devient carrément du n’importe quoi. C’est pour ça que même si c’est dur, faut savoir mettre des barrières, des limites. Parce qu’après on se noie dans un paquet d’histoires et on s’en sort jamais, où alors super stressé. Et c’est pas le but, même si, il est vrai, ça fait super plaisir de voir que vos textes et votre musique touchent vraiment les gens.

 

Bon, là, ça devient complètement dingue cette histoire…et je suis sûr que c’est pas à cause de l’alcool…parce que ça s’est passé sous mes propres yeux…là-bas, au fond de la salle où se déroule le concert – en fait je suis de moins en moins sûr que c’est un concert – j’entends un type… euh, quelqu’un plutôt, et qui braille comme un mort qu’on réveillerait, où euh, plutôt l’inverse, bref qui gueule comme c’est pas permis. Et bon, cette personne, cet être je l’ai pas vu longtemps. Il ou elle voulait traverser la foule, comme pour s’enfuir de là voyez, sauf que les gens ont pas voulu. Ils l’ont attrapé et retenu, et d’un coup sec, relancé vers l’arrière. J’ai bientôt plus vu qu’une main, une vague main qui a disparu après quelques secondes…flippant je vous jure, flippant…Pourquoi les gens l’avaient ramené à son point de départ s’il ne voulait pas y aller ? Qu’est-ce qu’était cet endroit finalement ? Je me posais de plus en plus de questions et j’allais me lever pour jeter un œil vers la supposée scène quand Candice me tira doucement la manche de ma veste pour me faire rasseoir. Bien joué. Néanmoins, si je fais le malin là devant vous, je la ramenais pas autant devant mon interlocutrice d’un soir…surtout que ce qu’elle me racontait maintenant, on voyait trop que ça la touchait plus que tout ce qu’elle avait pu me dire avant…

En fait, elle me parlait de la séparation du groupe, qu’elle le sentait, que tout le monde sentait venir. Ca s’est passé en juin 2006, le 8 pour être exact. Et là ça a été une vraie déchirure, pas un truc pour de faux voyez. Non, là c’était des années et des années de camaraderie qui partaient en fumée. Des souvenirs, des tas de souvenirs qui revenaient à la mémoire… Tellement de concerts géniaux, tellement d’émotion, de frissons… Candice m’a

dit que c’était un passage obligé… soit elle arrêtait le groupe, soit elle continuait, mais sans eux, Guillaume et Roswell. Et bon, eux, ils avaient bien compris tout ça, je veux dire que leur place n’était plus là. Qu’il fallait se séparer, comme un divorce en fait. On s’aime encore mais ensemble c’était plus possible.

Faut pas croire pour autant que la page s’est tournée facilement. Pendant plusieurs mois, ça a été une belle tempête dans la tête de tout le monde….fallait donc faire une pause, obligé. Souffler, oui souffler et prendre du recul. Pour revenir encore plus fort. Et c’est ce qui est arrivé. Bon, au début, pour composer, à trois, ça a pas été la joie, loin de là. Quand l’équilibre est rompu, c’est vachement dur de pas tomber dans le vide. C’est pour ça que le dernier album, ça c’est pas mal fait à trois donc, mais avec tout ce qui est ordi et machins trucs technologiques qu’il y a dans les studios. Et puis après, y’a eu Pierre du groupe Lofofora et des membres de Tripod et Fischer qui sont venus donner un sacré coup de main. Puis comme fallait bien partir sur les routes avec des membres qui seraient présents et investis dans le groupe à un milliard de pour cent (au moins)  et vu que avec Matt et Shob ça passait plutôt bien, du coup, eux aussi sont rentrés dans la bande. Matt et Shob ce sont des mecs qui sont dans le milieu de la musique depuis un bon bout de temps, c’est pour ça, quand s’est présentée l’occase de participer à l’aventure, impossible de résister !

Alors voilà, le dernier album, il s’appelle Tératologie ( pour éviter d’aller chercher le dico, je vais vous le dire, tératologie, ce sont ceux qui étudient les monstres, les freaks). Faut savoir que dans cet album y’a des textes qui parlent de la séparation. Trop douloureux pour pas cracher le morceau. Sauf que pour le coup, ça parle des gens qui ont jugé le groupe, les membres je veux dire. Qui se permettaient de donner leur avis sur la situation, la séparation. Et ça, je crois, ça les a quand même bien gonflés. C’est vrai quoi, c’est votre vie privée quelque part. Les gens de toute façon, c’est toujours comme ça, ça se permet de critiquer alors qu’ils pigent rien à rien au fond du problème parce que voyez, ils sont pas dans la bulle. Après c’est sûr c’est facile de dire ça et ça, sauf que c’est faux. C’est pour ça qu’Eths a tenu à remettre les pendules à l’heure. Ils ont dit qu’ils avaient pas besoin de se justifier, que ce qui est à l’intérieur de leur cercle doit le rester et basta. Moi je suis d’accord. Ca vous plairait qu’un type aille vous dire comment vous devez vous comporter avec votre petite amie ? Qu’il fasse intrusion et qu’il vous dise que vous assurez que dalle à cause de ça que tu sais pas faire ou encore ça ou ça ? Perso, j’aimerais pas trop. Mais vraiment pas trop du tout quoi.

En tout cas à l’heure où je vous parle le groupe doit sûrement faire un concert ici où là et vider ses tripes sur scène. Comme toujours. Comme je les aime. Ca peut vous sembler bizarre que je sache pas où ils en sont. Mais c’est normal. Parce que je flotte un peu dans les airs et que je me vois d’en haut, comme si j’étais à hauteur du plafond du pub. Là seule chose dont je me souvienne vraiment, c’est Candice qui faisait un signe de tête aux types en blouse blanche. Les mecs sont alors arrivés à notre table et ni une ni deux ils m’ont choppé par-dessous les bras et m’ont emmené sur cette table d’opération que je croyais comme un con être une scène. Alors de là où je suis je comprends mieux les choses maintenant. Y’a Matt et Staif ils sont en train de farfouiller des trucs dans mon cerveau ( ils trouveront pas grand chose auraient dit mes parents ) tandis que Greg et Shob eux ils s’occupent de faire des expériences avec mon cœur et euh…bah vu de là, et d’après ce que je sais des choses de mon corps, on dirait bien mon foie…Ils le pèsent, le mesure, y plantes des tas d’électrodes juste pour voir comment je réagis. Ou du moins comment mon cadavre réagit.

Et Candice dans tout ça me direz-vous ? Celle dont j’étais quasi tombé amoureux dans l’écran alors que je m’ennuyais à mourir dans mon lit, que faisait-elle ? Ma foi, elle chantait… elle chantait sous un énorme panneau en bois sur lequel était écrit Tératologie.

Ouais, je sais, facile. Sauf que c’est pas des conneries. En fait, ils se trouvaient tous dans une sorte de petit chapiteau rouge et alors que mon âme se faisait la malle je découvrais derrière ce même chapiteau plein d’autres cadavres atrocement mutilés. Dont le type que j’avais vu essayant de fuir. Je comprenais maintenant que certains cris n’étaient pas ceux d’un public assoiffé d’expériences interdites, mais aussi ceux de ces pauvres malheureux que le groupe exposait aux yeux de tous.

Par contre, y’avait quand même un truc que j’ai toujours pas pigé. Candice, elle était donc sur scène et … et même temps elle était aussi assise devant la table, seule. Bon alors, au même moment, la porte s’est ouverte, un type s’est approché d’elle. Avait-elle une jumelle ou était-elle un freak elle-même ? Un freak qui se serait…dédoublé ? Allez comprendre… Par contre, le type, il avait l’air aussi stupide et ahuri que moi quand je suis entré dans ce fichu pub. Mauvais plan hein ? En tout cas, sûr que ça allait être un nouveau fan qui allait passer un moment inoubliable avec le groupe.

Par Sab'
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Vendredi 17 juillet 2009

Asyl. 

 

Pascal Pacaly

 

 

 

 

 

J’étais sur le seuil de ma porte et je regardais la ville s’activer dans les rues. Enfin, quand je dis activer, en même temps, y’avait pas grand monde. Le froid poussait bien trop vite, comme une faiblesse chez les poètes, comme une vitrine qui s’enrhume… Mais les lumières des lampadaires, les néons roses et verts, je trouvais ça beau. Je voyais la lumière en face, dans les murs, dans les briques et je matais les amoureux chez eux, dans le lit, en train de baiser ou de faire l’amour, allez savoir. Y’avait aussi leurs voisins qui se disputaient en vieux schnocks sur quoi regarder à la télé ce soir. Ca réchauffait ce que ça pouvait. Il me restait qu’une nouvelle à écrire pour le tome 2 et ça serait fini. Encore un an de boulot qui foutrait le camp. Et le vent emporterait tout. Il embrasserait le néant et m’emporterait avec lui. 

[…]

 A
syl, je me souviens, je leur ai pas mal couru après. Le temps de trouver une ligne fixe. Celle du téléphone, pas l’autre. Alors, avec Antoine, on s’est parlé un petit bout temps et il m’a raconté pas mal de trucs sur le groupe.
 Je les connaissais depuis cet EP avec la pochette sur laquelle y’a une femme à poil qui porte un masque noir. Mais derrière le masque, qu’est-ce qui se cachait ?


 L
es mecs ils sont tous de La Rochelle, cette ville vers la mer. Depuis tout gamin ils traînaient dans les mêmes bacs à sables et centres sociaux. Oh, ils se connaissaient pas forcément intimement, mais de vue comme on dit. Vous savez comment ça se passe. On se croise, on a des bandes, et dit ça et ça de lui ou lui. Ou d’elle. 
Tout ça jusqu’au collège. Au début, Antoine et Matthieu, ils se sentent que moyen. Parce qu’on est ado, qu’on a chacun son groupe et que son groupe au collège, c’est sacré. Ca permet de s’affirmer et tout le reste. N’empêche. L’école. C’est les premières bribes de liberté. Rock Nirvana, Iron Maiden. Les gars portent des tee-shirts qui en jètent et c’est cool. On existe pour de bon. Enfin. Nirvana donc. La révélation pour Antoine. Et pas mal d’autres. 

   
U
n pote skateur lui ramène des cassettes audio de l’ange blondinet, et là ça part en vrille. Des mélodies et une telle puissance. Le mélange d’une si douce rage. Et crier, hurler contre le système, la rébellion qui parle, qu’on écoute, qu’on voudrait tant suivre… Lui a tout compris. Il donnera envie. Ca sera la basse pour Antoine. Même si les parents, ils comprennent pas toujours, à force, ça viendra. Et aujourd’hui, le son, chez eux, c’est parfois les reines de l’âge de pierre qu’on entend… Le fils a gagné. Le temps était de son côté.
Viens le lycée. Avec Matthieu, le truc passe enfin. Zic zic en mode pote. Mais pas encore Asyl. Asyl qui viendra avec les frères Benjamin et Nicolas, respectivement on ze batterie et on ze guitare hero. En 95. Et Manu à côté qui chante. Asyl, qu’est-ce que ça veut dire ? Mmmh, si je vous le dis pas vous trouverez jamais… asyl, c’est une race de coqs de combat… ouais, ouais carrément. Des fois, quand on est ado, on est hard. Et on va chercher le truc barré. Qu’on garde. 


A
ntoine est maintenant dans Asyl. Asyl, s’il aime bien, c’est parce que c’est une vraie bande de potes, pas des mecs qui sont là pour épater les filles du lycée et qui voudraient que… Enfin, bon, si elles veulent, personne s’enfuira non plus. Faut pas pousser. Non, Antoine, il me dit, qu’outre se retrouver entre potes, le truc c’est qu’au début, il était juste là pour apprendre de la basse, que c’était pas son groupe principal. Mais tout change peu à peu, parce que l’amitié est toujours la plus forte. D’ailleurs Matthieu y viendra lui aussi. Parce que Manu, c’est plus ça. Des fois, les caractères c’est chaud et c’est casse-couille à gérer. Et comme en général on est pas sur terre pour ce prendre la tête, on efface l’ardoise et on recommence. Sans Manu et avec Matthieu à qui on a proposé le micro.
Sauf que Matthieu y passera. On y coupe pas à ces choses-là chez Asyl. Une cagoule en forme d’acceptation, de bizutage. Les premiers concerts se feront donc avec ce truc noir vissé sur la tête. Comme le FLNC. Avec les flingues en moins. Jusqu’au jour où il l’enlèvera, pour faire partie du gang maintenant. Ouais ouais je sais, un peu euh hum…spécial tout ça, non ? Alors tout le monde se retrouvera dans cet internat, à squatter ici et là. Parler de rien et tout, comme un peu ado, un peu punk sur les bords. Parler de Nirvana, la cause commune. De se dire que c’est un bien beau gâchis un mec comme ça qui se pète la gueule. Oui, la musique pour refaire le monde. Ce putain de monde qui demande qu’à exploser. Emportant nos corps dans la danse. 


[…]

B
ref, Asyl donc. Le groupe au lycée et qui fait des concerts ici et là pour se faire la main. Et des souvenirs dans le coffre-fort. Comme cette fois au Riboul’Dingue, où y’a dans le groupe un mec de 13 ans, et qu’il faut demander la permission aux parents. Parce que dans 
cette fichue société, si t’as pas tes 18 t’es prisonnier de ton sort tu vois. Pourtant si le groupe c’est super important, c’est pas encore à la vie à la mort. Les études, ces trucs avec des profs pour rentrer un peu plus fort, un peu plus profond dans le système, il faut encore en croquer davantage. Ils se retrouveront alors tous les week-ends, pour rester à la barre du bateau, mais pour Nico ça sera la fac, Matthieu le conservatoire, Benjamin l’internat et Antoine les Beaux-Arts.


P
riorité aux études donc. Et là ça rigole plus. On fini tous à +3 + 4 et c’est l’heure des comptes. Quoi ? Qu’est-ce qu’on fait ? Les gens, qu’est-ce qu’ils disent ? Que le groupe a quelque chose, un bon son et plus que ça. Alors on fait quoi ? On se lance dans l’aventure et adieu les bancs et les tableaux ? Pas d’hésitation. Ce sera rock rock rock. And roll. Et pas autre chose. Plus jamais. Bien sûr, derrière, y’en a qui feront la tronche. Papa maman pas contents. Mais après tout, et si on avait vraiment qu’une vie ?


L
a case Paris. Impossible d’y échapper. Mais en passant. Antoine, lui Paris, c’est pas ça. Manque de nature, de naturel. Mais les médias sont là. Et il faut jouer. Jouer jouer à n’en plus finir. […]

E
t ils y arrivent. Parce que la roue tourne et qu’on s’y donne pour ça. 2005. Maintenant, les Franco, c’est sur la grande scène. Ni plus ni moins. Parce que le bouche à oreille, parce que le nom passe et repasse. Elles viendront donc. Elles viendront donc y pointer leur bout du nez, les maisons de disques, et les labels. Mais le mariage n’est pas forcément un hommage. Faut pas se noyer tout de suite. Choisir la bonne fiancée et continuer. Because Music sera celle-là. 
Et pourquoi ?


P
ourquoi ? Parce que ç’est du vrai. Qu’on fait pas de la lèche pour les coucher. C’est après The Darkness, à L’Olympia que le mec, celui du label, viendra les voir. Il leur dit que c’est bon ce qu’ils font, mais qu’il reste du boulot aussi. Ils sont séduits mutuellement mais on ne se ment pas. Et c’est qui compte. Pas de « je vais faire de vous des stars ». Pas de poudre d’illusion qui s’essouffle au premier vent. Alors la mise pour eux. The Darkness, quand même, c’est pas rien. Comme Blink-182, au Zénith. Ouais, ceux de l’United State of America. Les emo-boys, pour une première partie. Pas le même style, mais ça se refuse pas. Si tu veux grandir il faut aller au front, s’inverser juste un instant dans le cours du temps. Et affronter ces gens. Ces gens à contre-courant. En mode Blink et pas forcément Asyl. Alors on sifflera, on applaudira. Mais on s’en fichera pas. Et c’est bien ça l’important. Ne pas laisser indifférent et leur rentrer dedans, leur montrer qu’on est encore vivant. Blink viendra les saluer. Sympa. Y’en a qui ont pas leur niveau de notoriété pour un dixième et qui te snobe…Pour le groupe, ce genre de concert, c’est apprendre, comprendre, oui, comment ça se passe tout ça, en haut. Gérer l’événement, le public, les instruments, son stress… oui on en ressort différent.

[…]

E
t le public suit. Et les médias suivent. Antoine me dit que les médias, faut faire gaffe et pas gaffe. Qu’une bonne critique ne sert à rien, que ça change pas grand chose au fond, et que ça fera pas forcément vendre. Par contre, une mauvaise critique, ça peut bien enfoncer le truc. Que c’est vraiment pas cool du tout. Mais eux, ils s’en foutent, parce qu’ils plaisent les bougres. Mêmes aux intellos convenus. Les Inrocks, Rock’n Folk, tout ça c’est bon et ça fait du bien.
Voilà, les gars ils vont bientôt sortir leur deuxième album et le plus dur maintenant, c’est de rester dans le coup. Parce que y’en aura toujours un bon milliard pour vouloir te prendre ta place au bond. Le strapontin est toujours en chaleur. Non, la réalité, ça se soigne pas.
Mais bon, en même temps, je ne me fais pas trop de soucis pour eux.


B
on voilà, je crois bien que j’ai tout dit de ce que je savais sur eux. La nouvelle est un peu courte, mais en même temps, je vais pas inventer des trucs impossibles sur eux juste pour faire genre et allonger le truc avouer que ça serait nase, mais alors vraiment super nase même que.. bon, ok j’arrête. Je sors.

 Dehors les néons se sont éteints. Les amoureux s’engueulent maintenant, et le couple d’à côté, celui qui se disputait, je les vois s’embrasser comme c’est pas permis. Comme on devrait tous le faire en fait.

C’est marrant comme les temps changent.
C’est minuit et il faut bien se pieuter un peu.

Et si vous êtes pas contents c’est pareil. 



Par Sab'
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Mardi 30 juin 2009
Hopla!

Alors voilà, une idée à germée grâce à un moment de lucidité d'une personne sympathique qui m'a donné envie de vous faire une surprise à la rentrée...
Avec l'aide d'une collaboratrice, j'ai nommée Ilona du projet Vague Rock (que vous pouvez retrouver sur Myspace et Facebook.), nous allons vous en apprendre plus sur nos coups de coeur et les petites infos pratiques des groupes, qu'en dites-vous?
Si cette nouvelle vous intrigue, enchante, impressionne, passionne, ennuie, impatiente, titille, pertube (rayez les mentions inutiles), je vous propose de nous retrouver dès la rentrée avec un premier article piquant qui vous fera découvrir le coup de coeur que nous avons eu pour un certain groupe lyonnais...!


Bonnes vacances à tous, et en attendant vous pouvez toujours attiser la curiosité de vos amis/familles ou autres sur ce que fabrique "Some are on the way"!


Musicalement,
Sab'
Par Sab'
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Samedi 27 juin 2009
Hey,

Alors voilà, les vacances d'été sont enfin là et nous allons en profiter pleinement!

Pour ce, nous ne publierons aucune interview pendant cette période, mais pour ne pas vous laisser tomber, nous allons publier deux extraits (un au mois de juillet et l'autre au mois d'août.) des tomes 1 et 2 de Rock Stories de Pascal Pacaly, qui a eu la gentillesse de nous laisser utiliser ses extraits!

Et puis, nous reviendrons en force de ces deux mois avec pour la rentrée, une interview exclusive de moi même (S@b') et Léo qui sera réalisée par Jéremy du groupe Bonin Ouaib pour les 1 ans de notre webzine Some are on the way! :)

Et bien sur beaucoup d'autres interviews, rencontres et chroniques seront mise en ligne au retour des vacances!

Encore merci à tous ceux qui nous restent fidèles et nous espérons que vous le resterez encore longtemps.

Musicalement toujours,
S@b'



PS : Nous sommes toujours à la recherche de nouveaux groupes à écouter alors si vous en faites partis, en connaisser ou autres, n'hésitez pas à nous envoyer un petit mail ou nous laisser un commentaire. =)

Voici notre flyer PUB réalisé par Pierre Faa du groupe Peppermoon :

                                               
Par Léonie et Sab'
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Samedi 27 juin 2009



Interview de Corentin, Mathieu et Clémentine.





Comment vous êtes-vous rencontrés?


On s’est rencontrés au collège, il y avait un atelier musique, on venait y jouer tous les midis. A la base on faisait tous des instruments différents. Puis on a eu l’envie de faire du rock, et on a appris sur le tas les instruments qu’on fait aujourd’hui. Et maintenant on est là.


Comment avez-vous eu l'idée de former les "Misty Socks"?

On avait donc ce petit projet à trois, on faisait des reprises. Quand on a commencé à composer, on s’est dit qu’il faudrait qu’on trouve un nom, alors on a trouvé Misty Socks


En parlant de "Misty Socks", une signification particulière? Pourquoi avoir choisi ce nom?

Il n’y a pas de sens particulier, c’est juste un nom qu’on aimait bien.


Comment se passe la composition d'un morceau au sein de votre groupe?

Généralement, quelqu’un ramène une idée : un couplet, un refrain ou juste un riff. On le joue en boucle, et on essaye de trouver d’autres parties pour ne pas avoir une chanson trop monotone. Après le challenge, c’est de structurer la chanson, de choisir l’ordre des parties. Au début on chante toujours en yaourt, et les paroles viennent souvent beaucoup plus tard, il nous est souvent arrivé de chanter des chansons nouvelles en concert pour les tester, alors qu’on n’avait pas de paroles !
En ce moment, on est entrain de composer des nouvelles chansons, et pour avoir une meilleure idée du rendu final, une fois qu’on a à peu près une structure, on en fait une maquette, avec une boite à rythme. Ca nous permet d’essayer plusieurs combinaisons de structures différentes, en écoutant directement le résultat sans le jouer, ce qui nous permet d’avoir plus de recul.



Alors dans votre groupe, nous avons: Un batteur, une bassiste, un guitariste et deux chanteurs?
Peu commun, pourquoi ce choix?


En fait, les chanteurs, la bassiste et le guitariste ne sont que deux personnes ! C’est pas vraiment un choix, on n’est pas un groupe qui se serait formé en ayant une idée précise des musiciens qu’il voudrait. On s’est rencontrés, on a joué ensemble, ça s’est fait naturellement, s’en trop s’en rendre compte. Maintenant on est tous les trois et on aime ça !


Vous avez fait plusieurs petits plateaux télé, comment se sont-ils passés?

La télé c’est marrant, c’est différent de la radio, ça se passe sur un plateau, faut passer au maquillage avant, on doit être beaux et bien habillés, et sourire tout le temps !! Nous ça nous a bien plus, à chaque fois il y avait une bonne ambiance, on en refera ! En plus on fait des lives acoustiques juste voix-guitare. La première fois qu’on l’a fait, quand on est arrivés on ne savait pas quelle chanson jouer. Pour finir on a joué Demons, on n’avait même pas joué cette chanson en concert avant, on venait tout juste de finir d’écrire les paroles. Comme Clémentine a une meilleure mémoire pour les paroles elle s’en souvenait bien, par contre Corentin n’y arrivait pas trop aux balances, et ça faisait stresser Clem ! Mais ça s’est bien passé finalement.



Que ressentez-vous lorsque vous êtes sur scène? Pouvez-vous nous décrire...


Tout va très vite et tout va bien. C’est des moments on a l’impression de vivre à fond. On ne stresse pas vraiment, on est juste super excités d’aller en découdre sur scène. On aime ça. Ce qu’on aime aussi c’est avant les concerts, quand on part le midi, on charge le camion, on raconte des blagues avec Loveless, notre ingé son, on prend la route et on se sent bien. On a super envie de faire des tournées dans le futur.


Dans quel univers musical avez-vous grandi?

Quand on était petit nos parents écoutaient tous des vinyles  des années 70. Les parents de Clem s’était pop-folk, pour Mathieu et Corentin, s’était plus rock et rock progressif. On a grandi là dedans. C’est pour la plupart des disques qu’on apprécie toujours, pourtant on trouve que la musique qu’on fait est différente de ces disques là. D’ailleurs pas mal de gens nous comparent à des groupes indés des années 80-90, c’est marrant parce que c’est presque toujours des groupes qu’on ne connaît pas.


Quel est le premier concert que vous êtes allés voir? Quel âge aviez-vous?


Les premiers qu’on a été voir sans nos parents, on était au collège. Mathieu et Corentin c’était M à Amphitéa à Angers et Clem s’était Renaud dans la même salle.


De quoi vous inspirez-vous le plus souvent pour vos chansons?

Musicalement, quand on compose, on fait abstraction des chansons d’autres groupes qu’on connait. En fait ce qu’on essaye de faire, c’est d’écrire des chansons où les gens ne peuvent pas se dire : «Ce passage là c’est super pompé sur Muse, Radiohead… » . Et ce qui nous fait plaisir c’est qu’on ne nous as jamais fait cette réflexion pour des morceaux en particulier. 


Et les études dans tout ça?

Mathieu est en BTS électrotechnique à Nantes, Clem est en BTS audiovisuel montage à Montaigu et Corentin est en fac de physique à Angers.



Si vous ne faisiez pas parti des "Misty Socks" que seriez-vous en train de faire en ce moment?


En fait, si on ne s’était pas rencontrés on ne serait peut-être pas à faire de la musique dans un autre groupe. C’est vraiment le fait d’avoir un groupe, de composer des chansons, de faire des concerts qui nous a motivé pour faire de la musique. Mais maintenant qu’on y a gouté, on pense qu’on ne pourra pas s’en passer.
Alors ce qu’on aurait fait s’il n’y avait pas Misty Socks, on n’en sait rien. Probablement pas grand-chose !



Vous avez été parrainé par Stephane Martin? Expliquez-nous comment cela s'est fait? Grâce à quoi?


On n’a pas été parrainé  par Stéphane Martin, mais par le Chabada (Salle de concert d’Angers) dont Stéphane est le programmateur. En fait on a commencé par faire un tremplin « on stage » au chabada, où on a rencontré Stéphane qui nous a conseillé de présenter un dossier pour le parrainage 2008.
On l’a fait, et on a été retenu !
Pendant le parrainage, on a eu des filages au Chabada (le filage, c’est le travail de création d’un concert sur scène) avec des intervenants, des cours de chant, des stages basse-baterie, beaucoup de conseil de développement…
Ca a été une très bonne année pour nous. On a appris plein de choses et on a pris beaucoup de plaisir.


Vous avez sorti un nouvel EP "Demons"? Comment sa sortie s'est-elle passée?


Il n’est pas vraiment nouveau, on l’a enregistré en septembre 2008 et c’était plutôt un EP promotionnel ; il nous a servi à démarché et on en a vendu quelques-uns à la fin des concerts. On a eu de bons retours sur ce disque. Le titre Demons a été diffusé sur Ouï Fm, Radio Néo, et pas mal de radios locales et webs radios.



Des projets pour plus tard? Un album? Un clip? De nouveaux titres?


On vient d’enregistrer un nouveau 3 titres en écoute sur notre myspace, un clip pourquoi pas mais on n’y a pas vraiment réfléchi. Et pour l’album, il faut attendre d’avoir un label !



Pour finir, un message à faire passer, une anecdote...?


On a déjà raconté pas mal de choses, on a plus rien à dire ! Sinon qu’il faut venir nous voir en concert !



Nos prochaines dates :

Le 27 juin à Paris pour le festival « libre comme l’art » à la Bellevilloise
Le 25 juillet à Brétignolle sur mer pour le festival « Rock’n’beer »
Le 28 août à Cholet pour l’été cigale avec les Pony Pony Run Run
Le 5 septembre au festival de Turquant


Par Léonie et Sab'
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Vendredi 19 juin 2009



Interview de Pierre et Iris.





Pour commencer, racontez-nous votre rencontre? Qui a eu l'idée du groupe?


Pierre : En 2005, je faisais des chansons depuis quelques années déjà, et j'avais l'impression de tourner en rond, de ne pas arriver à épanouir mon projet. J'avais confusément l'impression qu'il manquait des pièces du puzzle. J'ai cherché un guitariste, et mon amie Mélissa m'a présenté Benoît, avec qui j'ai commencé à bosser des maquettes. Son jeu souligne bien le côté pop des chansons, en leur donnant un meilleur balancement rythmique. Et puis c'est quelqu'un de très carré, qui m'apprend patiemment à me cadrer - livré à moi-même, je suis vite brouillon. Peu de temps après, en décembre 2005, j'ai été voir ma copine Buzy à la Boule Noire. À la fin du concert, un autre copain de Buzy m'a présenté sa filleule «qui veut devenir chanteuse». Et c'était Iris. Je lui ai trouvé une bonne tête, quelque chose de très frais. Elle m'a envoyé une maquette avec sa voix quelques semaines plus tard, et la voix m'a plu. Je me suis dit "Essayons". Iris est venue chez moi, on a fait un premier essai sur "Nos ballades", qui a été très convaincant. Sans le faire exprès, mon arrangement était parfait pour sa voix, pour son timbre, il y avait une osmose évidente. Et voilà...
Iris : C'est vrai, c'était un hasard ce soir là, j'ai eu beaucoup de chance de rencontrer Pierre. Le courant est passé très vite. A cette époque je tenais un cahier de vie où tous les gens qui m'entouraient pouvaient écrire. Ce soir là Pierre m'a dessiné un œil (en rapport avec mon prénom j'imagine) et ça m'a plu, ça changeait des petits mots un peu débiles genre "c'est super de t'avoir rencontré!". Effectivement, les premières prises son se sont bien passé, j'étais très à l'aise avec Pierre et tout son univers de livres, de photos, de piano... J'ai rencontré Benoit plus tard, lors des préparations de notre premier concert au "Café de la Danse".


Comment se passe la composition d'un morceau?


Pierre : Je me mets au piano, je rêve, je cherche des accords dont la couleur me parle. Je cherche une lumière particulière dans la musique. Une mélodie que je retiens, que j'ai envie de rejouer mille fois... Quand je tiens une mélodie, en général, il y a des mots dedans, à moi de les dénicher. Dans une musique, il y a forcément une ambiance, des images... on sait tout de suite si ça évoque plutôt la nuit, en ville, ou bien un jour d'été, en plein air... à partir de là, des mots commencent à venir. Parfois très vite. Parfois très lentement. Ça peut prendre dix minutes ou des années... Pour l'instant, j'ai composé tout seul la majorité des chansons. Mais pour la suite, c'est très ouvert. Benoît compose des choses très intéressantes, on a commencé à écrire ensemble des titres pour des interprètes, et certains pourraient très bien rentrer dans le style peppermoon.


Parlez-nous un peu de votre clip « Après l’orage »… Qui est Carol Jakob ?

Pierre : C'est une jeune réalisatrice américaine, de Philadelphie. Elle vient de finir ses études de cinéma, et j'ai repéré son "devoir de fin d'année" sur MySpace, un joli court-métrage d'animation intitulé "Layers". Cela faisait longtemps que je cherchais des images qui soulignent le côté onirique des chansons. Je ne voulais rien de terre-à-terre. J'ai eu la chance d'avoir un déplacement à faire à New-York, Carol m'y a rejoint pour que l'on se rencontre. On a bu des frappucino thé vert, au café de la librairie Kinokunya, sur Bryant Park, elle m'a montré ses premières idées, son repérage de poupées... C'était charmant. Alors j'ai décidé d'investir dans cette vidéo, au risque, de me mettre dans une situation financière très précaire, parce que je crois en son talent, et je crois aussi qu'il s'emboîte parfaitement avec ce qu'on fait. Si j'avais les moyens, je lui en aurais immédiatement commandé un autre sur "Les petits miroirs", j'ai déjà écrit un scénario d'ailleurs, qui est sous-titré "How To Fix A Broken Lake".
Iris : Avant de lui commander la vidéo de "Après l'orage", Pierre m'avait montré le travail de Carol, j'ai trouvé ça un peu sombre au début mais il y avait un vrai univers, des personnages forts, et une "patte" bien à elle. Elle a réussi à vraiment retranscrire la fraicheur et une sorte de naïveté propre à Peppermoon dans le clip. Je ne me lasse pas de le regarder, j'admire le travail minutieux, tous les details (j'en vois encore de nouveaux aujourd'hui), je crois que c'est mon côté scientifique un peu Sherlock Holmes qui ressort !


Pierre, vous avez passé 10 ans dans le journalisme, est-ce que durant ces 10 ans, vous avez toujours fait de la musique?

Pierre : Oui, mais c'était en dilettante. J'ai habité un petit studio juste au dessus du théâtre de l'Ile Saint-Louis, à Paris. C'était comique, j'entendais parfois les applaudissements, en dessous, au moment où j'accomplissais des petites taches quotidiennes. Par exemple, tu ouvres un paquet de céréales, et tu entends des applaudissements ! Marrant. J'ai fini par sympathiser avec la directrice du lieu, Muriel Silan, une femme très libre, très éclairée, qui m'a laissé les clefs du théâtre. J'y ai fait quelques soirées pour les amis, comme ça... et puis mes petites chansons commençaient à plaire, on m'encourageait... C'est seulement depuis 2005 que les choses ont pris un tour plus professionnel, quand j'ai placé mes premières chansons à des interprètes - "Un mot pour ça" pour Buzy, notamment.


Pour continuer, quelle a été votre plus belle rencontre dans votre carrière de journaliste?


Pierre : Il y a des artistes dont on est fan, et avec qui, malgré tout, on n'a pas envie de prolonger le rendez-vous... Et puis il y en a d'autres dont on n'est pas fan, et avec qui le contact humain passe merveilleusement bien. Ce qui est magique, c'est quand on est fan de l'artiste et de la personne. Là, j'ai envie de citer Tori Amos, on a eu des conversations qui dépassaient vraiment le cadre de l'interview traditionnelle, avec elle on parle astrologie, mythologie, symboles... On n'est pas au ras des pâquerettes. Avec Sheller non plus. Il m'a fait notamment fait découvrir Boris Cyrulnik, bien avant que tout le monde en parle. Et puis Juliette Gréco, qui a encore tellement de séduction et d'intelligence, malgré ses 82 ans. On imagine le charme redoutable qu'elle a du avoir...


Et vous, Iris, que faisiez-vous avant ce groupe?

Iris : Finalement quand j'ai rencontré Pierre je finissais mes études. Je venais de passer mon bac S (rien de très artistique le dedans!). Mes parents m'ont souvent dit : "travaille bien et plus tard tu feras ce que tu veux", ça n'est pas tombé dans l'oreille d'une sourde ! Avec mon bac en poche, me voilà en formation professionnelle de musique. Avant Peppermoon, j'ai joué comme beaucoup d'adolescents, dans des groupes de rock et j'ai surtout enormément aimé une de mes prof de musique qui s'appellait Melle Ducastelle, elle ne nous faisait pas jouer de flûte : premier bon point, elle avait un vrai coté rock'n'roll, un jour pour calmer la classe : elle est montée sur son bureau avec ses enormes Doc Marteens et a hurlé, ça a été radical! Elle a été la première à m'encourager sur la voix du chant, c'est un peu grace à elle que je chante aujourd'hui...


Parlez-nous d'une chanson française qui vous tient à cœur et expliquez-nous pourquoi?


Iris : Je choisirais "Je t'ai dans la peau" écrite par Gilbert Becaud pour Edith Piaf. C'est une très belle chanson d'amour pleine de sensualité et assez droit au but. Cette chanson à été reprise plus tard par Jean Louis Aubert rien qu'avec une guitare. Elle me met toujours des frissons dans le dos, d'ailleurs je la chante des que j'en ai l'occasion. Si je devais en choisir une autre, je choisirais "Porte" by Pierre Faa, c'est vrai je suis une grande fan!
Pierre : Je ne connais pas du tout le travail de Gilbert Bécaud, je dois dire - c'est peut-être un tort. Je pourrais citer plein de chansons d'artistes très connus, de Gainsbourg, Hardy, Sheller... mais j'ai envie de citer mon amie Barbara Carlotti, parce qu'elle est en plein épanouissement artistique, elle a plus besoin d'être citée qu'une star installée. Et puis j'aime vraiment beaucoup son écriture, notamment la chanson "Mon corps alangui", dans son premier album "Les lys brisés". J'aime ses rimes précises, littéraires, son influence des poètes de la fin du XIXème siècle.



Votre album « Nos Ballades » est disponible sur I-tunes, comment se passe sa sortie ? Y’aurait-il un message que vous aimeriez faire passer à travers cet album ?

Pierre : C'est terriblement lent de sortir un album... Ça devrait être plus léger, plus drôle... Je regrette cet état de fait. J'espère un futur où l'on pourra sortir des albums plus vite, s'adresser directement à son public sur le web et basta. Ça simplifiera bien des choses. Sinon, j'espère que le titre "Nos ballades" portera ses promesses. Le texte est conçu de façon à pouvoir s'appliquer aux deux orthographes du mot... "balade" ou "ballade". Ambiguïté volontaire. Des chansons comme des chemins... Pourvu qu'elles nous fassent voyager !
Iris : J'ai eu la chance d'avoir une place plus "légère" que Pierre dans l'élaboration de cet album (en tant que producteur, il a du voir une face plus administrative que moi) c'est pourquoi je suis juste RAVIE de cette sortie. Peppermoon me permet régulièrement de voyager et de découvrir de nouveaux lieux, de nouvelles cultures. C'est vraiment une grande chance. Nous partons le 11 Juin pour Londres, nous revenons tout juste d'
Amsterdam...



En parlant d’album, s'il fallait sauver un seul disque? Et s'il fallait en jeter un?


Iris : Je sauverais "Rubber Soul" des Beatles car cet album a bercé mon enfance (c'était mon premier disque). Pierre : Ma première idée serait "from the choirgirl hotel", de Tori Amos. Mais après coup, je pense aussi à "Fan Dance" de Sam Phillips. Argh !!


Quel est le morceau ultra connu que vous pourriez reprendre sans hésitation? Pourquoi?


Pierre : A priori, je suis plutôt partisan de reprises de chansons méconnues. Si l'on s'en tient au répertoire francophone, je ne sais pas... peut-être "Le Sud" de Nino Ferrer. Cent fois repris... mais toujours, indiscutablement, une très, très belle chanson. Et je me sentirais capable d'en faire un arrangement cohérent avec le style peppermoon.


Maintenant, nous allons parler un peu de vos chansons... Pour chaque titre présent sur votre myspace, je vais vous poser des questions, c'est parti!
"Les petits miroirs" : Dans quelles circonstances a-t-elle été composée?
Quelle a été votre source d'inspiration pour cette chanson?
Pourquoi avoir choisi des miroirs pour parler d'une "histoire d'amour"?
Pourquoi ce titre?
Est-ce qu'il représente quelque chose en particulier?


Pierre : Quand on aime quelqu'un, c'est souvent (voire toujours) qu'il nous renvoie une bonne image de nous-mêmes. Sa compagnie nous confirme nos propres valeurs, nos propres choix de vie. Voilà, déjà, il y a ce constat de base. Est-ce qu'on peut aimer autre chose que notre propre "confirmation narcissique" dans les yeux de l'autre ? Est-ce que l'on peut traverser le miroir ? Difficile à dire... C'est l'affaire d'une vie entière... Ensuite, un des rares films que je peux voir et revoir avec la même admiration, c'est "Orphée" de Cocteau. Où l'on traverse les miroirs, pour passer du monde de la vie au monde de la mort... Je me demande si les gens perçoivent tout ça dans le texte, parce que ça reste une petite chanson pop légère, à première vue. Mais c'est très bien comme ça. Il y a une légèreté dans la forme, un côté acidulé. Et si on y regarde de plus près, il y a aussi du sens, ce ne sont pas juste des mots jetés dans un chapeau et mis là pour faire joli. On a eu un très gentil message du parolier Jacques Duvall, sur notre MySpace, qui adore ce titre et le qualifie carrément de "standard". Venant de quelqu'un comme lui, ça me touche particulièrement - je suis très fan de ses textes pour Chamfort, comme "Souris puisque c'est grave" et "Qu'est-ce que t'as fait de mes idées noires ?", entre autres.


 "Nos ballades": Dans quelles circonstances a-t-elle été composée?
Quelle a été votre source d'inspiration pour cette chanson?


Pierre : C'était en mars 2001, j'étais dans un nouvel appartement tout blanc et tout vide. J'avais une vague attirance pour une jeune musicienne que je voyais souvent... il était évident que nous n'étions pas sur le même chemin de vie, et malgré tout, je nous ai imaginé ensemble, dans un univers parallèle. Ce qu'on aurait pu faire et aimer ensemble... Et je lui ai offert en cadeau d'anniversaire. Elle a bien aimé, je crois. Mais depuis, elle évolue dans d'autres sphères, elle est partie loin... C'est venu d'elle, donc, de ce qu'elle m'inspirait, de sa poésie à elle, et de la volonté de lui faire un joli petit cadeau. Mais il y a aussi d'autres souvenirs qui sont venus s'en mêler. Je n'ai jamais été à Greenwich avec elle, par exemple, ce détail là vient d'une autre histoire...


"Le thé": Dans quelles circonstances a-t-elle été composée?
Quelle a été votre source d'inspiration pour cette chanson?
Pourquoi avoir choisi du thé comme boisson et pas une autre?
Est-ce que ce titre représente quelque chose en particulier?


Pierre : Oh, c'est une bête chanson de rejet amoureux. On se prend un rateau, on miaule un peu sur son sort, voilà. Il y a tellement de chansons comme ça... C'est comme le gémissement d'un animal, en plus sophistiqué. Avec le recul, il est évident que cette fille avait terriblement raison. Mon chemin n'était pas par là... Pas du tout... Si mon désir d'alors s'était réalisé, ma vie aurait sans doute été beaucoup plus ennuyeuse. C'est curieux de voir comme les rejets nous obligent à évoluer, à grandir, à aller voir un peu plus loin ce qui se passe.


"Un coin tranquille a Shibuya": Dans quelles circonstances a-t-elle été composée?
Quelle a été votre source d'inspiration pour cette chanson?
Vous parlez à un moment de la ville d'Essaouira au Maroc, vous y êtes allés?
Des souvenirs en particulier?
Est-ce que ce titre représente quelque chose en particulier?


Pierre : C'est un texte sur le fait de représenter une différence, à l'intérieur d'un groupe donné... Être l'électron libre... Mais pas pour s'exclure de la communauté. On veut rester là, on veut faire partie du mouvement, mais à sa façon, en tant qu'individu. Exprimer sa différence, c'est une générosité pour le groupe, c'est un enrichissement. Je pense à mes amis gothiques comme Stathis, qui passe des heures à se préparer un look avant de sortir, je trouve ça très beau comme façon d'être. C'est vraiment comme s'il faisait de lui-même une œuvre d'art, gratuite, offerte, pour qu'il se passe quelque chose, qu'il y ait quelque chose à voir dans le paysage urbain. Il porte sa sensibilité comme un drapeau, c'est là, c'est donné. Pour illustrer cette idée de différence, je fais cette liste d'images : "Un coin tranquille à Shibuya", "Une colombe à Guernica"... et donc, comme tu l'as noté "Un peu d'ombre à Essaouira". Je n'ai été qu'une fois au Maroc, à Marrakech et Essaouira. C'était bien de fuir Noël, que je déteste, et de partir au soleil pour conjurer le vilain hiver parisien. J'ai beaucoup écrit à Essaouira, en buvant du thé à la menthe... J'aime le vent, le bleu et le blanc donc j'étais bien servi. Je me sentais comme sur une île... En partant, à l'aéroport de Marrakech, un marocain m'a demandé "Alors, où tu étais ?". J'ai dit "Essaouira", et il m'a répondu en riant : "Ah ouais, 75021 !". C'est vrai qu'il y avait beaucoup de parisiens. Ce n'est pas forcément ce que j'y ai préféré.



"Barcelone": Dans quelles circonstances a-t-elle été composée?
Quelle a été votre source d'inspiration pour cette chanson?
Pourquoi Barcelone?
Un souvenir en particulier?
Une anecdote?


Pierre : Je suis un garçon du Nord, élevé par des grands-parents Flamands et Polonais. En Espagne, je me sens souvent en retrait. Les Espagnols trouvent les parisiens un peu froids et distants. C'est peut-être vrai. On se livre moins vite. On est plus sur la défensive, à cause de plein de choses... à commencer par le climat ! Alors "Barcelone", c'est ça... Il y a un personnage qui a vécu des choses pas faciles, c'est flou mais on le devine, et qui vient là pour se laver la tête, pour être dans un nouveau décor. Il est un peu dans sa bulle, mais la chaleur lui fait du bien... J'ai souvent été à Barcelone, qui est une ville très "amicale", je dirais. Et je réalise maintenant, en répondant à ta question, que c'était mon premier voyage à l'étranger, à 11 ans...



Dans quel pays étranger êtes-vous allés pour la première fois ?


Iris : Ma première destination fut la Martinique : j'avais 6 mois... Je ne me souviens de rien ! Par contre mon premier souvenir de voyage est très bref mais très précis : nous étions à Tahiti (eh oui, mes parents préféraient voyager que d'avoir de belles voitures !), je devais avoir 2 ans : je revois un magnifique coucher de soleil comme il peut il y en avoir là-bas, j'étais dans une maison sur pilotis avec une petite lampe à huile qui pendait, encore aujourd'hui je pourrais faire un plan détaillé de cette petite maison...



Et pour finir, je vous laisse la parole....

Iris : J'aimerais juste te dire Bravo et Merci pour ce beau projet qui est le tien et celui de ton amie Léonie. Pierre : Merci Sabrine, pour ton temps et ton écoute. Je t'ai déjà dit tout le bien que je pense de ta démarche, donc je ne me répéterai pas ici. Pour finir, je dirais juste que l'on prépare déjà le deuxième peppermoon. On a pratiquement toutes les chansons, il ne reste qu'à boucler les arrangements en fait. Je suis en train de finir mon album solo, et après je me remets sur peppermoon. Je vais y passer l'été. On fera en sorte que le deuxième album paraisse plus vite que le premier !!
Par Léonie et Sab'
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Mercredi 3 juin 2009


Interview de Matthias, Fabrice et Simon.





Que veut dire "droppER"?


Mathias : ça veut dire ..euhh... qu'est ce que ça peut bien vouloir dire ..
Simon : Demandez à Fab il va tout vous dire ... c'est lui qui trouvé le nom !
Fabrice : ça veux dire « compte gouttes »... aucune raison particulière...


Comment vous êtes-vous rencontrés?


Mathias : Par une petite annonce banale de Simon
Fabrice : Exactement, une annonce..
Simon : Ouai une annonce pour Mathias mais Fab et moi on s'est connu par l'intermédire de notre boulot comme quoi ça aura servis à quelque chose d'aller bosser.


Est-ce que l'un d'entre vous s'est mis à jouer d'un instrument pour le groupe?


Mathias :Oui je pense ...
Simon : hmmm.. pas moi en tout cas et toi Fab?
Fabrice : non


Quelle a été votre première scène? Racontez-nous.


Mathias : Je passe, je n'étais pas là!
Simon: La toute première .. Une fête de la musique à Bouaye !! à l'époque droppER se cherchait encore et pis on a trouvés Mathias !
Fabrice : Fête de la musique ... c'etait different de maintenant, concert pas trop mal pour un premier...
Simon : Ouai c'est vrai c'était pas mal tu te rappel on fesait une reprise de Virago à l'époque .


Comment procedez-vous pour la composition d'un morceau?


Mathias : Simon propose, je dispose, Fabrice impose !
Simon : j'aurais pas dit mieux .
Fabrice : les compos viennent beaucoup de Simon, et puis aussi en répette, pas mal d'impro !


Quel est votre morceau que vous préferez jouer sur scène? Pourquoi?

Fabrice : Je n'ai pas de preference, j'aime les jouer tous, le principal c'est qu'il y est cette alchimie entre nous trois sur scène, que l'on se fasse plaisir, et que les gens qui viennent nous voir puisse le ressentir!
Simon : Moi perso j'aime bien SOng-01 et Waste je trouve que ce sont des morceaux qui sonne sur scène avec beaucoup d'énergie .
Mathias : le meilleur doit rester à venir j'espère ...


Si vous deviez faire la musique d'une série, ce serait laquelle? Pourquoi?
 
Mathias : Beverley hills, pour aller aux états unis et me sentir beau comme eux... je ne sais pas répondre ... mais je vais sincèrement me pencher sur le sujet et en parler avec Fabrice et Simon


Quel était votre univers musical étant plus petits?

Simon : Pour ma part j'ai grandit entre Lennon & Mc Cartney de bon parents je dirais .
Mathias : il était complexe ... je ne comprenais pas la musique ... je crois que je n'aimais pas la musique, cen'était pas mon truc...
Fabrice : les clash, madness, pixies et puis le hardcore, le jazz, le rock dans tous ces etats! j'ecoutais et j'ecoute beaucoup de musique de tous styles!



Quels sont d'après vous les groupes qui ont le plus d'influence dans votre musique?


Simon : Radiohead a changer beaucoup de choses pour moi !
Fabrice : Pj harvey, Radiohead également sont des groupes que j'ecoute beaucoup!
Mathias : U2 définitivement pour moi


Avez-vous d'autres passions que la musique?

Fabrice : Le cinema, pas vraiment une passion, mais j'y vais regulierement, j'aime beaucoup le "côté visuel"!
Mathias : Dormir


Pour l'instant, quelle a été la rencontre qui vous a le plus marquée?


Mathias : Julie....
Simon : Briscard ! c'est mon Gourou
Fabrice : La rencontre avec Simon et Mathias, des personnes en qui j'ai entierement confiance, et avec qui j'ai envie que l'aventure droppER, continue, encore et toujours !
Simon : ça c'est dit !!



Avez-vous une devise, si oui, laquelle?

Mathias : Tout ce que vous savez est faux
Simon : Je dirais : "Faut trancher !!" je pense que ça résume bien droppER tu penses quoi Fab ?
Fabrice : comment t'dire, il faut TRANCHER!



Avez-vous des projets de groupe?

Fabrice : Pour le moment, j'ai vraiment envie de m'investir a fond dans droppER; j'aimerai monter un projet autour de la basse, mais rien de defini pour le moment!
Mathias :Oui un groupe de musique qui jouerait avec la lente cadence des gouttes d'eau qui tombent sur les ruelles désertes de la ville
 


Pour finir, un message à faire passer...

Mathias : merci d'écouter notre musique et pas ce que je dis
Simon : Ouai carrement moi j'ai truc à dire .. allez écouter notre nouveau 6 titres "You want a lie " dispo sur notre page myspace !! ---> http://www.myspace.com/dropperlegroupe et merci à toute l'équipe de SAW .

Par Léonie et Sab'
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Vendredi 8 mai 2009


Interview de Fred aidé par Beno et Jeremy

Myspace



Un groupe de musique composé de 7 membres, ce n’est pas courant, expliquez-nous un peu la rencontre, l’origine et la formation de « Léonie » ?

 

Fred : Euh…L’origine ce serait plutôt qu’en fait au début on était 4 (Fred, Marc, Beno et Abel) à faire parti d’un autre groupe avec d’autres personnes. Ensuite on a fait d’autres rencontres, et on s’est retrouvés a 8 puis à 7 parce qu’on voulait garder une formation assez riche et on a créée « Léonie » !

Pour la formation, à la base je suis violoniste mais je faisais de la batterie donc je suis retourné au violon ! Mon frère (Marc) fait de la trompette, et donc il nous fallait compléter la section cuivre, on a trouvé Mumu au trombone. On trouve ensuite les instruments traditionnels d’un groupe de Pop Rock ! Beno et Luis aux Guitares, Jérémy à la batterie et Dam’s à la basse !

 

 

La question qui doit revenir souvent, « Léonie » pourquoi avoir choisi ce prénom ?

 

Fred : On s’est dit qu’il fallait inventer une vraie raison et comme on n’avait pas encore trouvé comment s’appeler, alors on s’est dit avec mon frère qu’on allait peut être choisir un nom de fille pour un groupe de mec, que c’était pas mal, et puis on a choisit en fonction des prénoms des filles que l’on connaissait et on trouvait qu’au final « Léonie » ça sonnait plutôt bien !

 

 

Vous avez passé 2 semaines en studio, comment les avez-vous vécues ?

 

Fred : En fait, ce n’était pas la première fois, c’était la deuxième fois qu’on était dans ce studio, donc cette fois-ci on y allait avec moins de pression mais beaucoup plus d’ambition.
Parce que le 1er EP que l’on a fait de 5 titres était plus pour les proches, pour faire de l’autoproduction et puis pour les gens qui venaient aux concerts, pour se faire connaître au final !
Alors que là, c’est un 6 titres, qui nous servira pour démarcher auprès des maisons de disques, il fallait que ce soit niquel et mortel !
Alors on s’est vachement mis la pression et au début le type était super exigeant mais à la fin, ça nous a donné un truc super bien, et donc on était super content.

 

 

Quel est le meilleur moment et le pire que vous ayez passés en studio ?

 

Fred : Euh…le pire, je dirais que c’était avant d’aller en studio, on doit toujours faire une pré-production pour donner un aperçu au studio et cette fois-ci en fait on a pas eu le temps et donc on l’a fait super à l’arrache avec un son pourri pendant la répétition ! Et donc le pire moment en studio, ça a été lorsque l’ingé son du studio a écouté ça ! Le son était nul et on les morceaux bourrés de pains ! Il a fait une drôle de tête et nous a dit « Mais c’est pourri ! », ce qui était vrai d’ailleurs ! Il s’est bien foutu de notre gueule ce jour là !
 
Et puis pour le meilleur moment, je sais pas trop y’en a tellement, je dirais peut être les moments en cabines pour les prises de son, ou les moments de détente où on improvisait des parties de tennis/ballon dans la petite cour qui se trouvait devant le studio ou alors quand notre Inge-son montrait son c*l.
Mais le moment le plus génial, je pense que c’est lorsqu’on fait le mix, que tous les morceaux sont à plat et qu’à la fin quand on fini le mix, ça sonne super bien comme on l’imaginait !
 

(Explication du mot « mix » par Fred : En fait c’est quand on travaille les morceaux piste par piste, on travaille les sons, on règle tout, ça prend du temps mais quand tout est bien placé et que ça sonne comme on l’imaginait on peut appeler çà un mix fini.)

 

 

En parlant de votre EP, dans quel état d’esprit êtes-vous pour sa sortie ?

 

Fred : C’est un peu compliqué, parce qu’on ne va pas le sortir tout de suite, on va vraiment le bosser pour les maisons de disques, ce n’est pas le cd définitif.
On voudrait qu’une maison de disques nous remarque pour vraiment faire un album pas un EP, donc voilà on attendra les réponses.
On aimerait bien mettre toutes nos nouvelles chansons sur Myspace, mais on ne va pas le faire tout de suite, on va attendre !
En fait ce nouvel EP ce n’est pas pour vendre tout de suite, c’est pour vendre après et puis comme ça, ça sera vraiment un album où on rajoutera 6 titres en plus !

 

 

Vos textes sont en français, expliquez-nous ce choix ?

 

Fred : A la base…y’a pas vraiment…je ne sais pas vraiment pourquoi en fait !
J’écoutais pas mal de trucs en français, je ne me sentais pas d’écrire en anglais, ce n’est pas facile d’écrire en français, c’est un bon défi, j’aime bien écrire des rimes en français en faire un joli truc, en anglais c’est plus facile t’essayes de trouver deux mots qui riment du fait du yaourt entre les deux et puis voilà ! Nan je déconne.
Mais sans prétention, on voulait faire un truc en français parce que souvent les artistes qui chantent en anglais et qui sont connus sont des artistes internationaux (et puis en français, y’a moins de concurrence !) et puis les gens écoutent la plupart du temps des groupes anglais. Mais nous à la base on faisait du Rock où le chant était plus parlé du coup on voulait dire des trucs et parler en français !

 

 

Comment se passe la composition d’un morceau ?

 

Fred : Bah en fait, oui c’est moi qui fait tout, on n’est pas dans l’esprit où on se retrouve pour que chacun propose un truc, fasse ce qu’il pense.
J’arrive avec la maquette d’un morceau sur mon ordi avec les instrus et puis s’ils sont OK pour le faire, ils relèvent leur partie. Ensuite on essaye en répète et si ça rend bien on le garde, on le bosse et on l’intègre à notre Set !

 

 

Y’a-t-il des membres du groupe qui se sont mis à jouer d’un instrument pour « Léonie » ?

 

Fred : Non…non, tout le monde était déjà dans la musique. J’étais batteur et pour « Léonie » j’ai repris mon instrument principal, on a juste changé un peu…Enfin je veux dire que tout le monde n’a pas l’habitude de jouer dans les registre qu’on lui demande, y’en a qui on découvert d’autres styles. Tout le monde jouait d’un instrument au départ mais pas dans son style de prédilection. Je suis aussi passé au chant ! Sur notre MySpace et avant ce n’était pas le même chanteur !

 

 

De quoi vous inspirez-vous principalement pour vos textes et mélodies ?

 

Fred : Alors en fait, imagine le parcours du mec qui écrit ses textes, non lol.
Avant on écrivait des textes plutôt engagés, ensuite on a fait quelque chose de plus proche de nous, mais toujours dans un délire assez sombre. J’ai réfléchi et ce que je veux c’est des musiques et des textes qui nous ressemblent. Je ne vais pas me forcer à être sombre, parce qu’en fait je ne le suis pas vraiment !
On a décidé d’écrire sur ce qui nous arrive au jour le jour, par exemple sur les manifestations des étudiants qui nous touche parce qu’on a envie d’en parler.
On fait des textes plus positifs avant on avait des discours assez sombres, et puis maintenant on est en colocation tous ensembles, donc par exemple on parle des délires qu’on peut avoir ensemble, notre vie au quotidien !
On a aussi fait une chanson sur le surf parce qu’on fait du surf.
Enfin voilà, des sujets beaucoup plus proches de nous.
Beno : Sur les filles, l’amour, la tendresse, des sujets proches de nous !
Fred : Alors que la musique du départ était super sombre, on avait l’air super torturés alors qu’en fait pas du tout, alors là on a vraiment fait un truc dans la bonne humeur ( 
J), on avait envie de passer un message de bonne humeur ( J) parce qu’on n’est pas des jeunes malheureux et qu’on veut dire aux gens que l’on trouve toujours de quoi s’éclater dans la vie on n’a pas obligatoirement besoin d’être DARK !

 

 

Dans la chanson « Le jouet de l’envie », quel est le message précis que vous voulez faire passer ?

 

Fred : Euh…C’était un peu vécu mais dans comme toute les chansons, on exagère beaucoup !
Le mec est à fond sur une nana mais elle s’en fout de lui alors elle l’utilise quand elle veut ! C’est un peu du vécu !
Mais en fait, y’a pas vraiment de message, c’est plutôt une histoire qui peut arriver à n’importe quel mec avec une nana, ou à une nana avec un mec.
Beno : Ou une nana avec une nana et un mec avec un mec !
Fred : En gros, c’est une histoire qui peut arriver à tout le monde ! 
J

 

 

Quelle est la chanson de votre répertoire que vous préférez jouer sur scène ?

 

Fred : Sur scène ? Euh…c’est un peu compliqué avec les nouveaux morceaux, on ne les a pas encore testés sur scène, mais je dirais « Le jouet de l’envie », on la maitrise mieux ! Mais nos nouveaux morceaux sont tout juste intégrés dans le set et nous n’avons pas encore assez de recul pour savoir lequel nous préférons jouer !

 

 

Si l’on vous demandait de quel film aimeriez-vous faire la BO, lequel serait-ce ? Pourquoi ?

 

Fred : Euh bah…je ne sais pas ! La BO d’un film de surf ou faire la BO d’un teen movie style American Pie ou un petit Disney ! Une comédie romantique comme « Love actually » donc voilà, tout simplement parce que l’on aime ce genre de film !

 

 

Envisagez-vous des concerts dans le reste de la France ?

 

Fred : Carrément, l’idée de travailler notre nouveau set après la sortie de l’album, on envisage une tournée française, ce serait vraiment l’idéal ! Ah ah !

 

 

Parlez-nous un peu de la « Léonie Street team » ?

 

Beno : Y’en a pas encore vraiment, mais quand y’en aura une, ce sera en fait, plusieurs personnes en France qui voudront nous aider à distribuer des flyers ou des autocollants ou des affiches enfin tous les goodies quoi, à la sortie des lycées, des concerts etc.… C’est nous qui gérons le truc, mais il faut attendre la sortie de l’album et peut être qu’après ça pourra se faire !

 

 

Pour finir avez-vous un message à faire passer, une anecdote à raconter… ?

 

Fred : Une anecdote ? Non !
Beno : Notre vie est une anecdote !
Fred : Ah, la grande phrase philosophique, non sinon nous n’avons rien à dire ! ^^

 

Par Léonie et Sab'
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