The Last Morning Soundtrack, autrement dit, une vague de douceur qui nous enveloppe pour un voyage qui se présente comme agréable et à ne surtout pas rater.
Tout commence avec une petite brise qui nous souffle cet air de guitare qui se répète tout le long de la chanson. Et
voilà S. qui entame ce « Heartbeats&Headaches » avec délicatesse. Nos coups de cœur et migraines sont pour une fois enivrantes plutôt qu’encombrantes.
De petites notes retentissent et toujours cette voix qui cette fois-ci nous parle à sa façon. Le message à l’air
clair : « Il ne peut pas nous jurer qu’il est sauf. Il ne peut pas nous jurer qui il est, dans le mauvais chemin. » Mais un doute continue d’exister. Mais quand pourra-t-il nous
faire ces promesses ? Nous le saurons surement un jour ou l’autre, en attendant, nous continuons d’écouter et d’apprécier « Far-off days ».
« A silent drive with sad songs… » la voix de The Last Morning Soundtrack nous interpelle et « Empty
Frames » nous embarque pour 1minute10 dans un univers inconnu que l’on découvre avec passion et puis finalement « « , nous jette sur le bas côté, cependant
toujours en douceur.
Ce qui nous permet de nous relever rapidement pour tomber sous le charme de ces deux petites filles « Lilou et
Aimy » qui tentent de parler et qui tout au long ne cessent de redoubler d’efforts et c’est pendant ces jolies paroles qui prennent un tout autre sens après plusieurs écoutes que l’on entend
un « Allo ? ».
Un EP à écouter en toutes circonstances, que l’on peut comprendre de différentes manières suivant notre humeur. Une
liberté que The Last Morning Soundtrack nous laisse et que nous savon reconnaître.
Un seul coup de vent qui souffle au début de cet EP et qui nous emporte pour ne plus nous relacher.
Une chronique de Sabrine KHINIBILLA alias S@b'.
Interview de
Sylvain.
Comment t'es venu l'envie de monter un groupe à toi tout seul ?
Ca fait pas mal de temps que je fais de la musique, j'ai commencé très jeune par la batterie. Mais j'ai vite ressentit le besoin de jouer d'un instrument mélodique. Alors je me suis mis à pianoter un peu puis j'ai acheté une guitare acoustique. Je composais et écrivais beaucoup pour mes anciens groupes, et un peu pour moi. Rien de très sérieux, mais j'aimais beaucoup écrire.
Et puis, il y a environ 2 ans, j'ai commencé à écrire des choses qui me tenaient vraiment à coeur, mais que je voulais garder pour moi, bien rangées au fond d'un tiroir. J'ai enregistré un titre chez moi, tout seul (le titre "heartbeats and headache"), et comme j'étais plutôt content du résultat, j'ai choisi un nom "vite fait", et je l'ai posté sur myspace, pour avoir quelques avis. J'en avais parlé à personne, ni mes amis, ni ma famille. Je voulais tout simplement quelques avis de personnes que je connaissais pas et qui ne me connaissaient pas. Il était clair pour moi, que le myspace serait supprimé quelques jours plus tard ! Et puis l'enthousiasme (1000 visites la première semaine) a été tel que les gens me demandaient d'autres morceaux, alors je me suis pris au jeu et j'ai enregistré les quelques morceaux que j'avais composé.
J'ai décidé 2 mois plus tard, à la vue du nombre de visties (20 000 !!) et après avoir fait écouter à mon entourage, de rassembler des amis musiciens autour de moi pour pouvoir jouer les titres sur scène.
Pourquoi avoir choisi "The last morning soundtrack" comme nom de scène ?
Le jour où j'ai posté mon morceau sur myspace, il me fallait un nom. Je voulais rester cacher derrière un nom de projet. J'ai dans un premier temps choisi "The Last Morning Soundtrack" parce que ça sonnait bien et que c'était poétique (La bande son du dernier matin). Et puis je me suis vite rendu compte qu'il y avait un sens derrière ce petit bout de phrase.
Alors on peut le voir de deux façons différentes : l'optimiste, la fin de quelque chose de mauvais. Ou la version pessimiste, la fin de quelque chose de bien. Mais dans les deux cas, ça implique qu'on passe à autre chose...
Je suis encore partagé entre ces 2 versions. Je pense que je pourrais définitivement répondre à cette question dans quelques années !
Que faisais-tu avant ton groupe ?
J'étais, et je suis toujours d'ailleurs, batteur dans d'autres groupes.
Tu composes tous tes titres, toi même ?
Oui, j'écris les textes aussi et fait la majeure partie des arrangements.
Comment ça se passe sur scène? Comment as-tu choisi ceux qui t'accompagnent ?
Nous sommes 5 sur scène. Je me suis entouré de 4 excellents musiciens et amis qui plus est ! J'avais déjà joué avec Vincent (basse/clavier) et Valentin (Guitare électrique/glockenspiel). J'ai rencontré Laurent (batterie/percussion) il y a environ 1 an et demi et Viet (Violoncelle), nous nous sommes rencontré au tout début du projet.
Tu as sorti un premier EP, comment ce sont passés les enregistrements ?
J'ai tout enregistré tout seul, à la maison, tranquillement. J'ai même fabriqué la pochette moi même !
Est-ce que tu ressentais une certaine appréhension avant la sortie de ton EP ?
Non puisque l'accueil du public sur myspace m'a beaucoup rassuré. C'est un peu grâce à eux, tout ce qui m'arrive en ce moment. Leurs commentaires m'ont boostés, même si j'ai toujours du mal à avoir confiance en ma musique. Et puis les titres de l'EP étaient ceux du myspace, donc non, pas de réelle appréhension. Par contre, quand je met un nouveau morceau en ligne, là, je ressent beaucoup d'appréhension ! Je me demande toujours comment il va être accueilli, et si il va plaire autant que les autres !
Finalement, comment s'est-elle passée?
La sortie s'est faite uniquement sur myspace, vu que même la pochette a été faite à la main ! Pas de sortie digitale non plus. 100% indé !
Y'a-t-il un message en particulier que tu voudrais faire passer à travers cet EP (4 titres) ?
Il n'y pas de message particulier dans cet EP. C'est juste un "état des lieux", des regrets, des pensées, des blessures mis en chanson, d'où le nom de l'EP : Wounds & regrets. Après chacun y voit ce qu'il veut, et en tire les conclusions qu'il souhaite. C'est pareil, les textes peuvent être interprétés de plusieurs façons, suivant l'expérience de chacun.
Cet univers très enfantin et mélancolique à la fois, d'où te vient-il ?
Je ne suis pas du tout un nostalgique de l'enfance, au contraire même ! L'étiquette "enfantin" qui colle un peu à The Last Morning Soundtrack doit être du à l'utilisation de jouets pour enfant et d'objets généralement assimilés à l'enfance (boite à musique, ukulélé, lettres aimantées) mais beaucoup de groupes font ça (Coco Rosie et Cocoon par exemple). Je ne veux absolument pas m'enfermer là dedans. J'utilise ces instruments parce j'aime leurs sonorités et surtout parce que c'était plus simple de les utiliser et de les enregistrer au début ! Ca ne coûte pas cher et donne un coté lumineux à ma musique.
Par contre, le côté mélancolique, je l'assume complètement, ça fait parti de moi. C'est probablement dû à mon parcours, à ma vie.
Est-ce qu'il y aurait un groupe/artiste qui t'aurait largement influencé dans ta musique?
Plein. J'ai écouté beaucoup de musique anglo saxonne, beaucoup de pop rock, très peu de chanson française, à part Miossec ou Tiersen. J'aime beaucoup la scène belge aussi. Mais parmi les artistes qui m'ont le plus influencés, je citerais tout de même Damien Rice pour la perfection de ses compositions et Death cab for cutie, un groupe pop rock Américain.
As-tu des projets pour "The last morning soundtrack"?
Je suis actuellement en plein préparation d'album. J'enregistre au mois d'août au studio du Faune, près de Rennes, là où Moriarty a enregistré son premier album.
La sortie est prévu début 2010. Et plein de concerts j'espère pour l'année 2009/2010 ! A bon entendeur ;)
Et une devise, en as-tu une?
Se donner les moyens.
Pour finir, un message à faire passer, une anecdote...?
Un remerciement plutôt. A tous les internautes qui me suivent depuis le début et qui m'ont encouragés et m'encouragent encore ! En particulier Agnès, Juliette et Nathalie !
Interview de Pierre-Yves (chant)
Divine Paiste, c'est depuis quand? A partir d'où? Avec qui?
Dans la formation actuelle, depuis 3 ans.
Avant, on jouait un peu mais juste comme ça, pour s'amuser!
Puis, il y a 3 ans, on a changé de batteur pour l'actuel et c'est là qu'on a commencé à s'y mettre plus sérieusement, donc le guitariste, le bassiste et moi (le chanteur) se conaissent depuis la primaire, et le batteur depuis le lycée. Il y a donc 3 ans.
Si vous deviez décrire "Divine Paiste" en 4 mots, ce serait quoi?
Alors, ça serait : Potes-Angleterre-Danser-Plaisir
Quelles sont vos influences principales?
Phoenix, Foals, The Strokes, Artic Monkeys, Franz Ferdinand, The Hives, The Kooks, The Subways, The Beatles, The Kinks...
Majoritairement anglais, après on écoute aussi de l'électro, du jazz, enfin des trucs assez différents.
Quel a été votre premier concert en tant que "Divine Paiste"?
La fête de la musique, il y a 3 ans!
Comment s'était-il passé?
On avait vraiment pris beaucoup de plaisir et c'est ça qui nous a donné envie de continuer, après, le concert en lui même ne devait pas être très fulgurant!
Comment vos proches réagissent par rapport à votre passion pour la musique?
Ils nous supportent vraiment et ils acceptent de plus en plus l'idée que nous puissions peut être un jour tenter de nous lancer vraiment dans la musique!
Un bon point pour vous ça, non ?
C'est sur! Encore faut-il qu'on est le public pour pouvoir vraiment se lancer^^ On y travaille en tout cas :)
Comment est née la chanson "Fire at will"?
Il y a eu le riff de guitare en premier. Ensuite pour l'histoire, c'est venu en regardant la série SKINS ^^ et puis voilà, on a posé les paroles et ça a donné cette chanson :)
Quelle a été la rencontre qui vous a le plus marquée? Pourquoi?
David Boring et ses Naive New Beaters ^^
On a joué avec eux, il y a deux ans et il nous avait bien fait rire ^^
Pour vous qui est "The king of Rock'n'roll?
Elvis, of course ;)
Avez-vous des projets pour le groupe? Des actualités?
Ouais, là, on finit d'enregistrer ce qui va devenir un maxi EP qu'on sortira a priori le 1er novembre, on va surement tourner un clip et puis on a pas mal de dates en préparation, tout ça dans la perspective de l'enregistrement d'un album dans un an!
Quelle est la chanson que vous préférez jouer sur scène?
Carnival, une de nous nouvelles chansons.
Si vous ne faisiez pas partis de ce groupe, où seriez-vous en ce moment?
Je pense que je serais parti de Tours.
Paul n'habite plus à Tours d'ailleurs.
Les autres sont à Tours, ils passent le Bac en ce moment.
Vous avez fait un concert avec les BB Brunes? Racontez-nous...
Et bien, ça reste vraiment un très bon souvenir, c'était notre première grosse scène, une super ambiance, c'était vraiment cool!
Un concert avec le groupe Brooklyn?
Ouais, ils sont vraiment super sympas, d'ailleurs on a joué deux fois avec eux et à chaque fois, des bons souvenirs d'after ^^
Une anecdote sur ces souvenirs d'after ou ce ne sont que des anecdote dossier que l'on ne doit aps dévoiler?
Après le premier after avec Brooklyn, on devait dormir chez une connaissance, et en rentrant on s'est retrouvé vers 4h du mat' devant chez elle, et elle ne nous a
jamais ouvert.
Ah oui, Paul me dit "et sous la pluie!"
Dur... Résultat, on a pris le premier train pour rentrer sur Tours, le retour fut épique!
Avez-vous un rituel de groupes?
Un cri de guerre avant le concert.
Il ressemble à quoi ce cri de guerre?
"Merde" Original, hein? ^^
Comment sont les Divine Paiste avant de monter sur scène et après la scène?
Se faire plaisir sur scène, l'éxcitation avant de monter, après on est dans une espèce de bulle quoi, c'est plus de l'excitation.
Pour finir, un message à faire passer, une anecdote?
Bah pas vraiment, on remercie juste les personnes qui nous suivent depuis le départ et qui nous soutienne et puis on espère que les gens apprécieront notre EP, le 1er octobre :)
Eths.
La première fois que je l’ai vue, je regardais la télé. Je n’avais pas encore compris combien j’avais besoin d’elle, besoin de rêver. Bien sûr j’en ai jamais parlé à personne, y’a des trucs que les gens comprendront jamais. Les idoles c’est pour les mômes, c’est pas sérieux qu’ils nous disent. Mais ce qu’ils pigent pas, c’est qu’on ne veut plus de ce monde, non, pas d’un monde comme ça en tout cas. Son prénom, c’était Candice. Et son groupe, c’était Eths
.
Y’a des fois ça vous rentre dans les veines, vous comprenez même pas pourquoi. C’est juste comme ça. C’était fait pour vous, elle vous parle, à vous, oui rien qu’à vous.
Vous savez, la réalité, c’est pas vraiment terrible. Surtout quand vous vous maquillez, quand vous portez des fringues différentes des autres. On vous regarde comme si vous étiez un fou alors qu’ils se rendent même pas compte que les fous c’est eux. J’ai toujours porté des fringues noires, du rimmel et du mascara sur le visage. Juste parce que j’aime ça. Un garçon qui aime ça, ouais y’en a. C’est pour ça, quand je l’ai aperçue, j’ai tout de suite compris qu’y’avait plus que ça, qu’il y avait une forme de tolérance dans ce groupe. Bien sûr, j’suis pas naïf, le maquillage ça fait aussi partie du jeu, mais qu’importe, j’voulais penser à tout sauf à ça. S’évader de ce monde absurde, c’était ça le trip.
Putain, vous dire combien j’étais chamboulé, j’pourrais pas. Mais croyez-moi, j’suis resté figé un bon moment dans mon lit, seul à écouter la musique que l’écran déversait dans ma chambre. Ca m’a donné envie de bouger mon cul, de sortir dans ce magasin de musique deux rues en bas de chez moi. En levant le nez, j’ai vu la pluie par la fenêtre. Pour le maquillage, c’était bye-bye darling. Bienvenue en good boy et voilà. Noir toujours et chercher le fétiche dans les bacs. Le vendeur, bien sûr, c’était un crétin. Il m’a appelé le corbeau. « Eh bonjour le corbeau ! » Ouais ouais c’est ça, ta gueule pauvre con. Bref, j’ai quand même pris les skeuds même si pour le coup ça me faisait chier de lui filer mon fric à LUI.
J’étais sur le seuil du magasin et je regardais les gens courir comme des malades. J’avais pas de parapluie mais j’ai pas pu résister. J’ai ouvert Samantha et Tératologie et j’ai fait hyper gaffe à pas mouiller la pochette et le reste. Ah putain j’en pouvais plus. Rien que l’atmosphère qui se dégageait de la couverture, ça me faisait bander. N’empêche, la pluie redoublait et c’était bien casse-couille pour le coup. Bon, alors, c’que j’ai fait c’est que je suis allé dans ce pseudo-bar en brique dont le néon brillait rouge dans la pluie. Ca faisait classe et branché. Je me suis dit que là-bas je pourrais regarder les disques tranquillement au sec.
Suis donc rentré au Stardust comme il s’appelait, et merde c’était drôlement bien. J’en revenais pas de ne pas connaître ce bar. Des fois, on est tellement con, qu’au lieu de rester à chialer dans son pieu, on ferait mieux d’aller mettre sa tronche dehors voir ce qu’il s’y passe. Avec un peu chance, il peut arriver que le monde soit pas si merdique.
Sûr qu’on arrêtera pas de me dire que je suis trop jeune pour faire ci pour faire ça mais au final faut s’en taper. L’avis des autres, ça vous fera jamais grandir. Et je connais des vieux un milliard de fois plus cons que moi. Mais là, au Stardust c’était différent. Y’avait un côté respectueux et tout que j’avais jamais vu ailleurs. Et le décor, putain ce que ça en jetait. On se serait cru en Transylvanie, vous savez ce coin chez les vampires. Bref, vous l’aurez pigé, c’était un bar goth tout ce qu’il y a de plus classe. Canapés rouges satin, tableaux de freaks et vampires, murs de pierre, chandeliers accrochés. J’trippais à mort.
La musique qui passait c’était du bon, du putain de bon son. Métal comme j’aime. Sauf que cette-fois ci, c’était pas une vulgaire radio qui crachait le morceau. Non y’avait un concert plus bas. Alors j’ai commandé un rhum et j’ai descendu l’escalier en colimaçon. La lumière se faisait de plus en plus faible et quand je suis arrivé en bas c’était le noir total. Autour de moi j’voyais de vagues ombres. Des filles, des mecs, des filles-mecs et inversement et qui riaient à gorge déployée maquillés comme des amours, comme des mannequins. Des mannequins bien hein. Y’en avait d’autres qui semblaient se tripoter et encore d’autres qui se piquaient. Tranquilles, comme si de rien était. Super étonnant. Le concert était plus au fond, fallait se frayer un chemin dans la sueur et l’alcool.
J’allais commencer à me contorsionner quand je l’ai revue. Ouais, encore. J’y croyais pas. Non mais sérieux, je comprenais plus rien à rien. Que dalle. Paumé encore plus que d’hab. Candice était là, seule, assise à une table. Un verre d’absinthe à la main, la cuillère encore dégoulinante de sucre, elle était parfaite. Comme je me l’étais toujours imaginée. J’me suis alors approché d’elle, comme un couillon, essayant d’avoir un minimum d’allure. Vous savez, genre pour pas se déchirer avant même de l’avoir ouverte. Elle m’a sourit et je lui ai demandé si je pouvais m’asseoir à sa table. Elle a hoché de la tête et je me suis posé. C’était quoi ce délire ? J’en savais que dalle. Rien de réel dans tout ce bordel, dans ma tête. J’arrêtais pas de me dire qu’il allait bientôt arriver un truc qui ferait tout foirer. En attendant, tout ça tenait encore debout. Alors ce que j’ai fait, si vous voulez savoir, c’est que je me suis pas démonté. Et on a causé toute la nuit.
J’étais content qu’elle me prenne pas de haut. Parce que quand on est ado, putain ce qu’on peut se foutre de votre gueule. Comme si la vérité et les sentiments n’appartenaient qu’aux vieux cons. J’avais qu’une envie, c’était de l’abreuvé de questions sur Eths et elle, et en gros, c’est un peu ce que j’ai fait. Elle m’a tout expliqué. Avec patience et gentillesse.
C’est comme ça que j’ai su qu’elle avait grandit dans la banlieue de cette ville dingue de foot, vers la mer. Sauf que son coin à elle, c’était un peu trop tranquille, mort et tout ça, et qu’au final, ça ne lui convenait pas de se laisser endormir. Au collège, c’était la seule à écouter du rock. Les autres, leur truc c’était plutôt le rap voyez. Alors bon, c’est sûr, un peu de différence ça fait pas de mal, sauf que du coup, il vous manque toujours cette étincelle qui doit foutre le feu à vos tripes. Et cette étincelle, c’est venu de Hole. J’sais pas si vous vous souvenez de ce groupe, avec la nana au chant, Courtney Love, la femme de Kurt Cobain. C’est Anaïs, sa cousine, qui lui a fait découvrir Hole. A vrai dire, comme elle était un poil plus âgée Anaïs, elle connaissait pas mal de trucs rock et Candice en profitait vachement. Alors voilà Hole. Candice elle a 13 piges et elle se prend ça dans la gueule. Un groupe de filles. Et qui jouent du rock. Le pied. Enfin les filles montrent qu’elles savant autant jouer d’une gratte qu’un mec. Forcément ça attire. Et puis, la dame Courtney, c’est pas trop une sainte, donc bon, ce côté rebelle ça déplaît pas non plus. Sauf que quand vous regardez une rock star avec les yeux d’une môme de 13 ans, après, pour le coup, c’est plus vraiment pareil. Je veux dire, quand je lui ai posé la question de ce qu’elle pensait de Miss Love maintenant, Candice m’a dit qu’ouais, elle était un peu déçue de la tournure, trop commerciale et tout. La sincérité qui fou le camp voyez. Dommage…
C’est comme ça que chaque été les deux filles se retrouvaient à la campagne. Et Anaïs lui montrait les derniers trucs cools, bien rock et tout. Et puis comme tout le monde, comme vous et moi, on saute sur le lit dans la chambre, on joue aux rock stars, on s’éclate entre filles et la vie est belle.
Puis arrive le tournant, le truc qui change tout. (Ouais je sais j’arrête pas de dire truc, et alors ?)
Bref, on est en 96 et une copine à Candice lui présente Staif et Greg. Eux, déjà, ils cherchent plus un mec et puis ils sont aussi plus Sépultura et Metallica qu’autre chose. Sauf que lors de l’audition le courant passe bien. Même Candice pour qui le hardcore au début c’est moyen, elle commence de plus en plus à aimer. Alors ils sont partis, ils en veulent à mort, le rock ça sera leur vie, c’est écrit et c’est comme ça. En plus les études, c’est pas vraiment ça pour elle. Faut dire qu’elle s'est jamais donnée à fond en cours… toujours le groupe dans un coin de la tête. Et puis même ses vieux, à force, ils finissent par la soutenir. Parce qu’ils voient qu’elle a la rage en elle et du coup, c’est une sacrée putain de bonne surprise. Parce que bon, vous connaissez le truc. « D’abord les études, après le rock bla bla bla ». Mais les tremplins rock ont beau se suivrent faut quand même pas crever la bouche ouverte. Alors pas le choix. : Mac do, phoning, aide à domicile des personnes âgées, etc etc, voyez le genre…C’est en parlant des vieux que j’lui ai alors demandé si elle se voyait faire du rock toute sa vie. Elle a fait un peu la moue et m’a expliqué qu’en fait niveau physique, c’est hyper chaud. Je veux dire, enfin, c’est elle qui le dit, qu’en plus les femmes – je répète, c’est elle qui le dit, hein, venez pas me faire chier après avec vos crises de féminisme- niveau physique, pour ce qui est de la vie dans un groupe de rock, c’est moins costaud qu’un mec. Alors voilà, les trajets dans les bus à faire et défaire le tour de notre fichu pays et les autres un peu autour il faut quand même avoir une sacrée résistance. Puis elle m’a dit que de toute façon le rock ça marchait par cycle, par générations et ma foi, c’est pas faux tout ça voyez. J’en ai alors profité pour lui demander si être une fille dans le rock c’est chiant ou pas, par rapport aux garçons, si on est respecté pareil etc. Elle m’a répondu que c’était pas forcément dans le milieu du rock qu’on voyait du machisme. C’est surtout des gens, dans le public. Du genre on vous dit que votre performance scénique «c’est vachement bien pour une fille ». Alors qu’on devrait dire « C’est vachement bien » tout court. C’est comme tous ces mecs, ces boulets qui crient des « à poils ». Au début ça la motivait, histoire de leur montrer à ces crétins qu’ils ont tort de balancer des conneries, et qu’elle assure grave. Sauf qu’à force ça a fini par la gaver. Du coup, à ces types, elle leur demandait de venir sur scène pour lui répéter ce qu’elle disait, eh bien sûr, les types en question se dégonflaient.
Elle m’a alors parlé de ce groupe qui montait des tremplins rock dans la région. Y’avait plusieurs catégories dans lesquelles participer et bien sûr pas mal de groupes y allaient. C’est comme ça, à force de se dire qu’une vraie association serait bien cool pour aider un peu tout le monde, qu’à vu le jour le collectif Coriace. Eths a donc fait partie du collectif et c’est vrai que ça a permis de pas mal avancer. Enfin je dis Eths, mais je devrais plutôt dire Melting Point – point de fusion en français – car c’est comme ça qu’ils s’appelaient alors. C’est en 99, quand Guillaume est arrivé - il a d’ailleurs quitté son groupe d’alors exprès – suivi de peu de Roswell qu’ils ont décidé de changer de nom. Parce qu’un nouveau groupe était né, et il fallait lui donner une autre dimension.
Candice m’a expliqué qu’ils cherchaient un nom qu’ils auraient pas à « supporter » dans le futur. Du genre si t’appelles ton groupe « Forever Young », quand tu vas avoir soixante piges et que tu continues sur scène, à un moment donné, tu vas pas être super crédible quoi. Alors Eths, si je me trompe pas – j’avais pris pas mal de rhum pour me donner un genre mais du coup j’savais plus trop où j’habitais- ça vient d’un mélange de Heths qui signifie hétéro en anglais et Hats, qui est une marque d’instruments de musique. Et ça a donné Eths.
Je regardais à droite et à gauche de temps en temps. Je trouvais ça beau. Oh bien sûr le spectacle d’une déchéance n’a rien de jubilatoire, voir des jeunes de mon âge se mettre minable c’est pas glorieux, c’est sûr. Pourtant, plus je les regardais et plus je me sentais comme hypnotisé par toute cette tension ambiante. Pourquoi me trouvais-je là ? Pourquoi je ne me rendais pas ? Oui j’étais comme eux. Je me sentais différent, effrayé par ce monde qui se déversait dans ma télé, dans mon lit. J’étais malheureux et j’étais heureux d’être malheureux. Ca faisait tellement cliché voyez. Oui, tellement cliché… Le romantisme absolu, un ange sans elle, déchu sur terre… un film, oui comme dans les films où le héros est si beau et son amie si jolie. Et ils arrivent jamais à se rejoindre ou juste peut-être à la fin. Le mec dégage quelque chose de tellement classe qu’on voudrait tant être à sa place. Alors oui je trouvais leur souffrance belle et pure. Oui je me disais que la mélancolie est une thérapie et qu’être différent dans un monde en implosion peut-être parfois si bon… Se laisser aller, partir divaguer dans l’absinthe, juste pour oublier, pendant quelques secondes, juste être dans une bulle, une nouvelle illusion. Mais je devais bien me rendre à l’évidence, cette fille qui criait sa rage à la télé était bien là devant moi. Et j’avais envie de tendre ma main, de lui caresser la joue. De lui dire tout ce que je n’ai jamais osé dire à une fille. Mais je me suis tu. Je ne me sentais pas du même niveau. Et puis, je ne voulais pas tout gâcher, non, je ne voulais pas me réveiller.
Alors on a continué à parler. Je buvais ces paroles et elle devait le voir. Elle avait ce terrible petit sourire en coin qui me faisait craquer. Mais il fallait que je reste concentré. Sur le groupe. Oui, je voulais en savoir un peu plus… comment on arrive en haut, tout ça… Alors y’avait déjà eu une petite démo pour une compile du collectif Coriace, mais ça servait surtout à démarcher pour des concerts dans la région. Non, le véritable premier coup, ça a été Autopsie. Un LP de sept titres. Elle m’a dit que les paroles, elle y mettait toute son âme dedans, que les mots sont pour elle hyper importants. Qu’écrire c’est donner vie, c’est une naissance qui dure des morts et des morts… d’ailleurs, la mort elle était bien présente sur le disque… sombre, goth, mystérieux… voilà l’ambiance d’Autopsie. La religion, le diable, l’esthétique des églises, y’avait un milliard de combinaisons, mais une seule atmosphère. Quand justement, je lui ai demandé si elle était croyante elle m’a dit qu’oui, mais pas comme on peut l’entendre, pas avec un dieu avec une barbe hyper longue et tout. « Y’a une force puissante qui nous a tous créé, peut-être ça nous guide, peut-être ça nous protège, mais en tout cas, on est pas là par hasard » : oh comme je la croyais…En plus, elle, ça a vraiment été spécial… je veux dire, elle a toujours admiré Mylène Farmer, et bon, cette chanteuse, niveau provoc’ et esthétisme, sur la religion justement, ça a été quelque chose…brûler la croix, la foi… et dans le même temps, Candice, sa mère, vu que c’est quelqu’un de super croyant, elle baignait avec pas mal de trucs qui lui rappelait le gars Jésus et tout ça, des crucifix, des icônes, tout ça quoi.
Autopsie, ils l’ont vendu à 4000 exemplaires, ce qui est quand même terrible pour un premier LP. Faut dire que le net, ça aide drôlement. Forums, webzines (non, myspace n’existait pas encore à l’époque…), ça vous fait connaître jusqu’à l’étranger. En tout cas hors de votre région. Du coup, avec ce bon buzz de la toile, le groupe a pu démarcher des concerts ici et là dans la France et ça lui a aussi permis d’enregistrer Samatha, un maxi six titres. Il est sorti en 2001. Et là ça a été une autre découverte. J’veux parler du studio. Candice m’a dit que ça avait bien duré trois mois cette histoire-là et que bon, au début c’est bien joli tout ça, la technologie et tout, mais à la fin, ça les gavait tous un peu beaucoup voyez. Rester tout le temps enfermé, c’est hyper lourd, hyper dur. Et ça laisse des traces… Parce que forcément on découvre mieux les caractères de chacun et bon, des fois, c’est pas toujours facile à gérer… c’est pire qu’un couple ce truc. Un couple, on est deux, mais un groupe, on est quatre, cinq, des fois plus. Mais pas de regrets, par ce qui déconstruit permet aussi de construire…
En tout cas, Samantha, le LP, il a vachement bien été accueilli. Les gens venaient de plus en plus nombreux aux concerts et le groupe voyageait maintenant un peu partout en Europe, au Portugal, en Belgique par exemple. Parce contre, la tournée, à la fin, c’était même plus une tournée. Un an et demi ça a duré. Ouais, rien que ça. Du coup, obligé, physiquement et mentalement ça a trinqué un peu. Après, heureusement y’a des supers souvenirs. Candice m’a raconté que son plus beau concert de cette tournée c’était la date qu’y avait eu chez eux à Marseille. Les amis, la famille, tout ça. Et le public qui scande le nom du groupe juste avant de monter sur scène…
Plus je lui parlais et plus je me rendais compte que quelque chose clochait dans cette histoire. Pas celle du groupe, non, celle que je vivais dans ce pub gothique. Des fois, Candice, je la voyais jeter des clins d’œil avec des types en blouse blanche et des tas d’appareils bizarres dans leurs mains et sur leur tête. Y’en a même un qui avait du sang sur sa blouse. Ou alors c’était de l’alcool. Quand j’ai demandé à Candice pourquoi elle faisait ces clins d’œil, elle m’a répondu qu’elle ne voyait pas ce que je voulais dire, que je devais me tromper. Qu’elle s’intéressait qu’à moi. Mouais, ça faisait quand même bizarre. Elle me connaissait pas, enfin juste depuis une heure, et voilà qu’elle s’intéressait à moi. Non, vraiment, je savais pas encore quoi, mais y’avait un truc pas net. A la fin j’ai su de quoi il retournait. Mais on n’est pas encore à la fin. Pour l’instant, je me concentre sur le groupe… parce que c’est super important ce qu’il se passe après Samantha.
Après Samantha c’est Sôma. Et Soma, c’est de la douleur et du bonheur. Pour le coup, l’enregistrement se fait un coup à Paris, un coup dans le sud. Des fois à Paris, il leur arrivaient même de dormir sur place. Et comme il arrivait aussi qu’ils enregistrent les voix et les instruments pas au même moment, ça a fini par les éloigner tout ça. Tant physiquement que sentimentalement. Et puis Candice elle me dit que pour elle, émotionnellement, un enregistrement c’est hyper éprouvant. Faut y mettre tout ce qu’on a dans ses tripes, et ce à chaque prise voyez. Et il faut donner beaucoup et peu de temps. C’est ça le plus dur. Et puis c’est vrai qu’elle est un peu intimidée des fois Candice, que tous ces gens la regardent, la dévisagent…. Quelque part ça bloque, ça bloque ce côté d’elle qui est poussé à l’extrême, cette rage, cette violence qu’elle libère à chaque prise. Sans parler du maquillage. Le maquillage c’est important et pas important qu’elle me dit. C’est sûr, quand elle était ado, elle arrêtait pas de s’en mettre partout partout, mais ça agit comme un masque devant une réalité, un putain de monde qui est trop triste. Après, faut pas oublier le cœur, l’être sous le maquillage…paraît que fallait l’entendre pester lors des séances de maquillage… du temps perdu, du temps perdu ! Mais c’est le jeu et bien jouer fait parti du métier…
L’album il a vraiment bien marché…et bon faut dire que le groupe l’espérait, faut pas se le cacher. A un moment donné, si tu fais partie d’un groupe, c’est pour qu’un max de gens écoutent ce que tu as à dire… et ça a suivi. Les salles dans lesquelles ils jouaient étaient de plus en plus grandes… comme l’Olympia à Paris, ou lors du festival de Bourges… et puis je sais pas trop pourquoi mais on est revenu sur le fait d’être une nana dans le milieu rock et tout et là elle m’a dit, qu’ouais, quelque part, ça aide pas mal d’être la chanteuse. C’est comme une accroche. Seulement faut pas rester sur ça, faut pas que les gens se cantonnent juste à une fille sexy et désirable (fut un temps où j’aurais dit « bonne » mais convenez quand même que ça fait pas classe… surtout devant tout le monde !). C’est comme ces jeunes demoiselles, ces ados qui se retrouvent dans son « personnage », à Candice. Des filles pleines de rêves télégéniques et un peu perdues aussi et qui lui écrivent comment le monde est sale comment les gens sont cons. Alors bien sûr c’est super touchant de voir que pas mal de ces filles vous prennent pour grande sœur et tout, mais à force ça pèse drôlement sur ce qu’on écrit. On se dit faut faire gaffe à pas raconter n’importe quoi. Sauf que ça s’arrête pas là. Des fois, on veut être trop gentil et aider et puis on se rend compte que déjà on a assez de sa propre vie à gérer alors gérer les problèmes des autres, c’est plus possible au final. Surtout que des fois, comme ça finit toujours par se savoir que Candice, elle est cool tout ça, elle aide etc, ben, y’en a qui hésitent pas à inventer des histoires juste pour lui parler. Et là ça devient carrément du n’importe quoi. C’est pour ça que même si c’est dur, faut savoir mettre des barrières, des limites. Parce qu’après on se noie dans un paquet d’histoires et on s’en sort jamais, où alors super stressé. Et c’est pas le but, même si, il est vrai, ça fait super plaisir de voir que vos textes et votre musique touchent vraiment les gens.
Bon, là, ça devient complètement dingue cette histoire…et je suis sûr que c’est pas à cause de l’alcool…parce que ça s’est passé sous mes propres yeux…là-bas, au fond de la salle où se déroule le concert – en fait je suis de moins en moins sûr que c’est un concert – j’entends un type… euh, quelqu’un plutôt, et qui braille comme un mort qu’on réveillerait, où euh, plutôt l’inverse, bref qui gueule comme c’est pas permis. Et bon, cette personne, cet être je l’ai pas vu longtemps. Il ou elle voulait traverser la foule, comme pour s’enfuir de là voyez, sauf que les gens ont pas voulu. Ils l’ont attrapé et retenu, et d’un coup sec, relancé vers l’arrière. J’ai bientôt plus vu qu’une main, une vague main qui a disparu après quelques secondes…flippant je vous jure, flippant…Pourquoi les gens l’avaient ramené à son point de départ s’il ne voulait pas y aller ? Qu’est-ce qu’était cet endroit finalement ? Je me posais de plus en plus de questions et j’allais me lever pour jeter un œil vers la supposée scène quand Candice me tira doucement la manche de ma veste pour me faire rasseoir. Bien joué. Néanmoins, si je fais le malin là devant vous, je la ramenais pas autant devant mon interlocutrice d’un soir…surtout que ce qu’elle me racontait maintenant, on voyait trop que ça la touchait plus que tout ce qu’elle avait pu me dire avant…
En fait, elle me parlait de la séparation du groupe, qu’elle le sentait, que tout le monde sentait venir. Ca s’est passé en juin 2006, le 8 pour être exact. Et là ça a été une vraie déchirure, pas un truc pour de faux voyez. Non, là c’était des années et des années de camaraderie qui partaient en fumée. Des souvenirs, des tas de souvenirs qui revenaient à la mémoire… Tellement de concerts géniaux, tellement d’émotion, de frissons… Candice m’a
dit que c’était un passage obligé… soit elle arrêtait le groupe, soit elle continuait, mais sans eux, Guillaume et Roswell. Et bon, eux, ils avaient bien compris tout ça, je veux dire que leur place n’était plus là. Qu’il fallait se séparer, comme un divorce en fait. On s’aime encore mais ensemble c’était plus possible.
Faut pas croire pour autant que la page s’est tournée facilement. Pendant plusieurs mois, ça a été une belle tempête dans la tête de tout le monde….fallait donc faire une pause, obligé. Souffler, oui souffler et prendre du recul. Pour revenir encore plus fort. Et c’est ce qui est arrivé. Bon, au début, pour composer, à trois, ça a pas été la joie, loin de là. Quand l’équilibre est rompu, c’est vachement dur de pas tomber dans le vide. C’est pour ça que le dernier album, ça c’est pas mal fait à trois donc, mais avec tout ce qui est ordi et machins trucs technologiques qu’il y a dans les studios. Et puis après, y’a eu Pierre du groupe Lofofora et des membres de Tripod et Fischer qui sont venus donner un sacré coup de main. Puis comme fallait bien partir sur les routes avec des membres qui seraient présents et investis dans le groupe à un milliard de pour cent (au moins) et vu que avec Matt et Shob ça passait plutôt bien, du coup, eux aussi sont rentrés dans la bande. Matt et Shob ce sont des mecs qui sont dans le milieu de la musique depuis un bon bout de temps, c’est pour ça, quand s’est présentée l’occase de participer à l’aventure, impossible de résister !
Alors voilà, le dernier album, il s’appelle Tératologie ( pour éviter d’aller chercher le dico, je vais vous le dire, tératologie, ce sont ceux qui étudient les monstres, les freaks). Faut savoir que dans cet album y’a des textes qui parlent de la séparation. Trop douloureux pour pas cracher le morceau. Sauf que pour le coup, ça parle des gens qui ont jugé le groupe, les membres je veux dire. Qui se permettaient de donner leur avis sur la situation, la séparation. Et ça, je crois, ça les a quand même bien gonflés. C’est vrai quoi, c’est votre vie privée quelque part. Les gens de toute façon, c’est toujours comme ça, ça se permet de critiquer alors qu’ils pigent rien à rien au fond du problème parce que voyez, ils sont pas dans la bulle. Après c’est sûr c’est facile de dire ça et ça, sauf que c’est faux. C’est pour ça qu’Eths a tenu à remettre les pendules à l’heure. Ils ont dit qu’ils avaient pas besoin de se justifier, que ce qui est à l’intérieur de leur cercle doit le rester et basta. Moi je suis d’accord. Ca vous plairait qu’un type aille vous dire comment vous devez vous comporter avec votre petite amie ? Qu’il fasse intrusion et qu’il vous dise que vous assurez que dalle à cause de ça que tu sais pas faire ou encore ça ou ça ? Perso, j’aimerais pas trop. Mais vraiment pas trop du tout quoi.
En tout cas à l’heure où je vous parle le groupe doit sûrement faire un concert ici où là et vider ses tripes sur scène. Comme toujours. Comme je les aime. Ca peut vous sembler bizarre que je sache pas où ils en sont. Mais c’est normal. Parce que je flotte un peu dans les airs et que je me vois d’en haut, comme si j’étais à hauteur du plafond du pub. Là seule chose dont je me souvienne vraiment, c’est Candice qui faisait un signe de tête aux types en blouse blanche. Les mecs sont alors arrivés à notre table et ni une ni deux ils m’ont choppé par-dessous les bras et m’ont emmené sur cette table d’opération que je croyais comme un con être une scène. Alors de là où je suis je comprends mieux les choses maintenant. Y’a Matt et Staif ils sont en train de farfouiller des trucs dans mon cerveau ( ils trouveront pas grand chose auraient dit mes parents ) tandis que Greg et Shob eux ils s’occupent de faire des expériences avec mon cœur et euh…bah vu de là, et d’après ce que je sais des choses de mon corps, on dirait bien mon foie…Ils le pèsent, le mesure, y plantes des tas d’électrodes juste pour voir comment je réagis. Ou du moins comment mon cadavre réagit.
Et Candice dans tout ça me direz-vous ? Celle dont j’étais quasi tombé amoureux dans l’écran alors que je m’ennuyais à mourir dans mon lit, que faisait-elle ? Ma foi, elle chantait… elle chantait sous un énorme panneau en bois sur lequel était écrit Tératologie.
Ouais, je sais, facile. Sauf que c’est pas des conneries. En fait, ils se trouvaient tous dans une sorte de petit chapiteau rouge et alors que mon âme se faisait la malle je découvrais derrière ce même chapiteau plein d’autres cadavres atrocement mutilés. Dont le type que j’avais vu essayant de fuir. Je comprenais maintenant que certains cris n’étaient pas ceux d’un public assoiffé d’expériences interdites, mais aussi ceux de ces pauvres malheureux que le groupe exposait aux yeux de tous.
Par contre, y’avait quand même un truc que j’ai toujours pas pigé. Candice, elle était donc sur scène et … et même temps elle était aussi assise devant la table, seule. Bon alors, au même moment, la porte s’est ouverte, un type s’est approché d’elle. Avait-elle une jumelle ou était-elle un freak elle-même ? Un freak qui se serait…dédoublé ? Allez comprendre… Par contre, le type, il avait l’air aussi stupide et ahuri que moi quand je suis entré dans ce fichu pub. Mauvais plan hein ? En tout cas, sûr que ça allait être un nouveau fan qui allait passer un moment inoubliable avec le groupe.
Asyl.
J’étais sur le seuil de ma porte et je regardais la ville s’activer dans les rues. Enfin, quand je dis activer, en même
temps, y’avait pas grand monde. Le froid poussait bien trop vite, comme une faiblesse chez les poètes, comme une vitrine qui s’enrhume… Mais les lumières des lampadaires, les néons roses et
verts, je trouvais ça beau. Je voyais la lumière en face, dans les murs, dans les briques et je matais les amoureux chez eux, dans le lit, en train de baiser ou de faire l’amour, allez savoir.
Y’avait aussi leurs voisins qui se disputaient en vieux schnocks sur quoi regarder à la télé ce soir. Ca réchauffait ce que ça pouvait. Il me restait qu’une nouvelle à écrire pour le tome 2 et ça
serait fini. Encore un an de boulot qui foutrait le camp. Et le vent emporterait tout. Il embrasserait le néant et m’emporterait avec lui.
[…]
Asyl, je me souviens, je leur ai pas mal couru après. Le temps de trouver une ligne fixe. Celle du téléphone, pas l’autre. Alors, avec Antoine, on
s’est parlé un petit bout temps et il m’a raconté pas mal de trucs sur le groupe.
Je les connaissais depuis cet EP avec la pochette sur laquelle y’a une femme à poil qui porte un masque noir. Mais derrière le masque, qu’est-ce qui se cachait ?
Les mecs ils sont tous de La Rochelle, cette ville vers la mer. Depuis tout gamin ils traînaient dans les mêmes bacs à sables et centres sociaux.
Oh, ils se connaissaient pas forcément intimement, mais de vue comme on dit. Vous savez comment ça se passe. On se croise, on a des bandes, et dit ça et ça de lui ou lui. Ou d’elle.
Tout ça jusqu’au collège. Au début, Antoine et Matthieu, ils se sentent que moyen. Parce qu’on est ado, qu’on a chacun son groupe et que son groupe au collège, c’est sacré. Ca permet de
s’affirmer et tout le reste. N’empêche. L’école. C’est les premières bribes de liberté. Rock Nirvana, Iron Maiden. Les gars portent des tee-shirts qui en jètent et c’est cool. On existe pour de
bon. Enfin. Nirvana donc. La révélation pour Antoine. Et pas mal d’autres.
Un pote skateur lui ramène des cassettes audio de l’ange blondinet, et là ça part en vrille. Des mélodies et une telle puissance. Le mélange d’une si
douce rage. Et crier, hurler contre le système, la rébellion qui parle, qu’on écoute, qu’on voudrait tant suivre… Lui a tout compris. Il donnera envie. Ca sera la basse pour Antoine. Même si les
parents, ils comprennent pas toujours, à force, ça viendra. Et aujourd’hui, le son, chez eux, c’est parfois les reines de l’âge de pierre qu’on entend… Le fils a gagné. Le temps était de son
côté.
Viens le lycée. Avec Matthieu, le truc passe enfin. Zic zic en mode pote. Mais pas encore Asyl. Asyl qui viendra avec les frères Benjamin et Nicolas, respectivement on ze batterie et on ze
guitare hero. En 95. Et Manu à côté qui chante. Asyl, qu’est-ce que ça veut dire ? Mmmh, si je vous le dis pas vous trouverez jamais… asyl, c’est une race de coqs de combat… ouais, ouais
carrément. Des fois, quand on est ado, on est hard. Et on va chercher le truc barré. Qu’on garde.
Antoine est maintenant dans Asyl. Asyl, s’il aime bien, c’est parce que c’est une vraie bande de potes, pas des mecs qui sont là pour épater les filles du
lycée et qui voudraient que… Enfin, bon, si elles veulent, personne s’enfuira non plus. Faut pas pousser. Non, Antoine, il me dit, qu’outre se retrouver entre potes, le truc c’est qu’au début, il
était juste là pour apprendre de la basse, que c’était pas son groupe principal. Mais tout change peu à peu, parce que l’amitié est toujours la plus forte. D’ailleurs Matthieu y viendra lui
aussi. Parce que Manu, c’est plus ça. Des fois, les caractères c’est chaud et c’est casse-couille à gérer. Et comme en général on est pas sur terre pour ce prendre la tête, on efface l’ardoise et
on recommence. Sans Manu et avec Matthieu à qui on a proposé le micro.
Sauf que Matthieu y passera. On y coupe pas à ces choses-là chez Asyl. Une cagoule en forme d’acceptation, de bizutage. Les premiers concerts se feront donc avec ce truc noir vissé sur la tête.
Comme le FLNC. Avec les flingues en moins. Jusqu’au jour où il l’enlèvera, pour faire partie du gang maintenant. Ouais ouais je sais, un peu euh hum…spécial tout ça, non ? Alors tout le monde se
retrouvera dans cet internat, à squatter ici et là. Parler de rien et tout, comme un peu ado, un peu punk sur les bords. Parler de Nirvana, la cause commune. De se dire que c’est un bien beau
gâchis un mec comme ça qui se pète la gueule. Oui, la musique pour refaire le monde. Ce putain de monde qui demande qu’à exploser. Emportant nos corps dans la danse.
[…]
Bref, Asyl donc. Le groupe au lycée et qui fait des concerts ici et là pour se faire la main. Et des souvenirs dans le coffre-fort. Comme cette fois au
Riboul’Dingue, où y’a dans le groupe un mec de 13 ans, et qu’il faut demander la permission aux parents. Parce que dans
cette fichue société, si t’as pas tes 18 t’es prisonnier de ton sort tu vois. Pourtant si le groupe c’est super important, c’est pas encore à la vie à la mort. Les études, ces trucs avec des
profs pour rentrer un peu plus fort, un peu plus profond dans le système, il faut encore en croquer davantage. Ils se retrouveront alors tous les week-ends, pour rester à la barre du bateau, mais
pour Nico ça sera la fac, Matthieu le conservatoire, Benjamin l’internat et Antoine les Beaux-Arts.
Priorité aux études donc. Et là ça rigole plus. On fini tous à +3 + 4 et c’est l’heure des comptes. Quoi ? Qu’est-ce qu’on fait ? Les gens, qu’est-ce
qu’ils disent ? Que le groupe a quelque chose, un bon son et plus que ça. Alors on fait quoi ? On se lance dans l’aventure et adieu les bancs et les tableaux ? Pas d’hésitation. Ce sera rock rock
rock. And roll. Et pas autre chose. Plus jamais. Bien sûr, derrière, y’en a qui feront la tronche. Papa maman pas contents. Mais après tout, et si on avait vraiment qu’une vie ?
La case Paris. Impossible d’y échapper. Mais en passant. Antoine, lui Paris, c’est pas ça. Manque de nature, de naturel. Mais les médias sont là. Et il
faut jouer. Jouer jouer à n’en plus finir. […]
Et ils y arrivent. Parce que la roue tourne et qu’on s’y donne pour ça. 2005. Maintenant, les Franco, c’est sur la grande scène. Ni plus ni moins. Parce
que le bouche à oreille, parce que le nom passe et repasse. Elles viendront donc. Elles viendront donc y pointer leur bout du nez, les maisons de disques, et les labels. Mais le mariage n’est pas
forcément un hommage. Faut pas se noyer tout de suite. Choisir la bonne fiancée et continuer. Because Music sera celle-là.
Et pourquoi ?
Pourquoi ? Parce que ç’est du vrai. Qu’on fait pas de la lèche pour les coucher. C’est après The Darkness, à L’Olympia que le mec, celui du label, viendra
les voir. Il leur dit que c’est bon ce qu’ils font, mais qu’il reste du boulot aussi. Ils sont séduits mutuellement mais on ne se ment pas. Et c’est qui compte. Pas de « je vais faire de vous des
stars ». Pas de poudre d’illusion qui s’essouffle au premier vent. Alors la mise pour eux. The Darkness, quand même, c’est pas rien. Comme Blink-182, au Zénith. Ouais, ceux de l’United State of
America. Les emo-boys, pour une première partie. Pas le même style, mais ça se refuse pas. Si tu veux grandir il faut aller au front, s’inverser juste un instant dans le cours du temps. Et
affronter ces gens. Ces gens à contre-courant. En mode Blink et pas forcément Asyl. Alors on sifflera, on applaudira. Mais on s’en fichera pas. Et c’est bien ça l’important. Ne pas laisser
indifférent et leur rentrer dedans, leur montrer qu’on est encore vivant. Blink viendra les saluer. Sympa. Y’en a qui ont pas leur niveau de notoriété pour un dixième et qui te snobe…Pour le
groupe, ce genre de concert, c’est apprendre, comprendre, oui, comment ça se passe tout ça, en haut. Gérer l’événement, le public, les instruments, son stress… oui on en ressort
différent.
[…]
Et le public suit. Et les médias suivent. Antoine me dit que les médias, faut faire gaffe et pas gaffe. Qu’une bonne critique ne sert à rien, que ça
change pas grand chose au fond, et que ça fera pas forcément vendre. Par contre, une mauvaise critique, ça peut bien enfoncer le truc. Que c’est vraiment pas cool du tout. Mais eux, ils s’en
foutent, parce qu’ils plaisent les bougres. Mêmes aux intellos convenus. Les Inrocks, Rock’n Folk, tout ça c’est bon et ça fait du bien.
Voilà, les gars ils vont bientôt sortir leur deuxième album et le plus dur maintenant, c’est de rester dans le coup. Parce que y’en aura toujours un bon milliard pour vouloir te prendre ta place
au bond. Le strapontin est toujours en chaleur. Non, la réalité, ça se soigne pas.
Mais bon, en même temps, je ne me fais pas trop de soucis pour eux.
Bon voilà, je crois bien que j’ai tout dit de ce que je savais sur eux. La nouvelle est un peu courte, mais en même temps, je vais pas inventer des trucs
impossibles sur eux juste pour faire genre et allonger le truc avouer que ça serait nase, mais alors vraiment super nase même que.. bon, ok j’arrête. Je sors.
Dehors les néons se sont éteints. Les amoureux s’engueulent maintenant, et le couple d’à côté, celui qui se disputait, je les vois s’embrasser comme c’est pas permis. Comme on devrait tous
le faire en fait.
C’est marrant comme les temps changent.
C’est minuit et il faut bien se pieuter un peu.
Et si vous êtes pas contents c’est pareil.
Un groupe de musique composé de 7 membres, ce n’est pas courant, expliquez-nous un peu la rencontre, l’origine et la formation de « Léonie » ?
Fred : Euh…L’origine ce serait plutôt qu’en fait au début on était 4 (Fred, Marc, Beno et Abel) à faire parti d’un autre groupe avec d’autres personnes. Ensuite on a fait d’autres rencontres, et on s’est retrouvés a 8 puis à 7 parce qu’on voulait garder une formation assez riche et on a créée « Léonie » !
Pour la formation, à la base je suis violoniste mais je faisais de la batterie donc je suis retourné au violon ! Mon frère (Marc) fait de la trompette, et donc il nous fallait compléter la section cuivre, on a trouvé Mumu au trombone. On trouve ensuite les instruments traditionnels d’un groupe de Pop Rock ! Beno et Luis aux Guitares, Jérémy à la batterie et Dam’s à la basse !
La question qui doit revenir souvent, « Léonie » pourquoi avoir choisi ce prénom ?
Fred : On s’est dit qu’il fallait inventer une vraie raison et comme on n’avait pas encore trouvé comment s’appeler, alors on s’est dit avec mon frère qu’on allait peut être choisir un nom de fille pour un groupe de mec, que c’était pas mal, et puis on a choisit en fonction des prénoms des filles que l’on connaissait et on trouvait qu’au final « Léonie » ça sonnait plutôt bien !
Vous avez passé 2 semaines en studio, comment les avez-vous vécues ?
Fred : En fait, ce n’était pas la première fois, c’était la deuxième fois qu’on était dans ce studio, donc cette
fois-ci on y allait avec moins de pression mais beaucoup plus d’ambition.
Parce que le 1er EP que l’on a fait de 5 titres était plus pour les proches, pour faire de l’autoproduction et puis pour les gens qui venaient aux concerts, pour se faire
connaître au final !
Alors que là, c’est un 6 titres, qui nous servira pour démarcher auprès des maisons de disques, il fallait que ce soit niquel et mortel !
Alors on s’est vachement mis la pression et au début le type était super exigeant mais à la fin, ça nous a donné un truc super bien, et donc on était super content.
Quel est le meilleur moment et le pire que vous ayez passés en studio ?
Fred : Euh…le pire, je dirais que c’était avant d’aller en studio, on doit toujours faire une pré-production pour
donner un aperçu au studio et cette fois-ci en fait on a pas eu le temps et donc on l’a fait super à l’arrache avec un son pourri pendant la répétition ! Et donc le pire moment en
studio, ça a été lorsque l’ingé son du studio a écouté ça ! Le son était nul et on les morceaux bourrés de pains ! Il a fait une drôle de tête et nous a dit « Mais c’est
pourri ! », ce qui était vrai d’ailleurs ! Il s’est bien foutu de notre gueule ce jour là !
Et puis pour le meilleur moment, je sais pas trop y’en a tellement, je dirais peut être les moments en cabines pour les prises de son, ou les moments de détente où on improvisait des
parties de tennis/ballon dans la petite cour qui se trouvait devant le studio ou alors quand notre Inge-son montrait son c*l.
Mais le moment le plus génial, je pense que c’est lorsqu’on fait le mix, que tous les morceaux sont à plat et qu’à la fin quand on fini le mix, ça sonne super bien comme on
l’imaginait !
(Explication du mot « mix » par Fred : En fait c’est quand on travaille les morceaux piste par piste, on travaille les sons, on règle tout, ça prend du temps mais quand tout est bien placé et que ça sonne comme on l’imaginait on peut appeler çà un mix fini.)
En parlant de votre EP, dans quel état d’esprit êtes-vous pour sa sortie ?
Fred : C’est un peu compliqué, parce qu’on ne va pas le sortir tout de suite, on va vraiment le bosser pour les
maisons de disques, ce n’est pas le cd définitif.
On voudrait qu’une maison de disques nous remarque pour vraiment faire un album pas un EP, donc voilà on attendra les réponses.
On aimerait bien mettre toutes nos nouvelles chansons sur Myspace, mais on ne va pas le faire tout de suite, on va attendre !
En fait ce nouvel EP ce n’est pas pour vendre tout de suite, c’est pour vendre après et puis comme ça, ça sera vraiment un album où on rajoutera 6 titres en plus !
Vos textes sont en français, expliquez-nous ce choix ?
Fred : A la base…y’a pas vraiment…je ne sais pas vraiment pourquoi en fait !
J’écoutais pas mal de trucs en français, je ne me sentais pas d’écrire en anglais, ce n’est pas facile d’écrire en français, c’est un bon défi, j’aime bien écrire des rimes en français en
faire un joli truc, en anglais c’est plus facile t’essayes de trouver deux mots qui riment du fait du yaourt entre les deux et puis voilà ! Nan je déconne.
Mais sans prétention, on voulait faire un truc en français parce que souvent les artistes qui chantent en anglais et qui sont connus sont des artistes internationaux (et puis en français,
y’a moins de concurrence !) et puis les gens écoutent la plupart du temps des groupes anglais. Mais nous à la base on faisait du Rock où le chant était plus parlé du coup on voulait
dire des trucs et parler en français !
Comment se passe la composition d’un morceau ?
Fred : Bah en fait, oui c’est moi qui fait tout, on n’est pas dans l’esprit où on se retrouve pour que chacun propose
un truc, fasse ce qu’il pense.
J’arrive avec la maquette d’un morceau sur mon ordi avec les instrus et puis s’ils sont OK pour le faire, ils relèvent leur partie. Ensuite on essaye en répète et si ça rend bien on le
garde, on le bosse et on l’intègre à notre Set !
Y’a-t-il des membres du groupe qui se sont mis à jouer d’un instrument pour « Léonie » ?
Fred : Non…non, tout le monde était déjà dans la musique. J’étais batteur et pour « Léonie » j’ai repris mon instrument principal, on a juste changé un peu…Enfin je veux dire que tout le monde n’a pas l’habitude de jouer dans les registre qu’on lui demande, y’en a qui on découvert d’autres styles. Tout le monde jouait d’un instrument au départ mais pas dans son style de prédilection. Je suis aussi passé au chant ! Sur notre MySpace et avant ce n’était pas le même chanteur !
De quoi vous inspirez-vous principalement pour vos textes et mélodies ?
Fred : Alors en fait, imagine le parcours du mec qui écrit ses textes, non lol.
Avant on écrivait des textes plutôt engagés, ensuite on a fait quelque chose de plus proche de nous, mais toujours dans un délire assez sombre. J’ai réfléchi et ce que je veux c’est des
musiques et des textes qui nous ressemblent. Je ne vais pas me forcer à être sombre, parce qu’en fait je ne le suis pas vraiment !
On a décidé d’écrire sur ce qui nous arrive au jour le jour, par exemple sur les manifestations des étudiants qui nous touche parce qu’on a envie d’en parler.
On fait des textes plus positifs avant on avait des discours assez sombres, et puis maintenant on est en colocation tous ensembles, donc par exemple on parle des délires qu’on peut avoir
ensemble, notre vie au quotidien !
On a aussi fait une chanson sur le surf parce qu’on fait du surf.
Enfin voilà, des sujets beaucoup plus proches de nous.
Beno : Sur les filles, l’amour, la tendresse, des sujets proches de nous !
Fred : Alors que la musique du départ était super sombre, on avait l’air super torturés alors qu’en fait pas du tout, alors là on a vraiment fait un truc dans la bonne humeur
( J), on avait envie de passer un message de bonne humeur ( J) parce qu’on n’est pas des jeunes malheureux et qu’on veut dire aux gens que l’on trouve toujours de quoi s’éclater
dans la vie on n’a pas obligatoirement besoin d’être DARK !
Dans la chanson « Le jouet de l’envie », quel est le message précis que vous voulez faire passer ?
Fred : Euh…C’était un peu vécu mais dans comme toute les chansons, on exagère beaucoup !
Le mec est à fond sur une nana mais elle s’en fout de lui alors elle l’utilise quand elle veut ! C’est un peu du vécu !
Mais en fait, y’a pas vraiment de message, c’est plutôt une histoire qui peut arriver à n’importe quel mec avec une nana, ou à une nana avec un mec.
Beno : Ou une nana avec une nana et un mec avec un mec !
Fred : En gros, c’est une histoire qui peut arriver à tout le monde ! J
Quelle est la chanson de votre répertoire que vous préférez jouer sur scène ?
Fred : Sur scène ? Euh…c’est un peu compliqué avec les nouveaux morceaux, on ne les a pas encore testés sur scène, mais je dirais « Le jouet de l’envie », on la maitrise mieux ! Mais nos nouveaux morceaux sont tout juste intégrés dans le set et nous n’avons pas encore assez de recul pour savoir lequel nous préférons jouer !
Si l’on vous demandait de quel film aimeriez-vous faire la BO, lequel serait-ce ? Pourquoi ?
Fred : Euh bah…je ne sais pas ! La BO d’un film de surf ou faire la BO d’un teen movie style American Pie ou un petit Disney ! Une comédie romantique comme « Love actually » donc voilà, tout simplement parce que l’on aime ce genre de film !
Envisagez-vous des concerts dans le reste de la France ?
Fred : Carrément, l’idée de travailler notre nouveau set après la sortie de l’album, on envisage une tournée française, ce serait vraiment l’idéal ! Ah ah !
Parlez-nous un peu de la « Léonie Street team » ?
Beno : Y’en a pas encore vraiment, mais quand y’en aura une, ce sera en fait, plusieurs personnes en France qui voudront nous aider à distribuer des flyers ou des autocollants ou des affiches enfin tous les goodies quoi, à la sortie des lycées, des concerts etc.… C’est nous qui gérons le truc, mais il faut attendre la sortie de l’album et peut être qu’après ça pourra se faire !
Pour finir avez-vous un message à faire passer, une anecdote à raconter… ?
Fred : Une anecdote ? Non !
Beno : Notre vie est une anecdote !
Fred : Ah, la grande phrase philosophique, non sinon nous n’avons rien à dire ! ^^



